26 janvier 2014

Les inconnus: tous les sketchs en ligne et gratuitement


Merci à Korbe.info pour cette information: les inconnus ont mis en ligne l'intégralité de leurs sketchs, et ceci gratuitement

Merci à eux...

Voici le lien:
Les inconnus, tous leurs sketchs

24 janvier 2014

Le monde peut être beau parfois...

Le site faithRestoring.com a vraiment de quoi tenter de restaurer la foi que nous pouvons avoir en l'être humain... je vous mets quelques liens, histoire que vous compreniez de quoi je parle (avec la traduction sous chaque image)

Restaurons la foi en l'humanité


Ma femme et moi n'avons ni ami ni famille dans le quartier. Quand nous sommes rentrés à la maison avec notre nouveau bébé, nous avons trouvé cela dans notre jardin, et, je ne vais pas mentir, j'ai pleuré


Deux enfants dans un aéroport


Repas gratuit pour tous les SDF tous les vendredis de 15h à 17h


Je donne chaque jour 55 cents à mon fils pour son déjeuner. On m'a fait remarquer que depuis l'ouragan Sandy, il buvait de l'eau de la fontaine, et donnait cet argent aux victimes. Quand je l'ai interrogé à ce propos, il m'a répondu "Je sais que ce n'est pas beaucoup papa, mais c'est tout ce que je peux donner. Je n'ai pas besoin de mon lait, ils peuvent l'utiliser". La compassion d'un enfant est quelque chose d'incroyable.


La fille de 13 ans de la femme à gauche est morte. Son coeur a été donné à la femme à droite. C'est une mère qui écoute les battements du coeur de sa fille pour la dernière fois.


Ce pompier Danois a sauvé ce chat d'une maison en flammes.
La façon dont ils s'étreignent et l'expression du chat disent tout



Cet homme a économisé 20.000 Livres pour le traitement qui lui aurait permis de remarcher. Il a alors choisi de donner tout cet argent pour que cet enfant puisse faire ses premiers pas.


Merci à la faillite du gouvernement qui ne peut plus payer les gens comme vous qui protègent ce pays. Moi je suis une Américaine, le repas est pour moi.
Merci de protéger les filles comme moi!
Bonne journée,
Sarah







Il a demandé au père Noël que son père revienne


Aujourd'nui j'ai trouvé un laveur de carreaux très spécial à l'hôpital des enfants De Philadelphie


L'acteur Ron Perlman a accepté de passer quatre heures à se maquiller dans son personnage de Hellboy pour visiter un enfant de six ans atteint d'une leucémie, juste pour que son rêve puisse devenir réalité


Aujourd'hui, après une garde de 72 heures à la caserne de pompiers, une femme m'a enlacée tandis que je faisais mes courses. Je me suis tendu, et elle a saisi que je ne l'avais pas reconnue. Elle est partie avec des larmes de joies, puis a fait le plus beau et le plus sincère des sourires en me disant "Le 11 septembre, vous m'avez sortie du World Trade Center"


Un joueur de rugby connu avec sa plus grande fan à l'hôpital.


Le père de cet enfant a construit ce costume autour de son fauteuil roulant pour que, lui aussi, puisse aller chasser les bonbons à Halloween


Un peloton de marines se sont rasés à la tête pour supporter la nièce d'un des soldats dans sa lutte contre le cancer

Et ma préférée...

Nous étions faits l'un pour l'autre, et je voulais vieillir avec toi.
Nous l'avons fait, et, dans mes yeux, tu es aussi belle que le jour où je t'ai rencontrée. Je t'ai souvent dit que le premier jour où je t'ai vue, j'ai vu la plus belle fille du monde. Aujourd'hui, tu l'es encore.
Merci de me laisser partager ta vie avec moi.
Pour toi j'escaladerai la plus haute des montagnes

20 janvier 2014

Y paraît

Il paraît qu'on a encore des artistes vraiment engagés, qui se bougent pour de grandes causes, et qui parviennent à fédérer un peu les foules autour de grandes idées. Ouép, y paraît... Même si je reste totalement perplexe sur cette affirmation tant le PAF (Paysage Audiovisuel Français) me retourne plus un spectacle de dépotoir que de stars réellement méritantes. Prenons par exemple les choses dévoyées comme les restos du coeur. Quoi de plus nauséabond que cette foule de profiteurs qui viennent se refaire une santé médiatique, ceci en jouant les sangsues sur la très belle idée de feu Coluche? Admettons qu'il y en ait des sincères, admettons même qu'ils soient majoritaires (après tout, la charité, ça n'est pas réservé qu'aux pauvres!), pourtant, aujourd'hui, nombre d'artistes vont jusqu'à refuser de participer à la chose. Par gentillesse, les voilà prétextant qu'ils n'ont pas la notoriété suffisante, ou tout simplement le temps de le faire. Allez, je suis sympa, ceux qui répondent "je n'ai pas le temps" sont à mes yeux les plus sincères, puisqu'ils disent franchement qu'ils bossent. Les autres, n'est-ce pas une manière de lancer un "J'ai autre chose à foutre que me mettre à la colle avec des faux-culs sur le retour". Ah, y paraît donc qu'on a des artistes engagés... Mouais, perplexité, quand tu nous tiens.

Y paraît que c'est intéressant de se préoccuper des miches des autres. Typiquement, j'ai gueulé comme un sconse contre ces abrutis qui viennent renifler le présidentiel séant, uniquement pour se donner l'air d'en savoir plus sur lui. Y paraîtrait même qu'il est vachement utile de savoir qui s'envoie en l'air avec qui, et qui ça emmerde profondément. Encore une fois... ouép, y paraît. Y paraîtrait aussi qu'en lançant suffisamment fort un con, il finirait peut-être par rester en orbite haute dans l'atmosphère, sans risque qu'il revienne polluer mon air et ma presse. Hélas, avec des "y paraît", on peut mettre Paris en bouteille, faire renaître une énième fois le King, ou encore envisager d'assister un jour à un concert live de John Lennon. Personnellement, j'émets de gros doutes sur les probabilités de trouver quoi que ce soit d'utile à mon quotidien concernant une haute connaissance des moeurs de nos élus et stars...

Y paraît qu'on est dans un monde qui tend vers la démocratie, qu'on aide les nations à se révolter contre les despotes, et on va même se targuer d'y être parvenus sans trop de dégâts. Là, je dis que même sous le "y paraît", il y a de quoi répondre que c'est purement et simplement un mensonge. Tenez, entre les révolutions arabes tournant court avec l'armée ou les religieux prenant le pouvoir, les différentes républiques ex Soviétiques qui sont encore sous le joug de la Russie, ceci à travers l'économie, ou encore toutes les nations "démocratiques" qui font de plus en plus de lois pour non plus le peuple, mais bel et bien les trusts et les plus puissants, je doute qu'on puisse me parler sereinement de progrès. A ce compte là, je présume qu'une surveillance systématique, l'apparition de milices privées, ou encore l'autorisation d'écoutes sans action d'un magistrat peuvent apparaître comme "légitimes", non? Y paraîtrait donc qu'il faut être en prison pour être libre. "Vaste programme", comme l'ai dit un jour le général De Gaulle...

Y paraît que je suis un con acariâtre, insuffisamment sociable et probablement misanthrope à mes heures. Je confirme! Je suis un GROS con, du genre encombrant, pénible, râleur, et indubitablement convaincu que la connerie est une vertu quand elle se fait le reflet de celle des autres. J'aime l'idée pourtant saugrenue d'être un miroir, une chose susceptible de renvoyer à la tronche des abrutis qu'il y aujourd'hui encore des gens qui réfléchissent... Y paraît que ça fait transpirer les bien-pensants. Profitez en donc, vous pouvez encore "penser"... Jusqu'au jour où vous serez face à une société majoritairement lobotomisée par le pouvoir d'achat et les médias, et une minorité d'énervés qui, comme moi, ne se reconnaîtront plus dans un modèle soumis à des codes et des règles inacceptables.

Donc, pour celles et ceux qui ne m'aiment pas: ôtez le "y paraît". Je suis un con, et bordel j'aime ça!

15 janvier 2014

Elle est pourtant si belle cette France

L'actualité aime à me rappeler que je suis un éternel imbécile, un candide, un crétin qui pense qu'on peut avoir à l'écran et dans les journaux non pas des obscénités, mais des informations essentielles pour connaître le monde qui m'entoure. J'ai cette bêtise, aussi désespérante que tenace, de supposer qu'un scribouillard a pour fonction première d'informer, et pas de colporter des ragots ou des insanités. Malheureusement pour moi, ce seul côté "attendri" pour l'usage de la plume est en passe de devenir un souvenir, et de convertir mon dernier bastion d'espoir pour l'Homme en citadelle de cynisme.

Et pourtant, j'y ai cru, à cette propreté de l'écrit, à cette saveur du papier qui restitue des choses utiles et intéressantes! Je me revois encore dévorant ces pages pliées, fleurant l'encre fraîchement déposée, souillant sournoisement mes phalanges de son noir si caractéristique! Hélas, trois fois hélas, l'aperçu des unes de ces derniers jours me laissent franchement estomaqué. Prenons le premier "fait" qui semble tenailler tous les organes de presse, ainsi que la part voyeuse de la population, à savoir la vie privée du président. Dites, les barbouilleurs de papier toilette, ça vous dérangerait d'arrêter de faire les poubelles des gens, ou à la limite de vous cantonner à celles qui concernent les affaires d'état? Sérieusement, je m'en contrefous de savoir qui couche avec qui, si la "première dame" est cocue ou non, ou encore si elle savait pour cette relation supposée! La sexualité d'un politique n'a aucune importance selon moi, et plus encore relève de la sphère privée. Certains journaleux ont eu le malheur, par la voie des ondes, de déclarer sans frémir qu'il n'est plus possible d'avoir une vie privée quand on est un personnage public. Petit rappel à ces abrutis: vous êtes des personnages publics, puisque connus de la foule... Ce qui sous-entend, selon votre raisonnement puant, que vous devriez, vous aussi, exposer le fait que vous avez divorcé, que votre maîtresse vous a fait les poches, ou encore que vos gamins s'envoient de la cocaïne dans les naseaux. Tiens, vous n'êtes plus si sûrs? Alors quoi, deux poids deux mesures? Belle France, celle qui estime qu'un président peut être exposé en place publique pour sa vie privée, et qui a contrario trouve scandaleux qu'un journaliste puisse potentiellement subir le même sort...

Et allez, dans la valse (avec le jeu de mots qui va bien) des conneries monumentales, voici le Dieudonné qui débarque en pleine page, la mine troublée, feignant l'outrage suite à ses démêlés avec la justice. Alors, raisonnons non pas comme les groupes récupérant l'affaire (aussi bien religieux que politiques), mais de manière complètement administrative et légale.
  • 1° on traite des faits après qu'ils se soient déroulés, pas dans l'hypothèse "au cas où".
  • 2° Si ses propos sont inacceptables, qu'ils soient constatés pour donner du blé à moudre aux juristes et à l'appareil juridique en place.
  • 3° Il n'y a pas de traitement d'exception: ce n'est pas parce que Dieudonné s'attaque aux juifs qu'on doit immédiatement lever les boucliers et partir du principe que c'est intolérable. Il y a bien d'autres propos tout aussi lamentables qui sont tenus dans des chansons, dans la presse, ou à la télévision, et là étrangement silence radio.
  • 4° La liberté d'expression est à appliquer à tous les niveaux, et entendre des gens proférer des menaces contre Dieudonné n'est pas plus tolérable que d'en entendre d'autres tenir des propos racistes ou xénophobes.
  • 5° Je ne saurais cautionner une telle cabale, car elle démontre, et ce de la manière la plus pitoyable qui soit, que nos politiques sont plus empressés à cirer les godasses de quelques "intellectuels", au lieu de se tenir à une ligne de conduite claire.
Si je soutiens Dieudonné? Si je cautionne ses propos? Comment soutenir quelque-chose sans savoir eu même l'occasion d'entendre ce qui s'est réellement dit? Vous jugez quelque-chose sans avoir eu connaissance des faits, vous? Pas moi en tout cas. Bizarrement, on ne se révolte pas quand un humoriste prend l'accent africain, quand quelqu'un insulte ouvertement les Chinois, quand on tourne en dérision les jeunes des banlieues... C'est quoi cette France sans morale qui se permet de telles différences de traitement? C'est quoi cette nation où l'on prétend défendre les libertés, tout en faisant intervenir les plus hautes instances?
Je hais profondément celles et ceux qui se torchent ouvertement avec les lois de la république. Ras le bol de cet épouvantail "Antisémite!" agité constamment sous nos yeux. Marre qu'on essaye de me faire culpabiliser pour le moindre propos tenu. J'en ai assez qu'on tente de m'enfourner dans la tête l'idée saugrenue que je devrais être la tête baissée face à une tranche de la population. Combien de fois va-t-il falloir que je hurle "MERDE, je n'ai pas voté Hitler! Je n'étais même pas né!" pour que ces débiles saisissent enfin la portée du propos?!

Belle France, aux territoires superbes, aux populations bigarrées qui tentent de vivre ensemble... que fait-on subir pour noyer l'opinion publique sous des océans d'immondice! Je maudis ces personnes qui se font fortes de nous faire la leçon, qui se veulent "moralement irréprochables", et qui pourtant, par derrière, pratiquent des méthodes qui doivent être dénoncées, voire même sanctionnées. Quand on salit l'image publique de quelqu'un, comme c'est actuellement en cours avec le président, j'appelle cela de la diffamation, ou, si cela est vrai, de l'espionnage de la vie privée. Vous, les chantres de la liberté, de l'anonymat, les amoureux de la vie privée, vous ne hurlez pas pour faire cesser de telles pratiques? Non? Pourquoi? Seriez-vous donc prêts à faire une dichotomie malsaine entre ceux dont on veut connaître la vie privée, et les autres (dont vous-même, je suppose)? Pas moi! Pas de distinction, une loi pour tous, et tous égaux devant la loi. Pour Dieudonné? Si l'arsenal juridique est en place, bien utilisé, et qu'il met en relief une attitude inacceptable, et bien qu'on sanctionne, qu'on punisse, mais qu'on arrête de mettre le personnage en avant comme s'il était le diable en personne. Celui qui est le diable, c'est celui qui désigne du doigt le "méchant", non parce qu'il peut le prouver, mais parce qu'il considère qu'il est le méchant face à ses propres convictions.

Je crois qu'il est plus que temps de sortir le fusil pour passer au poteau ces gens là. Finie la tolérance du n'importe quoi, finie la sagesse face à la bêtise! Une carte de presse se mérite; la position de magistrat également; tout comme un élu a sa place grâce à nous. Beaucoup de gens s'interrogent sur la montée du FN en France... Mais vous l'avez, là, sous les yeux, la raison! Elle est si flagrante, évidente, pathétiquement claire que je ne saisis même pas que personne ne semble s'en inquiéter. En laissant faire n'importe quoi avec l'image publique, les personnes inquiète de cette dérive "people" vont se rabattre sur les partis prônant l'ordre et la discipline; En mettant en exergue une personne comme Dieudonné, et ceci sur une thématique aussi sensible que les propos tenus sur les juifs, le racisme et la xénophobie à leur encontre va s'intensifier. En se supposant "différent", "élus", on dénigre directement tous les autres, on les met face à un mur où aucun dialogue n'est possible. Ca vous choque? Vous trouvez qu'il s'agit d'un discours xénophobe? La vérité est autrement plus simple que ça: quand on se dit différent avant de se dire Français, on ne peut qu'attirer la foudre sur soi. Aussi déplorable que cela puisse paraître, tant que l'on acceptera de nos dirigeants une politique du pantalon sur les chevilles, nous n'obtiendrons qu'une grogne de plus en plus forte des gens qui veulent simplement un traitement uniforme, juste et légitime, et ce pour tout le monde, sans distinction d'ethnie, de couleur, ou de confession.

Pour finir cette diatribe, je vais vous remettre un bout de texte assez essentiel à mes yeux. C'est un propos de Pierre Desproges (oui, bon, encore lui, mais merde: il a dit précisément ce à quoi on se heurte si l'on aborde le sujet juif en France aujourd'hui). A la lumière de ce texte, posez vous une seule et unique question: aurait-il pu dire cela aujourd'hui? Selon moi, non, il aurait eu le droit à ce même battage, à cette crucifixion stupide, et je m'interroge même s'il n'aurait pas tout simplement récolté de la prison ferme...


Je relisais Juifs et Français d’Harris et Sédouy.
Les auteurs demandaient à une grande journaliste très belle et pleine de talent (que ma discrétion m’interdit de nommer ici) si elle aurait épousé Ivan Levaï dans le cas où ce dernier n’eût pas appartenu comme elle à la communauté israélite.

Cette dame a répondu que non, qu’elle n’aurait probablement pas pu tomber amoureuse d’un non-Juif.

Je comprends aisément cette attitude qu’on pourrait un peu hâtivement taxer de racisme. Moi-même, qui suis Limousin, j’ai complètement raté mon couple parce que j’ai épousé une non-Limousine. Une Vendéenne. Les Vendéens ne sont pas des gens comme nous. Il y a le barrage des patois, fort lointains. Et puis nos coutumes divergent et divergent c’est énorme. Voilà une femme qui mange du poisson le vendredi en tailleur Chanel. Moi je mange de la viande le mardi en pantalon de coton. Il n’y a pas de compréhension possible. Nous avons notre sensibilité limousine. Nous avons bien sûr notre humour limousin qui n’appartient qu’à nous. Nous partageons entre nous une certaine angoisse de la porcelaine peu perméable aux Chouans.

Il faut avoir souffert à Limoges pour comprendre.

Grasset, 1979

PS: en complément de mes propos... veuillez noter une chose particulièrement lamentable que j'ai omise dans le feu de l'écriture: comment nos dirigeants peuvent-ils parler de justice, quand eux-mêmes ne se sont pas modérés et ont même ri en poussant des cris de singe dans l'assemblée? N'Est-ce pas là du racisme? Ah? Non? Quand on veut nettoyer les fesses d'autrui, encore faut-il avoir soi-même les fesses propres!

06 janvier 2014

Je dois avoir un problème

Comme n'importe quelle personne douée d'un minimum de raison, je me dis parfois que j'ai un problème intellectuel, ou en tout cas un souci m'amenant à me poser bien trop de questions. Ainsi, il m'arrive régulièrement d'apposer la question fondamentale qui est "Pourquoi?!" concernant plein de choses de la vie courante. Que ce soit l'actualité, la publicité, le cinéma, ou encore les relations humaines, le "pourquoi" me pose bien des difficultés! Et pourtant, ce n'est pas peine d'avoir tenté d'occulter la dite question, pour ne pas tout simplement dire l'éluder afin de passer outre la sombre bêtise dont je semble cerné. Cependant, il s'avère que la dite suppression ne fonctionne guère, tant mon esprit s'entête, s'accroche à ses doutes, à tel point qu'un "N'y pense pas, c'est con, voilà tout!" finit en "Mais pourquoi?!"

Prenons un peu l'actualité et posons nous la question. Pourquoi la téléréalité? Pourquoi les débiles enfermés dans un loft accumulent-ils plus d'intérêt que la situation du monde? Pourquoi se préoccupe-t-on plus de la grossesse d'une "tête couronnée", que des attentats survenus quelque-part dans le monde? Et puis, pourquoi faut-il qu'on ait un rapport quasi quotidien sur les moeurs supposés dissolus de nombre de nos stars? Personnellement, savoir qui couche avec qui, la dernière sortie de la coconne issue d'une sélection du bestiaire des émissions à grande audience, ou encore le poids la taille ou quoi que ce soit issu de l'utérus d'une embagousée et fière de l'être, cela a autant d'influence sur moi qu'en a l'étude (sûrement passionnante) de la forme des cristaux de neige! Je m'en contrefous, je m'en tamponne... et pourquoi diable le monde s'inquiète de toutes ces conneries? A croire que le fait de s'intéresser au vide intellectuel permettrait de soulager la cervelle... Ce serait à creuser comme thèse ça tiens.

Ah, la publicité, le petit écran, le cinéma, quoi de plus délectable que de se cogner un truc popcorn où le bon sens, la normalité, ou encore le crédible sont mis à la poubelle? Franchement, nos maîtres du cinéma adorent faire certaines choses qui, somme toute, n'apportent strictement rien, pas même une once de crédibilité. Songez-y: pourquoi fait-on sauter des quantités délirantes de voitures dans les films d'action? Pour le plaisir de voir d'énormes gerbes de flammes, alors qu'une voiture n'explose jamais ou presque de la sorte? Pourquoi nous faire du "tournage à l'épaule", si ce n'est pour nous filer la nausée au visionnage? Et pourquoi coller du "3D" de partout, alors que très majoritairement, cela n'apporte strictement rien au film? Merde quoi, autant la véracité, voire même la plausibilité des scénarios sont douteuses, mais on passe outre, autant tenter de me faire avaler qu'un type peut se tenir debout, sur l'aile d'un chasseur, le faire sauter, et s'en sortir vivant.. là, merci, mais "Pourquoi me prend-on pour un con?!"

Et que dire des relations humaines? Elles sont au coeur de notre existence, et pourtant le non-sens semble être une quasi obligation. Entre ces couples qui se déchirent en privé, et qui continuent à afficher un visage radieux, ces gens qui font tout pour avoir une image (au choix le salopard qui cherche la merde partout pour se donner de la prestance, la gourde qui s'entête à vouloir apparaître comme moins idiote qu'elle ne l'est, ou un cumul des deux...), il y a sincèrement de quoi se dire "mais Pourquoi?!". Soyez vous-mêmes, et pas ce que vous auriez voulu être! C'est d'ailleurs particulièrement symptomatique d'une époque où le paraître pèse bien plus que le reste, où les apparences déterminent clairement la conduite à tenir en société. Bordel, que c'est con comme raisonnement, comme si qui que ce soit était dupe de l'imbécile qui s'est endetté à mort pour s'offrir "son roadster", comme si l'on ne voyait pas la distance qui se met entre les gens quand ça ne va plus, ou comme si l'on était assez stupides pour avaler les rocambolesques aventures de X et Y au pays des mythomanes.

Ahh làaaa laa... Pourquoi?! hein oui, pourquoi?

02 janvier 2014

A toi qui retournes à la terre

Certains ont fêtés noël. Certains ont profités de ce moment pour retrouver la famille, de voir les proches, de sourire, de partager un repas, de s'offrir des présents, et de savourer ceux qui sont encore là.

D'autres, comme moi, ont versés des larmes au moment de noël. D'autres, comme moi, ont eu le choc de voir quelqu'un partir à tout jamais. Et pourtant, c'est la veille de noël, le 24 au matin, c'est le moment où l'on songe plus aux cadeaux et à la dinde, qu'à la maladie et aux gens qui souffrent. Mais c'est ce matin du 24 Décembre 2013, toi, mon oncle, toi Joseph, frère de ma mère, né le 19 Février 1966, que tu es parti à tout jamais rejoindre ceux qui nous ont déjà quittés.

Te décrire, ce serait tenter de mettre par les mots ce que sont les sentiments eux-mêmes. Que dire de toi? Que tu as été un homme droit, honnête, sincère, simple? Que tu as toujours été fier de ce que tu as été, de ce que tu as fait? Que tu es parti comme tu as vécu, difficilement, mais fièrement sans jamais baisser les bras? Ce ne sont que des mots, des illusions, des idées, rien qui soit suffisamment fort pour tout dire. J'ai à présent l'éternité pour songer à chaque anecdote, à chaque petit rien qui aujourd'hui devient si important. Parti trop jeune, épuisé par le cancer, par le petit crabe qui a dévoré ta vie pendant presque deux ans, tu es resté fidèle à l'idée que je me suis toujours fait de toi: tu as toujours été un Homme.

C'est en le regardant, en l'écoutant, que j'ai appris énormément de choses sur ce qu'est le courage et la dignité. Il faut avoir côtoyé des anciens combattants pour saisir la profondeur des silences de ces gens, il faut les avoir écoutés pour pouvoir dire "je crois comprendre". Volontaire de la première heure pendant la guerre d'indépendance de Croatie, il a, comme on dit, "crapahuté dans les pires merdiers". Ce que je sais? Si peu, car lui ne fut jamais vraiment prolixe à ce propos, si ce n'est que lorsqu'il y avait un verre de trop au fond du gosier, et que l'anecdote se révélait drôle et posée au bon moment. S'est-il plaint d'avoir vu les horreurs de la guerre? Jamais. Jamais il n'a dit un mot sur l'atrocité de devoir tuer, de voir des civils massacrés pour une différence d'ethnie ou de religion. Jamais il n'a fait le moindre commentaire sur l'ennemi, si ce n'est qu'ils tenaient, eux aussi, un fusil entre leurs mains. Qu'a-t-il fait sur le champ de bataille? Je n'en sais rien, et je crois que cela n'a pas tant d'importance que cela. Il a été volontaire, "dobrovoljac" comme on dit chez nous. Ce mot a un sens tout particulier, parce qu'il cumule la volonté de s'engager, mais également la fierté d'avoir cette détermination. "Ponos", fierté, courage... au point de ne pas quémander une aide quelconque de l'armée au moment où, justement, cela aurait peut-être pu lui être utile pour vivre. C'est ainsi: on aime sa patrie, on ne se bat pas pour en profiter. Ainsi fut-il, ainsi il est parti, sans rien réclamer à qui que ce soit.

Le 27 à 14 heures, les gens se sont réunis autour de son cercueil. Il y a eu foule ce jour là, dans ce petit cimetière de village, en haut d'une petite colline, là où sont déjà mes grands-parents. Dans toute la vallée, on a pu entendre les cloches sonner le glas. Partout dans la vallée, on a pu savoir qu'il rejoignait sa dernière demeure. Partout dans la vallée, on a eu le respect de se décoiffer pour saluer un homme à qui l'on rend les derniers hommages. Des soldats se sont alignés dans une allée, fusil à l'épaule. Ils avaient tous le visage fermé, triste, comme s'ils portaient le deuil pour la nation reconnaissante. Un ancien camarade de combat a dit quelques mots, et ses phrases vibrèrent d'un trémolo profond, digne mais plein de larmes étouffées. Chacun versa ses larmes, chacun put pleurer mon oncle, et moi aussi, j'ai versé les miennes. J'ai entendu le clairon résonner, d'abord avec l'hymne, puis enfin avec la sonnerie aux morts. On a descendu la boite au fond de la fosse, on y a jeté une fleur pour chaque personne pensant à lui. Ma mère y a jeté une fleur pour chacun de nous, pour mes neveux, pour mon frère, pour notre famille ayant perdu un être cher. Lentement, la procession a défilé pour nous serrer la main. Lentement, les gens se sont éparpillés, l'oeil humide et le coeur lourd.

Ce jour là, j'ai vu ce que c'était que d'enterre un homme considéré par beaucoup comme un héros. Il était plus que cela, il était mon oncle, un Homme, dans toute la force et la faiblesse que cela peut être. Il a vécu, il est parti, mais il n'est plus là que par le physique. Pour nous tous, il sera toujours présent, et jamais je n'oublierai ce grand bonhomme robuste, un rien ermite, gentil, généreux et fier.

A ta mémoire Joseph.

On t'aimera toujours
Ton neveu

18 décembre 2013

Ca ne dérange que moi?

Bien souvent, nous sommes confrontés à l'ironie de l'actualité; en effet, le quotidien a ce sens de l'humour qui a pour don d'être au mieux agaçant, au pire carrément révoltant. Prenez ces derniers jours, juste par curiosité malsaine... Et allons donc creuser, si vous le voulez, dans quelques articles qui me font globalement râler. Je sais, c'est une constante Française que de pousser des hurlante pour tout et n'importe quoi, mais là, mine de rien, il y a de quoi faire!

Commençons par la plus ancienne de ces actualités, juste histoire d'attaquer en douceur. Prenez une députée Israélienne, d'origine Ethiopienne; prenez ensuite une volonté d'être généreux, à savoir de donner son sang à l'équivalent de la croix-rouge (Magen David Adom); arrosez le tout d'une bonne grosse loi bien débile, et vous obtenez de quoi me faire bouillir le sang. La dite députée s'est vue refuser d'être prélevée, au titre qu'elle était d'une origine ethnique à risque. Comment comprendre le propos? Noire? "Etrangère"? La dite population à risques est celle supposée plus sujette au SIDA? Est-ce le fait de risquer un métissage sanguin? Une discrimination d'origine? Quoi qu'il en soit, la dite loi est issue du ministère de la santé, et le membre de l'organisation caritative n'a fait que suivre une loi inique... Mais que penser d'un état qui maintient des règles de ce genre? Est-ce que Israël est alors en position de parler d'intégration et de respect? Personnellement, les seules nations que je soupçonne d'avoir pratiquées un tel racisme sont aujourd'hui au panthéon des pires dictatures de l'Histoire. Allez, venez donc me justifier scientifiquement le pourquoi d'un refus d'un sang Ethiopien face à celui d'un émigré Slave, Américain, ou que sais-je d'autre, juste histoire que je me marre avec les dents prêtes à mordre!

Maintenant, prolongeons le plaisir... On a dorénavant un ex-ministre mis en examen pour de la perception de sommes en liquide issues de caisses noires. Quand je pense que ce même politicien avait eu l'estomac de grogner contre la corruption supposée de Cahuzac, il y a de quoi avoir envie de lui faire avaler sa cravate (et le costume en même temps ceci dit). Sans rire, enfin si avec le rire de moquerie auquel la France aura le droit dans le monde entier, comment prétendre jouer les moralisateurs, quand soi-même l'on est visiblement au moins aussi corrompu et avide? On se payait la tête des Italiens avec leur Berlusconi, leur politique guignolesque, mais là, on a une France magnifique dans le pathétique, avec des dirigeants infoutus de garder de la propreté, ne serait-ce qu'en apparence! Franchement... demandez des cours aux grands groupes industriels, ou mieux encore aux experts de la dissimulation de fonds, et cessez dons de magouiller de manière aussi visible! C'en est ridicule! Quand on veut donner des leçons, encore faut-il être propre sur soi, non? Je complète d'ailleurs la réflexion par une question: comment aller gueuler sur ceux qui font sortir de fonds en Suisse ou ailleurs, comment critiquer l'évasion fiscale quand les plus hautes sphères politiques agissent de même?

Dernier point, qui me touche tout particulièrement, c'est l'attitude débile et inacceptable de la FIFA face à un joueur de la Croatie. Pourquoi? Le joueur en question a eu le malheur de lancer à une tribune un slogan nationaliste qui dit "Prêts pour la patrie". J'adore... on a immédiatement fait l'amalgame avec une gouvernance de sinistre mémoire, alors que le dit slogan a plus d'un siècle, et qu'il est encore utilisé pour montrer son patriotisme. Alors voilà, on interdit un joueur de coupe du monde, tout ça pour se donner un air "politiquement correct", une bonne conscience politique et morale. Je n'ai que deux mots à dire : ignares et salopards. Oui, ignares, car incapables de se renseigner sur le propos, et donc d'aller creuser à quoi se rattache le dit slogan, et salopards, parce que dans le genre pourris, malsains et corrompus, la FIFA serait avisée d'apprendre à la ferme. Tiens, ça n'emmerde personne qu'on aille jouer au Qatar? Ah bon? Le Qatar est une nation du football, ou bien le Qatar s'offre des équipes à coups de milliards? Et qui a touché sa part dans ce cirque, qui s'est gavé au passage? Vous êtes une bande de salopards qui ne font que détourner l'attention vers quelque chose qui est tout sauf un fait divers. A vomir.
Sachez en tout cas que je serais à la place de ce joueur... je répondrais non pas poliment en expliquant que tout ceci est un malentendu bien voulu par la FIFA, mais à l'aide d'un majeur bien tendu et d'une réponse simple "Allez vous faire foutre". Au surplus, je me ferais une joie de chanter la soi-disant chanson à la face du monde, parce que visiblement ça ne dérange personne qu'on puisse siffler les hymnes nationales, ça ne dérange pas qu'on puise avoir du mercenariat dans les équipes nationales (hé oui, on file même la nationalité d'un pays pour qu'un bon joueur puisse entrer en équipe!), et pire que tout que des joueurs aient le culot de dire "Je joue pour le fric" et ce sans la moindre sanction.
Messieurs de la FIFA? Un mot pour vous: CONNARDS.

Voilà mon billet d'humeur!

09 décembre 2013

Revalorisons

Notre chère humanité a un don incroyable pour une chose que la nature n'a pas tendance à faire, à savoir gâcher. Gabegie, orgie, déchets en quantités astronomiques, nous sommes ahurissants de bêtise quand il s'agit de gérer nos déchets. Et pourtant, dans ce flot monstrueux de rejets de notre surconsommation, énormément de produits pourraient fort bien être retraités, réutilisés à bon escient, voire même directement remis à ceux qui n'ont pas les moyens de profiter de l'opulence de ce monde. Or, nous avons un modèle complètement absurde qui fonctionne comme suit:
->consommons trop->jetons trop->payons des sociétés pour recycler->rachetons plus cher ce qui est recyclé... parce que le recyclage ça coûte cher!

Vous voyez un peu le cycle parfaitement ubuesque de la chose? Nous finançons donc autant le gâchis, que nous finançons les vaines tentatives d'enrayer ces excès. Alors, forcément, les sociétés profitent des deux côtés, ceci en créant autant du déchet ridicule, que des structures pour les traiter. En faisant un parallèle, c'est un peu comme ces maisons gérant tant l'agroalimentaire que les sociétés pharmaceutiques, qui donc salent et sucrent trop nos produits, pour ensuite nous caser des médicaments contre le cholestérol et le diabète. Cynique, non?

J'ai réfléchi à la question en observant un message sur le fil de JeromeJ, dont je vous laisse le lien en lecture.

Les sacs transparents, pour qu'autrui puisse récupérer dignement nos déchets
Le fonctionnement est simple: on colle dans un sac transparent les produits qui sont réutilisables en l'état, pour que quelqu'un d'autre puisse en profiter au passage. Joli esprit, belle réflexion morale, je n'y vois rien à redire sur le principe... Si ce n'est que pourquoi laisser aux gens le soin de récolter, de faire les poubelles, quand nous pourrions tout simplement imposer aux collectivités l'obligation de mettre à disposition lesdits produits dans des centres adaptés? On n'a pas à partir du principe qu'un humain doit faire les poubelles de son voisin pour s'en sortir, je pense qu'au contraire il serait autrement plus honnête et charitable d'organiser ceci sous la forme de "commerces solidaires", où les produits seraient revendus à vil prix, voire donnés, ceci dans l'esprit d'offrir une revalorisation de ceux qui auront accès au service. Pourquoi une revalorisation? Parce qu'il est valorisant de pouvoir acquérir dignement ce qu'on possède, et parce qu'il est autrement plus valorisant d'aller dans un commerce, que d'errer à faire les poubelles de ceux qui ont la chance de pouvoir vivre confortablement.

En toute sincérité, je suis certain que ce mécanisme peut être autrement plus efficace, au titre qu'il serait tout simplement une exclusion de toute forme de mercantilisme, et parce qu'il serait en plus au service des citoyens, grâce aux citoyens. Réfléchissons plus avant: pourquoi payer des services à des sociétés qui font deux fois du bénéfice? Hé oui, le ramassage des déchets se paye le prix fort, et le produit une fois recyclé est revendu... donc deux sources de bénéfices! Imposons à ces entreprises de ramasser gracieusement les sacs transparents d'entraide, et laissons le soin à des structures de réinsertion de permettre une revente, voire une redistribution honnête des biens accumulés.

Dans ce mécanisme, je vois essentiellement trois bienfaits à la circulation d'argent:
- Une rémunération de travailleurs en réinsertion. Cela leur donnerait alors le sentiment d'être utile et d'être des salariés comme "tout le monde".
- Le paiement d'une somme, si petite qu'elle soit, donnera toujours l'impression d'être dans la société, et non pas dans un mécanisme de charité et de gratuité dégradante. Contrairement à ce qu'on peut penser, tendre la main, "faire la manche", c'est accepter de s'asseoir sur ses principes, c'est se détruire personnellement à coups de "je suis plus bas que terre".
- L'argent n'irait pas dans un cycle rémunérateur pour des holdings, là où il pourrait servir localement et directement, sans les intermédiaires qui nous facturent déjà bien assez cher notre vie quotidienne.

La charité, le don, l'offrande pour aider autrui est une volonté personnelle, et je la trouve magnifique, du moment où c'est un acte de bonté, et non pas une action de "morale". Prenons ces vedettes qui se pavanent littéralement en revendiquant leurs actions. D'un côté, leur présence permet effectivement de dégager des fonds, mais n'achètent-ils pas à vil prix une image de "bienfaiteur"? La question se pose surtout quand une mécanique de publicité vient pourrir des idées pourtant charitables. Je ne liste plus le nombre de "vedettes" qui tentent une seconde carrière par le truchement des "enfoirés", et qui, bizarrement, disparaissent d'une année sur l'autre, faute d'une relance efficace sous les feux de la rampe. Dire qu'au départ Coluche rêvait que ses restos ne durent qu'un hiver...

Selon moi, nombre de choses pourraient tout à fait changer sans pour autant révolutionner le monde, mais permettraient de le rendre moins mauvais. Quelques exemples me viennent immédiatement en tête!
- Le principe de ramassage dont je viens de parler dans cet article
- L'obligation de gratuité de l'eau, car c'est une ressource qui ne devrait certainement pas être payante, et encore moins sous la tutelle d'entreprises du domaine privé.
- La réorganisation drastique des structures d'entraide, afin que les moyens tant humains que matériels soient plus conséquents. Les associations font un travail merveilleux, mais je suis outré par l'idée que notre pays n'est pas capable de faire en sorte que ce soit l'état qui assume cette part de la société. De plus, j'estime qu'on pourrait tout à fait imposer aux industriels de réduire drastiquement le gâchis de denrées, ceci en exigeant que la surproduction soit immédiatement redistribuée sous forme d'aide alimentaire.
- Faire disparaître toute forme de taxe/impôt sur les dons que peuvent faire les entreprises. Il n'est pas acceptable qu'une entreprise qui ferme voit ce qu'elle offre en dons <(matériel, stocks...) taxés avec la TVA! Qu'on veuille protéger contre la fraude, pourquoi pas. si la structure de répartition des dons est étatique, pourquoi craindre la fraude? Ridicule! Laissons les donateurs pouvoir donner sereinement, plutôt que de voir des quantités affreuses de marchandises finir au rebut, parce que là, bizarrement, ça ne dérange plus grand-monde. - Cesser immédiatement les tentatives stupides de rendre rentables des services d'état qui ne peuvent pas l'être. La santé, l'éducation, la sécurité, ce sont des domaines dont nous avons tous besoin. Notre société n'a pas besoin qu'on aille coller des statistiques stupides sur le dos d'un hôpital, là où l'on devrait plutôt parler de préservation de la vie, d'aide aux victimes, bref de retrouver le principe de service à la personne, et non de service au capital. - Pêcher l'argent là où il est vraiment. On colle des taxes, de nouveaux impôts, on bricole des lois pour que ce soit ceux qui produisent et qui travaillent qui paient la gabegie financière. Pourquoi ne pas prendre là où l'argent fait des petits, à savoir dans l'investissement? Tant que le travail de l'argent sera moins taxé que le travail "réel", aucune chance que la société se redresse et que les gens aient un boulot payé équitablement. Si investir dans l'économie réelle devient plus rentable que de spéculer, m'est avis que nombre de sociétés verront des capitaux affluer! Et cela n'est qu'un florilège de petites idées de rien du tout... A vous d'en proposer!

Quand un symbole s'en va

Inutile de vous mettre le moindre lien vers une nouvelle quelconque, toute personne a entendu parler du décès de Monsieur (je tiens à la majuscule) Nelson Mandela. Le monde vient de perdre un de ces personnalités qui "changent le monde", ceci à la force de l'esprit plus qu'à la force du fusil. Aujourd'hui, on le voit comme un des artisans de la chute de l'apartheid, comme un résistant et pacifiste qui, malgré les années d'emprisonnement, a su pardonner et offrir à son pays une porte de sortie honorable. Bien entendu, tous les grands du monde s'étalent en sentiments de tristesse, se répandent littéralement en compliments et autres flatteries, mais est-ce vraiment quelque-chose d'honnête et de mérité? Peut-on décemment mettre en doute l'oeuvre du bonhomme en ces temps de deuil national en Afrique du sud?

La lecture de l'Histoire de ce pays est délicate, car elle ne peut que nous salir les mains et l'esprit. En effet, la décision d'imposer l'apartheid, de gérer un état par une politique ségrégationniste nous paraît aujourd'hui complètement inepte et scandaleuse. Pourtant, fut une époque cette politique était plus que tolérée, voire même cautionnée par nombre d'états (dont la France et la Grande-Bretagne), ceci non pour une question idéologique, mais parce que l'état Sud-Africain représentait un îlot de résistance contre le communisme. Alors, bien des chefs d'états ne se privèrent pas, au mieux, d'omettre l'existence de Mandela, au pire de le voir et le présenter comme un "simple" terroriste. Dans ce marécage d'idées, où était cet homme, ce "saint"? Difficile à dire pour moi qui n'a pas l'historique des évènements, et qui ne sait pas trop si, oui ou non, M.Mandela a participé aux actions violentes dont furent accusés les membres de l'ANC. Ceci dit... vu son comportement postérieur, j'aurais tendance à croire et surtout espérer qu'il n'a jamais prôné la violence en guise d'action militante.


Son symbole est-il surfait, biaisé, modifié parce qu'on pourrait oublier son passé? Certes non, car il a oeuvré pour une réunification des peuples, pour mener son pays à une paix toute relative, et par conséquent éviter un vrai bain de sang. Nous nous devons également de noter que l'homme, malgré tout le poids qu'il pouvait représenter, symbolise à mes yeux un adage ahurissant qui est "C'est celui qui a le moins d'ambition pour un poste qui se révèlera le plus compétent pour le tenir". Il a été président de la république, plus parce que cela s'imposait dans sa démarche, que parce qu'il espérait obtenir ce pouvoir. J'en ai la conviction car s'il avait choisi de refaire un mandat, les chiffres lui auraient donné le poste sans grande difficulté. Or, il a choisi de laisser les urnes aux autres, à une nouvelle génération de politiciens pris au piège dans la fin de l'apartheid. Pourquoi je parle de piège? Pour l'évidente raison que tant les noirs que les blancs, aucun parti n'aurait pu faire machine arrière sur cet aspect fondamental de la constitution Sud-Africaine! Comment les anciens partis afrikaners auraient pu refaire apparaître de telles lois, sachant que les blancs sont en minorité? Impossible, et ce malgré le débat idéologique profond que cela a créé dans leurs partis respectifs. De ce point de vue en tout cas, Mandela fut tout à fait respectable, et surtout impressionnant de charisme pour empêcher une véritable guerre civile.

Etait-il si parfait qu'il mérite vraiment sa stature d'homme exceptionnel, voire de demi-dieu? je ne suis pas dans les confidences de son entourage, pas plus que cela m'intéresse réellement. Il a le mérite déjà bien gigantesque d'avoir représenté pour tous les peuples du monde une preuve que le pardon, le bon sens politique, et surtout le pragmatisme peuvent tout à fait faire progresser une nation. On retiendra forcément de lui ce visage souriant, ce bonhomme maigre, presque chétif, mais avec un regard et une présence hors du commun. Quelque-part, il me fait songer à Gandhi, avec cette étincelle indéfinissable qui en a fait une légende. Maintenant, si l'on regarde l'Afrique du sud dans le fond des yeux, on y voit malheureusement bien des choses peu agréables. Economiquement, le pays n'a pas encore réussi à offrir aux noirs une place décente, au titre que les grands propriétaires restent encore des blancs, parce que les ghettos existent encore, parce que la corruption et la violence sont des choses communes, et surtout parce que la liberté, bien qu'acquise pour les urnes, reste encore relative quand il s'agit d'éduction, de salaire, bref de niveau de vie et de chance. L'Afrique du sud a fait un pas de géant moral, mais un tout petit pas social.

Je souhaite aux héritiers politiques de Mandela de comprendre ses pensées, d'avancer, de ne pas s'en servir ni comme alibi ni comme icône, mais uniquement comme inspiration perpétuelle pour trouver une voie du progrès pour de pays pourtant magnifique. Les gens meurent, pas leurs idées. Les choses peuvent changer si ces idées se perpétuent et finissent par s'appliquer. Je faisais un parallèle avec Gandhi. Ironiquement, l'un comme l'autre ont vu leur pays reprendre son destin en main, et l'un comme l'autre ont vu que bien des choses restent et résistent, malheureusement, au travail d'amélioration. Mandela a sûrement vu et perçu que le sort des noirs prendrait du temps à s'améliorer, tout comme Gandhi a vu et compris la résistance que pouvait représenter les vieilles traditions et l'organisation sociale en castes. Au paradis, de quoi parleraient-ils ces deux là?

- Mahatma Gandhi: Dis Nelson, tu crois qu'ils comprendront un jour qu'on doit tous vivre ensemble?
- Nelson Mandela: J'espère bien! On n'a pas subi tout ça pour finalement les voir continuer à oublier que nous sommes tous frères.
- MG: Je crois surtout qu'ils ne veulent pas comprendre, parce que changer c'est bien plus douloureux que de stagner.
- NM: Je sais bien... mais après tout, si l'on commence à se désespérer de l'Homme, cela veut dire qu'on se serait battus pour rien? Tu ne crois pas qu'on devrait plutôt continuer à espérer, quitte à être perpétuellement déçus?
- MG: Tu as raison, on a toute une éternité pour voir notre espoir se réaliser!
- NM: On trinque? Ah non, j'oubliais, ascète...
- MG: C'est bon hein, quand on n'a plus les besoins terrestres, ça n'a plus de sens de se priver! Santé!

Pour les paroles de Asimbonanga, rendez-vous sur La Coccinelle