23 octobre 2013

Le fascisme

C'est suite à la lecture d'un message de JeromeJ que je me permets de réagir, ainsi que de réfléchir sur un sujet fort intéressant mais ô combien délicat, à savoir le fascisme. En effet, aujourd'hui, ce terme est fortement dévoyé, utilisé à tort et à travers, d'autant plus dans un monde où la culture et la connaissance semblent devenir de véritables tares, plus que des outils indispensables à la compréhension du quotidien. De fait, je me suis dit "allons réfléchir sur ce qu'est le fascisme, sur le risque qu'il représente, quitte à emmerder celles et ceux qui abusent de cette étiquette"... Car oui, j'aime bien faire transpirer et râler celles et ceux qui se prennent pour des moralisateurs, ces maudits donneurs de leçons vous classant sans frémir dans la mauvaise boîte, et qui n'ont pas même la politesse de s'excuser quand ils se trompent.

Le Shaarli de JeromeJ

Bon, plutôt que de vilipender l'abruti fasciste d'en face, interrogeons nous sur les racines du fascisme. Inutile de dire que le premier qui lève la main dans la classe et qui m'associe fascisme et racisme, je lui jette une brique, non un parpaing plein plutôt, et je l'achève à coups de bèches dans le crâne. Non, le fascisme n'est pas une théorie xénophobe, pas plus que le totalitarisme impose forcément l'usage de l'extermination d'autrui pour se mettre en place. Le fascisme a ses racines dans l'Italie de Mussolini, pas dans le bourbier idéologique qu'est le nazisme! Ne mélangeons pas tout pour commencer!
Une fois la mise au point faite, reprenons donc le "fascisme". Qui se dit fasciste, ou bien entendu antifasciste? Comme l'on utilise à toutes les sauces ce condiment confortable, il est essentiel de prendre du recul, et surtout de bien déterminer si le terme est réellement approprié. Alors, personnellement, j'aurais tendance à distinguer ceux qui ne veulent pas d'un régime autoritaire, ceux qui fantasment encore sur la capacité d'une dictature à corriger tous les maux de la société, et les derniers, les pires selon moi, qui usent et abusent du terme pour vous sanctionner quand vous êtes en désaccord avec eux. Regardons les tour à tout, et voyez donc où vous placez!

Tout d'abord, prenons le pire, le plus malsain, en bref celui qui est aujourd'hui mis au ban de la société: le fasciste pure souche, l'antidémocrate primaire qui rêve de revoir les soldats défiler au pas de l'oie, celui qui aime à avoir le bras tendu, donc en gros le "vrai", le convaincu. Celui-là, il est effectivement difficile de ne pas le repérer au milieu de la foule, tant il use et abuse des codes dont il ne maîtrise bien souvent pas même la signification. C'est si simple et confortable de croire que l'autorité peut tout régler! Comprenez les, ces pauvres hères qui se raccrochent à la première promesse: quand on vous dit "L'état suprême résoudra tout, depuis le chômage, jusqu'à l'immigration, en passant par les impôts", difficile de ne pas être séduit. La preuve en est, ces thèses récoltent encore des suffrages, ceci surtout en temps de crise. La Grèce en souffre, et m'est avis qu'il serait très aisé que d'autres pays reprennent le chemin d'une dureté politique... Reste à voir dans quelle mesure la France pourrait être touchée. Ceci dit, c'est plus simple de gérer des gens qui se revendiquent clairement fascistes, cela évite de se tromper au moment de l'étiquetage idéologique.

Maintenant, à l'autre bout du spectre, nous avons la nuée de gens qui ont la conviction revendiquée que le fascisme est une chose monstrueuse, qu'il faut garder la démocratie vivante et efficace... etc etc. Fort bien, ceux là, même si beaucoup sont candides voire même totalement naïfs, difficile de leur tirer dessus, car ils apportent quand même l'idée qu'on peut tout à fait croire à un progrès tant moral que social, et que la réponse ne vient pas uniquement du côté de celui qui tient la trique. Dans ces conditions, et même si cela me démange - car il faut être honnête, cogner sur un bisounours est aussi drôle que de le faire sur un salopard se revendiquant comme tel-, contentons nous de dire que cette catégorie "antifasciste" existe.

Mais n'allez pas croire qu'elle soit la majorité! Hé non: les vrais antifascistes ne sont pas si nombreux, ils participent à une construction du débat, en tentant d'amener des solutions autres que celles liées à une rigueur policière et à un état autoritaire. Ceux qui se disent antifascistes ne sont pas ceux qui le sont réellement, hélas. Là, nous naviguons dans la troisième catégorie, la plus nombreuse, la plus virulente, et surtout la plus malsaine. Pour moi, ces gens sont eux-mêmes des criminels moraux en puissance, car sous prétexte de défendre certaines idées (si belles qu'elles soient), la contradiction sera systématiquement sanctionnée par l'appellation confortable de "fasciste". Tu parles immigration? Tu es fasciste; Tu parles de périodes historiques délicates? Tu es fasciste; Tu ne vas dans le sens des moutons? Tu es fasciste.
Fasciste par ci, fasciste par là... Dites un peu, si un parti arrive légitimement au pouvoir, peut-il être taxé de fasciste s'il met en oeuvre des lois liberticides? Est-il fascisant de parler économie quand il s'agit de réfléchir aux dépenses liées au système social? Est-on un fasciste quand on estime qu'un parti, si malodorant qu'il fusse, a sa place à l'assemblée s'il est réellement représentatif des électeurs?

Interrogeons nous tous: nous sommes tous capables d'un fascisme, mais pas un fascisme revendiqué, non, un fascisme intellectuel où l'on jettera à la gueule de l'autre qu'il est fasciste, ceci uniquement pour couper court à toute discussion construite. C'est comme ça, le vrai fascisme: imposez le silence à vos détracteurs, en ayant en plus le drapé de la justice sur soi. Mussolini, maître des fascistes, utilisait souvent cette rhétorique, en jouant l'argument du "si vous me contredisez, c'est que vous êtes contre le peuple, puisque je suis le représentant unique du peuple Italien". Facile alors de faire de chaque idée "déviante" une idée fasciste...
Claude Sévilla avait qualifié ce comportement de "terrorisme intellectuel". J'en ai déjà parlé dans un article précédent, mais je vais me répéter: l'ouvrage en question est plutôt bien écrit, intéressant, bien qu'il défende certaines opinions auxquelles je n'adhère pas. De fait, je vais appliquer un "antifascisme intellectuel", en déclarant qu'il est indispensable de tenir compte des opinions d'autrui, ceci même lorsqu'on est en désaccord profond. C'est le fondement même de la démocratie je pense, à savoir pouvoir donner la parole à chacun, même quand cela nous dérange.

Petit PS pour les idiots qui font des amalgames: le FN n'est pas fasciste. Il véhicule une idéologie profondément nationaliste, certains adhérents usent et abusent des sous entendus xénophobes et ethnocentristes, mais pour autant le FN n'est ni une organisation paramilitaire, ni un parti allant prôner la dictature. Marine Le Pen est ce que j'appelle une légaliste au service du nationalisme. Avocate, elle a toujours le souci d'utiliser la loi, et notamment celle existante, pour défendre son idéologie. On est très loin de l'autoritarisme fasciste, même si, sur le fond, le risque de dérive est très fort. L'électorat frontiste comprend une part de fascisants qui, faute d'avoir un MNR à mettre en oeuvre, préfère encore le FN aux autres partis en place. On pourrait appeler ça le vote par dépit de ne pouvoir avoir une dictature...

15 octobre 2013

Ca sent le mazout

Ah ça, l'odeur du carburant, ces vapeurs particulières, cette sensation d'étouffement caractéristique à l'approche d'une zone urbaine, qui ne l'a pas ressentie? Qui n'a pas admiré les teintes particulières prises par le ciel, à cause des rejets polluants que nous nous entêtons à éjecter par tonnes? Qui n'a pas dit "Ah, le monde moderne", avec un relent d'ironie dans la voix? Reconnaissez le, nous sommes tous sensibles à l'écologie, à la pollution du monde, nous allons même jusqu'à verser notre petite larme pour les pingouins qui meurent faute de banquise... Le tout en mangeant parce qu'il faut pas déconner, la faim dans le monde, c'est pas notre faute hein.

On ne s'amuse plus des écologistes. On les écoute, on leur donne un peu la parole, peut-être parce que le monde qui nous entoure arrive enfin à avoir des porte-paroles visibles pour les régions que nous massacrons. Nous avons commencés, dans les années 80, avec la forêt Amazonienne. Ensuite, on a tiré la sonnette d'alarme avec les pétroliers venant bousiller nos si belles côtes, et à présent, nous luttons tant que faire se peut contre "le réchauffement climatique". Seulement voilà, qui lutte, qui agit, et est-ce efficace? Avant, tout ceci était tourné en dérision, d'autant plus que les rares études émises avaient un arrière-goût de manipulation des chiffres. Dorénavant, tout politique digne de ce nom est tenu d'avoir un discours un minimum complaisant avec les utopistes qui errent à l'assemblée nationale. C'est le progrès mes amis, le progrès par la critique, par la médiatisation, bref le progrès qui se doit d'être su!

Seulement voilà, est-ce que ce progrès existe concrètement? Toute la question se pose constamment, et aujourd'hui encore les tableaux de statistiques s'affrontent, comme si chaque valeur calculée était une grenade dégoupillée jetée dans le jardin de celui d'en face. Typiquement, la pollution automobile, le risque nucléaire, la surconsommation énergétique, l'excès de déchets de notre société de consommation, tout est mis en perspective, à tel point qu'on en a le tournis! Ah oui, effectivement, c'est caca l'atome, sauf qu'on ne sait pas encore faire mieux en terme de rendement... Alors on attend qu'un scientifique ait une idée de génie pour nous débarrasser de ces bombes à retardement. Ah que caca les échappements polluants bourrés de particules cancérigènes... Sauf qu'encore une fois, on compte sur des chercheurs, des constructeurs pour aller trouver la solution de remplacement, mais qui pour le moment se révèle être que des pis-aller face à l'autonomie et la simplicité de production du pétrole. Et je ne parlerai même pas de ces emballages, suremballages inutiles, où là c'est la foire! Qui se préoccupe réellement d'écologie, le tout sans se perdre dans le radicalisme ou l'utopisme le plus vain?

Le monde sent le mazout. Oui, il sent le pétrole, que ce soit dans la rue, dans nos maisons, ou même carrément sur notre corps. Réfléchissez un instant, observez et analysez ce qu'est le pétrole. Le pétrole, ce sont les objets technologiques dont vous raffolez. Le pétrole, ce sont les voitures qui vous trimballent. Le pétrole, ce sont nos fringues en tissus synthétiques. Le pétrole, ce sont tous ces objets nous cernant littéralement. Dès que le mot "plastique" est là, le pétrole y est. De fait, nous ne sommes pas tributaires du pétrole que pour le transport, nous le sommes à tous les niveaux! Un monde "moderne", qui se dit affranchi de la faim, de la soif, des difficultés de la vie, mais qui reste dans un autre giron, celui de compagnies obèses faisant fortune sur notre santé et notre envie de posséder. A tout choisir, je me demande s'il ne serait pas plus judicieux de réfléchir autrement, au lieu de ne parler que de recyclage partiel, que d'exploitation de nouvelles ressources.

Penser autrement. Raisonner notre consommation. Reprendre le contrôle de notre production, en bannissant les consommables non renouvelables. Oublier le pétrole pour le plastique, au profit du carton recyclable, au profit de l'aluminium totalement récupérable, du verre qu'on peut assez simplement réutiliser. Et que dire des méthodes de production? Pourquoi aller faire produire à des milliers de kilomètres, au lieu de préserver de l'emploi et réduire la pollution en fabriquant le plus possible sur place, à proximité? Parce que cela ne rapporte pas autant? Est-ce un propos tenable quand on est face à des pays "riches" qui s'effondrent à force de perdre toute force de création d'emploi? Où est le bon sens, celui de faire vivre son peuple, au lieu de se contenter de le faire consommer?

L'odeur de mazout est tenace, elle encrasse tout ce qui l'approche. Nous vivons comme des chalumeaux, brûlant oxygène et gaz à outrance, sans se préoccuper du jour où la flamme vacillera. On me dit que les écologistes ouvrent des perspectives, font des propositions. Non. Ils enfoncent des portes ouvertes, sans pour autant aller au bout de la démarche. C'est facile de dire que "on peut faire de l'éolien", sans se préoccuper un seul instant des difficultés techniques engendrées par ces fameuses énergies renouvelables. C'est si simple de dire "Tu es con", sans argumenter ou offrir une solution durable! Moi aussi, je sais faire ça. Allez, une lapalissade: "Caca le nucléaire. Suis sûr qu'on a mieux". Ah ben oui, c'est toujours mieux d'avoir autre chose qu'un machin radioactif, qui, même sous contrôle, peut rendre inhospitalière pour des siècles des régions entières.

Qu'on arrête d'être des propagandistes. Qu'on s'assoit tous à une table, afin que ceux qui produisent soient sanctionnés; Je ne comprends pas qu'on n'ait pas encore créé une norme, une codification quelconque pour que le consommateur puisse savoir à quel point les produits qu'il a sous le nez sont polluants ou vainement suremballés. Un exemple: pourquoi pas une sorte de barème écoreponsable, où le poids d'emballage fonction du poids du produit est clairement mentionné? Je verrais bien un truc du genre: si le poids d'emballage excède 30% du poids total du produit, feu rouge pollution; s'il est à 15%, feu orange. S'il est en dessous de 10% feu vert. Cela semble tout bête, mais là, nous serions tous au courant du "comment bien consommer", et surtout nous faire fuir les clients face à certaines marques trop irrespectueuses de l'environnement. Aujourd'hui, ce sont les clients qui paient: taxes sur le débarras de déchets, tri sélectif, c'est en bout de chaîne que se retrouve l'addition, et pas en haut, là où l'on devrait plancher sur le mieux consommer.

Petit aparté: triez-vous vos déchets? Oui? Vous trouvez ça écologique, responsable? Non. C'est de la foutaise, une arnaque! Pourquoi diable? Parce que vos poubelles sont à nouveau triées, mais avec moins de personnel, puisque vous avez déjà mâché le boulot aux sociétés gérant nos détritus. Ont-ils réduits leur facture pour autant? Non! Donc, en gros, vous financez les entreprises, en bossant gratuitement pour elles. Splendide, non?

Enfin, je suis affolé par l'acharnement des écologistes à ne pas vouloir être réalistes. Je nous reproche à tous de fermer les yeux pour préserver notre confort. Je reproche aux politiques de rester des êtres cyniques privilégiant le jour dit, et pas notre futur. J'espère que l'on saura se réveiller et aller dans le bon sens, ceci avant qu'un nouveau Bopal, qu'un autre Fukushima, ou qu'un nouvel Erika nous tombe dessus...

14 octobre 2013

y paraît qu'on défile le bras tendu à Brignoles

Point de ricanement, de moquerie, l'heure est grave!

Bon, je l'admets, vous me connaissez, je ne suis pas du genre alarmiste, et encore moins quand il s'agit de politique intérieure. Pour le coup, si j'avais le son et l'image à vous transmettre, nul doute que la phrase ci-dessus vous aurait fait sourire, tout comme elle me prête à rire quand j'écoute la gauche, comme la droite, après le camouflet de Brignoles. Parce que oui, ces deux mouvances politiques nous font un joli duo collé serré digne des pires chansons de l'été, le tout nous susurrant "Le FN c'est tabou, on en viendra tous à bout!". Hélas, trois fois hélas, mesdames et messieurs les représentants et tenants de ce que vous osez appeler la démocratie, le fait qu'un membre du FN puisse être élu est justement une démonstration de démocratie, si crasse et malsaine que puisse vous sembler celle-ci.

Ne le niez pas, chers politiciens de gauche comme de droite! Cette élection n'est pas qu'une épine dans le pied pour vos partis, elle symbolise avant tout le poids réel du nationalisme et de l'idéologie que vous qualifiez à tort de fascisme de salon. Parce que le FN pèse, et pas qu'un peu, surtout au niveau local. Ah ça, pour faire du grandiloquent déclarant à tout va que "non pas d'union avec le parti sale et maudit", ou encore "ah que caca le FN", ça ne vous empêche pas, les uns comme les autres, d'aller braconner sur les terres de la famille Le Pen! Aussi ironique que cela puisse paraître, il est clair qu'à l'échelon local c'est à présent le FN, ou au mieux un des partis plus "doux", comme les verts ou les petits partis locaux, qui font l'arbitrage dans les triangulaires, et personnellement, cela me fait rire. Oui je sais, on va me dire qu'il n'y a rien de drôle sous l'horizon tricolore, pas plus qu'il n'est drôle de voir un ciel devoir hésiter entre le bleu ou le vert... mais moi, cela m'amuse! Je le reconnais, je suis hilare à l'idée de voir un élu d'un parti classique humilié comme à Brignoles, je me marre en imaginant les grosses légumes s'engueuler en parlant du parti bleu et Marine, donc oui là, cette cantonale partielle me fait me fendre la poire!

C'est rude comme constat, n'est-ce pas? C'est une pilule difficile à ingurgiter que de constater avec horreur qu'on se doit de composer avec toutes les opinions politiques, même celles qui peuvent vous salir les doigts en les touchant. Franchement, depuis quand la France est-elle suffisamment progressiste et dépourvue d'identité pour pouvoir prétendre jouer un jeu politique sans parti à tendance nationaliste? Quel pays dans le monde peut s'en targuer d'ailleurs? Mine de rien, avoir du nationalisme, c'est aussi un signe de vitalité politique, un symbole fort prouvant qu'il y a encore une population de patriotes. Oui, je dis bien patriotes, mais comprenons nous bien, en n'assimilant certainement pas l'abruti qui voit dans la différence une bonne raison de cogner, et celui qui aime sa patrie jusqu'à risquer sa peau pour elle. Donc, je disais que l'existence du nationalisme est une preuve que le patriotisme n'est pas mort, loin de là même. C'est doublement ironique: c'est par les extrêmes qu'on prouve qu'il existe encore des gens croyant aux valeurs de la République, et c'est par les extrêmes que ceux-ci se rappellent au bon souvenir des politiciens trop prompts à s'asseoir sur les fondamentaux de celle-ci.

Suis-je ravi que le FN ait gagné? Deux choses s'opposent, à savoir le patriote et le légaliste. Le légaliste, le plus cynique des deux morceaux de ma cervelle, cette crapule morale revendique un "oui", et ce pour une raison aussi cruelle que réelle, qui est que c'est le peuple qui choisit ses représentants, et que par voie de conséquence le FN n'est pas moins légitime qu'un autre parti à prendre une élection, puisque c'est la majorité des votants qui a décidé du sort du FN dans les urnes. Mon côté patriote crie aussi "oui", parce qu'il faut simplement se dire que refuser au FN une élection, c'est alors tendre précisément vers ce qu'on ne veut pas voir apparaître, à savoir de l'extrémisme, de la censure, donc finalement une politique fascisante. En fait, je me dis que combattre le nationalisme radicalisé, c'est le meilleur moyen de le voir émerger. Le mettre au ban de la société, c'est lui donner plus d'importance qu'il n'en a réellement. Ce qu'il faut? Traiter le FN comme n'importe quel parti, ne pas lui donner une tribune de victime du harcèlement des autres, et donc lui ôter ses arguments fallacieux concernant son statut d'arbitre faussement neutre.

Lutter contre le nationalisme, c'est en comprendre les racines, c'est en accepter l'existence; Ne nous voilons pas la face, la France, comme tous les pays du monde, a un pourcentage non négligeable de nationalistes convaincus, mais qui hésitent à aller trop loin dans la radicalisation. N'offrons pas un terreau fertile à ceux qui veulent se servir de cet amour exagéré de leur identité, au contraire, rassurons ces gens en leur faisant comprendre qu'une identité se bâtit avec les autres, et non pas seul face à son miroir. En vendant du désespoir, de la haine, des cibles faciles comme les immigrés, les banquiers escrocs, ou encore les politiciens corrompus, les partis d'extrême se font juste les chantres d'un populisme basique, sans fond ni forme, sans tenue ni robustesse. Charge aux autres politiciens de rappeler qu'il n'y a pas qu'une voie, qu'il n'y a pas qu'un choix binaire entre la peste et le choléra.

11 octobre 2013

Allez regarder ce site... il en dit long sur la manipulation mentale, sur la déformation de la réalité par les médias. Petit avertissement: le site est assez "lourd" à charger, et se met en plein écran. Pas de panique, la touche ECHAP va vous libérer sans souci.

Lazarus, un site à voir

18 septembre 2013

C'est drôle, un clown?

Quiconque me parle de cirque me pousse à avoir une étrange montée d'allergie, à tel point que l'urticaire me guette. Contrairement à une majorité d'enfants adorant la piste aux étoiles, l'odeur de fauves en cages, et les bêtises des clowns, je voue une forme d'aversion chronique pour ce qui touche, de près ou de loin, ce monde merveilleux des saltimbanques migrateurs. Pourquoi? M'interrogerez-vous d'un regard ébahi. N'est-ce pas impressionnant, ces trapézistes voltigeant au-dessus de la sciure, des animaux dressés pour faire des tours incroyables, ou encore ces gags géniaux des amuseurs bariolés? NON! Je n'ai aucun amour pour tout cela, je dirais même que le cirque est un véritable repoussoir, susceptible de créer en moi des pulsions meurtrières. A l'instar de l'illuminé religieux qui, au détour d'une vision, va aller tuer de l'impie par grappes de douze, j'ai des envies de massacre du type à la trogne blanchie et au blase écarlate. Je hais le cirque!

Bizarre tout de même... un cirque réunit des artistes, des gens courageux qui font un travail harassant, sans cesse sur les routes, et donnant de la joie aux petits comme aux grands. Seulement voilà, ce divertissement séculaire regroupe pour moi plein de choses dont j'ai une terrible horreur. Prenons les choses dans l'ordre voulez-vous. Je ne suis pas un fervent écologiste, pas plus qu'un défenseur de la cause des bestioles à poils ou à écailles, mais dans l'absolu, l'idée même de faire se ridiculiser des animaux aussi majestueux que des lions ou des éléphants pour notre plaisir égoïste me laisse perplexe. A la limite, voir des caniches roses faire des tours stupides, c'est presque jouissif tant je déteste ces bestioles, mais pas des félins bordel! Le tigre doit être en liberté, pas en train de jouer une comédie pathétique, gueule ouverte, tout ça dans l'attente d'une pitance dans un enclos ridiculement petit. Donc déjà, il y a pour moi quelque-chose qui ne va pas. Ne me faites pas dire que ces animaux sont maltraités, je doute que cela soit le cas, et je pense même qu'il est hélas presque certain qu'ils sont plus en sécurité dans un cirque qu'en liberté... Mais vous ne me ferez pas cautionner ce genre de distraction.

Maintenant, toutes les autres attractions méritent un détour admiratif: jongleurs, acrobates, écuyers, ils sont tous talentueux, avec un nombre d'heures colossal d'entraînement et de souffrances à leur actif. Ca, je respecte, surtout dans les conditions d'un spectacle en direct, face à une foule exigeante et surtout habituée au cinéma popcorn. Donc, de fait, chapeau les artistes. Le seul de ce lot, le seul qui me fait m'interroger sur sa santé mentale, c'est ce con de clown. Qu'on m'explique la trajectoire du type qui veut devenir clown bordel! Qui veut porter des grolles immenses, des fringues bariolées, avoir la tronche maquillée jusqu'au ridicule, le tout surmonté d'un chapeau débile? Qui? Qu'il se dénonce, et surtout qu'il consulte en urgence! J'arrive à concevoir qu'on ait envie d'amuser, de faire rire, de créer des gags visuels... Mais pas en clown bon sang! Je ne trouve pas l'attirail clownesque utile pour provoquer l'hilarité, d'autant plus que nombre des drôleries visuelles fonctionnent très bien sans cet accoutrement débile. Allez, je veux une seule bonne raison!

Et puis, merde quoi, le clown, je ne lui trouve pas une tronche marrante, mais plutôt terrifiante et glauque. Tenez, les peintres au rabais font souvent des clowns tristes, parce qu'on est supposés les voir toujours souriants et rigolos. Erreur! Un clown cache nécessairement un être humain, donc de base capable de faire une gueule de déterré, de s'être enivré au point d'aller discuter avec une poubelle, ou d'avoir simplement le blues des jours qui déchantent. Cependant, même le sourire du clown me file la trouille, j'ai la désagréable sensation de voir le regard d'un psychopathe déguisé, d'un dingue qui n'attend finalement qu'une opportunité pour m'enterrer vivant, me dépecer, ou encore me coller quelques litres de sans-plomb sur la courge. Pourquoi, encore une fois pourquoi ai-je donc cette impression diffuse qu'il va sortir non pas un klaxon pour un gag stupide, mais un couteau gigantesque pour m'étriper en public, le tout au son d'une musique de cirque et avec le rire de l'assistance?

Le clown fout la trouille, il me fout littéralement les boules...

Mais en y songeant bien... Le clown psychopathe, c'est un personnage de Stephen King ça, et même un téléfilm... Tenez, voyez donc son portrait...


Vous ne le trouvez pas effrayant... Et comme ça?!

Foutus souvenirs refoulés! CLOWN, JE TE HAIS!

12 septembre 2013

Tiens ils veulent redresser le Concordia

Mais si, vous savez, le paquebot qu'un capitaine débile a trouvé le moyen de planter avec ses passagers! Vous vous souvenez? Vous remettez le navire en question? Il est actuellement sur le flanc, il attend donc sagement qu'on daigne essayer de le remettre à flot, et donc, à terme peut-être, de le réparer pour offrir de nouvelles croisières à de nouveaux passagers. Pourquoi j'aborde ce sujet assez anodin? Parce que, mes chers amis et lecteurs, il s'agit là d'un fait particulièrement marquant de l'actualité, et pas uniquement sur la forme. Tenez, vous qui regardez la télévision soit pour vous ôter le peu de réflexion qui vous reste, ou pour tenter d'y trouver un peu de culture, vous ne pourrez pas échapper aux images de la prochaine tentative de sauvetage du navire. D'ailleurs, si cela échoue, m'est avis que le net se fera un plaisir de diffuser la vidéo du bide, avec une musique guillerette et des sons rigolos.

Alors pourquoi diable le Concordia est-il important? Parce que ce navire, ce paquebot gigantesque, orgueil de toute une flotte de navires de croisière, représente tout ce que notre société a de plus pathétique, affreux, et surtout cynique. Prenons un peu les choses dans l'ordre. Tout d'abord, qui va à bord de ce genre de bateaux? Des pseudos riches (des arrivistes quoi) qui veulent se vanter de l'avoir fait, des couples pour avoir un souvenir de lune de miel, et des retraités pour se faire le voyage de leur vie. Le tout, bien entendu, est assuré par un service à la hauteur des tarifs pratiqués, c'est-à-dire globalement low-cost, avec peu voire pas de formation de l'équipage, et donc en conséquence des risques pour la sécurité. Ce premier point est déjà flagrant, car cela dénote la détermination de notre société à avoir des produits les moins chers, les plus "rentables", en faisant abstraction des risques que cela ne peut qu'induire.

Le second aspect que représente ce foutu navire, c'est l'exploitation et l'esclavage moderne. Un assemblage hétéroclite de marins de nationalités et de langues différentes, ça ne vous laisse pas plus que perplexe? Comment faire en sorte d'avoir une équipe efficace si l'on ne peut pas communiquer? Ce navire fut une tour de Babel, et nombre de victimes sont à déplorer non à cause d'un manque de bonne volonté des marins, mais simplement parce que beaucoup ne comprirent même pas de quoi il en retournait! Quand on vous donne un ordre dans une langue que vous ne parlez pas, laissez moi vous dire qu'il y a peu de chance que vous obéissiez correctement...

Le troisième reflet de notre monde est celui de l'absence de responsabilité. Le capitaine, bouc-émissaire et cependant bel et bien incompétent, a tout tenté pour se dédouaner de l'accident... Comme si "le" pacha, celui qui commande tout, pouvait prétendre ne pas avoir sa part dans un tel désastre! En quoi est-ce si difficile d'assumer ses responsabilités? N'était-il pas payé pour ça? N'a-t-il donc eu aucune conscience de son rôle dans la sécurité de ses passagers? Trimballer des touristes, ce n'est pas transporter des patates que je sache! Alors, on se fout de tout, des règles, du bon sens commun qui veut qu'on ne dévie pas de sa route s'il y a un danger à le faire? J'applaudis avec cynisme l'absolue débilité de cette ligne de défense du "Je ne savais pas". C'est ton rôle de savoir, pas aux passagers de découvrir ton incurie!

Quatrième point marquant... La couverture médiatique vomitive. Les caméras étaient là, elles se sont régalées, et se régalent encore de la misère et de la détresse des rescapés. A-t-on daigné leur foutre la paix quand ils ont perdu un proche? Non. On les as regardés comme des bêtes de foire, comme des bonus à audimat. L'oeil de la caméra est déjà froid par essence, alors pourquoi en rajouter? Un peu de respect pour la dignité et un peu d'humanisme n'aurait pas été de trop je pense. Encore une belle preuve que notre télévision est à notre image: voyeuse, impitoyable, malsaine... Bref, terriblement humaine.

Dernier point lamentable que va monter cette tentative de sauver le navire, c'est qu'on se fout complètement des aspects humains. Quid des victimes? Va-t-on le remettre en service sous le même nom? Le barbouiller pour ne pas "inquiéter" les futurs clients? Va-t-on même aller jusqu'à le renommer pour qu'on oublie le passé de ce paquebot? Qui irait dormir dans une cabine où, potentiellement, des gens sont morts noyés? Je doute qu'il y ait tant de téméraires que ça...

Concordia, tu es comme notre monde... sur le flanc, hésitant entre le fond des mers et le port pourtant si proche!

10 septembre 2013

Une publicité très bien faite. Merci HONDA

Comme quoi

Allez, je refais du bois pour ma cheminée à opinion, car la Syrie est bien active en ce moment... Raisonnons un peu, écoutons les dernières informations, et préparons nous à sortir les mouchoirs, soit pour éponger l'hilarité ironique qui va nécessairement faire tressaillir les plus méchants chroniqueurs, soit pour ramasser les larmes de tristesse qui, à n'en pas douter, vont couler le long des joues des plus grands marchands de mort. Hé oui, désolé, mais là, pour le coup, la Russie a réussi à faire passer une idée simple, un truc aussi évident que le tarin au milieu de la trombine: "Et si on allait tout bêtement leur prendre leurs armes chimiques, et enquêter pour savoir qui a fait quoi?".

Effectivement, ca semble être une évidence, notamment quand on prend le temps de la réflexion. Naïvement, beaucoup ont crû qu'il suffisait de balancer de la bombinette sur les assassins à l'arme chimique pour régler le sort et la crise des Syriens. Fol espoir, voire même stupidité politique et pratique, cette façon de voir les choses ne pouvait certainement pas mener à un apaisement quelconque. Réfléchissons un peu ensemble voulez-vous, et identifiez vous à un peuple en guerre interne. Etes-vous du genre à accepter que des inconnus prennent des décisions à votre place, seriez-vous prêts à ce qu'on vous prenne par la main pour vous guider et vous imposer "une façon de voir les choses"? Probablement que non, d'autant plus quand vous avez l'intime conviction que le dit coup de main va rapidement devenir une véritable invasion ne disant pas son nom. Vietnam, Corée, Indochine, Irak... Ex-Yougoslavie, les exemples sont nombreux et particulièrement clairs. En substance? "Occupez-vous de vos miches, on s'occupera des nôtres".

Résultat des courses? Damas accepte qu'on vienne faire le ménage dans les stocks d'armes, surtout parce que Poutine a donné de la voix. Un soutien comme le sien ne se refuse pas, pas plus qu'on peut refuser quoi que ce soit à l'ours Russe. Alors, l'Europe et l'ONU seraient impuissants face à Moscou? Bien entendu, et quiconque en douterait serait un très mauvais lecteur de la situation internationale. Nous ne devons jamais oublier que la Russie, malgré la fin de l'ère Soviétique, reste une nation puissante, bien armée, et pesant énormément sur les marchés des matières premières, de l'énergie, et bien entendu de l'armement. L'indépendance d'action de la Russie est autrement plus grande que pour n'importe quelle autre nation du globe, USA exceptés. On ne saurait trop prendre en compte les idées et opinions des deux ennemis d'hier, car aujourd'hui encore l'antagonisme est-ouest perdure, mais sous d'autres formes.

Entre les deux, nous avons donc des vassaux, des larbins, les ramasseurs de balle du duel continental, et ce n'est pas la possession de l'arme atomique qui peut y changer grand-chose. Quand nous alignons un soldat, ces deux pays peuvent en aligner des milliers; Quand nous réfléchissons à une action, nous en sommes même parfois réduits à leur demander de l'assistance logistique et/ou technique. Ce n'est pas que la France soit un pays ridicule en terme de position mondiale, c'est simplement qu'on ne peut décemment pas fantasmer sur un contrepoids Français face aux géants Russe et Américain. Question de lucidité et de pragmatisme. Cela n'interdit pas pour autant d'avoir une position politique claire, voire même de refuser de suivre bêtement l'un des deux pôles du monde! La preuve en est, la France a bien refusé d'intervenir en Irak en 2003, et ce à notre grand bénéfice tant politique que diplomatique. De fait, tenir une position ferme n'est pas contradictoire avec l'acceptation de notre taille.

Mais là, force est de constater que la position de la France était au mieux intenable, au pire carrément à côté de la plaque. Je me dis simplement qu'on ne peut pas prétendre intervenir militairement sans certitudes fermes et surtout définitives, et qu'au surplus on ne se lance pas dans un affrontement sans avoir au préalable avoir eu la conviction qu'on y va pour y réussir quelque-chose. Là, si les USA sont frileux, ce n'est pas pour rien. On les a connus plus téméraires, voire suicidaires, et si Obama s'est tenu à l'écart d'une action trop rapide, c'est qu'il a senti le piège qu'est un engagement militaire précipité, et surtout le risque d'enlisement. J'ai la quasi certitude qu'il a consulté nombre d'experts, qu'il s'est interrogé sur la capacité militaire Syrienne, et qu'au final il a tiré une conclusion proche de celle-ci: si la Syrie est dans un état instable ressemblant par trop à celle du Vietnam, il est plus que probable que l'armée va frapper, que la riposte ne sera pas anodine, et qu'au final cela va tourner à un engagement terrestre... donc à voir les troupes Américaines s'enterrer dans un conflit inextricable, aux tenants et aboutissants trop complexes, tout ça pour un résultat plus que douteux.

Comme quoi, j'en avais le pressentiment: malgré l'arrogance Américaine, les Anglais se sont refusés à agir. C'est un signe qui, à mon sens, ne trompe absolument pas. L'empressement Français, qu'il ait été moral, ou juste politique pour se donner une prestance qu'on ne peut pas avoir seuls, le résultat est que la France s'est retrouvée isolée, puis maintenant pratiquement humiliée car la solution Russe est acceptée par El-Assad. Que va faire la France à présent? La ligne de l'action militaire n'est plus tenable, et participer semble aller de soi... Quoique: si l'on envoie des troupes pour aller débarrasser le pays des bombes chimiques, n'aura-t-on pas l'air d'être des roquets que les Russes auront muselé, et les Américains pris par la laisse? Pauvre de nous, notre diplomatie n'en ressort pas grandie, pas plus que ne sortira grandie l'image de notre président.

Un constat final à faire: maintenant que notre position est taillée en morceaux, que notre bonne volonté est éparpillée, force est de constater que nous passons pour des idiots trop pressés de jouer les flics d'opérette! Si les USA étaient intervenus, nous aurions été des suiveurs du géant étoilé; si nous n'avions pas suivi cette ligne militaire, nous aurions été taxés de tièdes (surtout après avoir agi dans tout le nord de l'Afrique); si nous partons en solitaire, nous serons alors des agresseurs et plus des sauveurs de civils. Que choisir? La peste, ou le choléra? Demandez vous ce que VOUS, vous feriez...


04 septembre 2013

Métro!

S'il est un lieu mythique pour le manque de civisme des gens, c'est bien le métro. En effet, c'est un haut-lieu d'incivilités, de comportements nombrilistes, et d'agressions diverses et variées. Notez bien, quand je parle d'agression, je ne compte absolument pas les méfaits de certaines personnes ayant choisi le métropolitain pour leurs razzias! Non, je parle clairement de torture des sens, que ce soit la vue, l'ouïe, l'odorat, ou même le toucher. Remercions le ciel que notre langue ne soit pas posée dans une de nos paumes de main, nous serions constamment à avoir envie de vomir... Bref, le métro, c'est l'endroit à fuir pour la quiétude des sens.

Qu'on se le dise, le franchouillard, le veau faisant partie du bétail partant bosser par le métro, est le roi du nombril. Si la terre a un centre de gravité autre que son noyau, une chose est sûr, il ne doit guère être éloigné de ce reliquat de notre cordon ombilical. Ainsi, certain de son autorité et de son importance, le bouffeur de grenouille pestera contre ses semblables, ne libèrera jamais sa place assise pour une greluche en cloque ou une vioque, pardon une femme enceinte ou une personne âgée, et trouvera le moyen de vous faire partager ses conversations téléphoniques à coups de hurlements pour tenter de couvrir le boucan de la rame. Hé oui, le civisme et le respect ne font clairement pas partie de l'arsenal éducatif de l'utilisateur du métro. Si l'on ajoute à cela son comportement débile visant à piétiner ses semblables, ou encore à user de la force pour espérer entrer dans une rame déjà bondée, il y a de quoi douter de sa santé mentale.

Le plus ridicule dans ces attitudes, c'est que des métros, vous en avez toutes les deux minutes environ, ce qui ferait donc dire que deux minutes d'attente, c'est trop pour l'abruti de base. Ce délai, est-il donc si pénible à supporter? Est-ce vraiment si avilissant de prendre le métro suivant? A croire qu'il y a une course gigantesque, une sorte de concours secret où chaque crétin se doit de prendre le premier métro disponible, quitte à passer pour un demeuré chronique. Prenons un exemple: deux cons se piétinent, s'invectivent pour monter à bord de la rame. Un troisième, moins stupide, patiente et se trouve une place assise dans le suivant... Puis les trois se rejoignent finalement à quai pour une correspondance en train qui, bizarrement, leur laissera à tous trois le temps de respirer. Et cet exemple, apparemment caricatural, est pourtant plus que courant! De là à dire que prendre le métro rend con, il n'y a qu'un pas.

Pour ce qui est des sens, la liste est aussi longue qu'une chanson des "artistes" de la nouvelle star, à savoir bien trop longue, et surtout particulièrement pénible. L'odorat? Entre ceux dont l'hygiène fait penser à un charnier en plein été, et ceux qui supposent que s'inonder de parfum rend plus attirant, il y a de quoi faire. Ajoutez à ça les humeurs de graillon, de malbouffe trimballée dans des sacs qui devraient être obligatoirement aussi étanches que les sacs à déchets biologiques, ou encore l'inusable parfum des passages sous un fleuve/rivière/canal, vous aurez un portrait précis de ce que vos naseaux doivent endurer.
Pour ce qui est de la vue, alors là, c'est généralement le florilège: Affichages criards de publicités tapageuses, graffitis illisibles et particulièrement laids, rien que la partie inerte brûle les rétines. Maintenant, ajoutons du mouvement! C'est à se demander si les gens ne font pas un concours d'inélégance, car le métro, c'est le baromètre du style (il paraît), et là, je me dis qu'on tire vers une zone de grosse dépression esthétique! Couleurs baveuses, hideuses, juxtapositions mal choisies, tout est bon pour se faire voir. Et puis, c'est le drame, le "jeune", l'extraterrestre, le petit con qui pense qu'avoir la ceinture du calebard au-dessus de celle de son froc, ça fait mode... Vite Germaine, file moi le fusil, j'ai un branleur à dessouder en urgence!
L'ouïe, parlons-en, de l'ouïe! Pauvre chose sensible, fragile, qui morfle durant tout le trajet à cause de l'absence totale d'insonorisation des rames! Ce n'est pas le tac tac classique des rails de chemin de fer, mais non, autant que l'on ait le droit aux stridules des freins en bout de course, au crincrin métallique atroce des pneus qui frottent, ou les couinements baveux des systèmes de fermeture des portes! Et ça, c'est le premier cadeau du métropolitain, parce que les usagers ont de l'imagination pour vous vriller les esgourdes: hurlements dans le téléphone portable, discussions "privées" dont tout le monde profite, boucan infernal des baladeurs jouant volontairement de la musique pour tout le monde... Et je ne compte même pas nos chers artistes du métro, ces types qui viennent tenter de grappiller quelques sous en jouant de la musique sous notre nez. A la limite, eux, je leur pardonne, ils tentent leur chance, parce que les autres, là, je les bâillonnerais volontiers, je balancerais avec une joie non dissimulée leurs merdes électroniques par la fenêtre, bref, je ferais littéralement un carnage.

Et puis, il y a cette fille qui lit son bouquin, dans un silence monacal. Elle potasse, elle se fout de ce boucan, de cette puanteur crasse. Elle lit, elle se fout de tout, et elle sourit à tout le monde. C'est probablement ça, le savoir-vivre: se foutre des autres en ayant l'air d'être au sommet de l'échelle de l'évolution, en ne faisant même pas preuve de mépris ou de dédain, tout simplement en étant indifférent à la bêtise humaine. Chapeau bas m'selle, vous me rassurez juste un petit peu sur la nature humaine!

02 septembre 2013

Un excellent site qui montre ce que le net peut faire de moderne!

L'idée? Vous pouvez créer votre propre BD en assemblant des oiseaux entres eux... Et publier le tout!

Birds dessinés.

Notez que j'en ai créé quelques uns pour tester le système... je verrai par la suite si je les mets directement ici (ce qui est possible) ou si je les laisse uniquement là-bas.

Mes Birds dessinés