06 janvier 2011

Aspirateur

Ah, l’invention du siècle dernier ! Machine démoniaque, je te hais, je te maudis, je ne sais pas quel esprit pervers a eu le malheur de te mettre en œuvre, c’est certainement sorti d’un esprit malade et sadique ! Je ne vois pas comment un être humain un tant soit peu raisonnable a pu pondre une telle abomination, parce que, honnêtement, l’aspirateur est forcément l’ennemi du genre humain. Vous ne me croyez pas ? Derrière son aspect anodin, sa bonne bouille de machine pratique et reine du nettoyage se cache un monstre vicieux qui n’hésite pas à faire de votre vie un enfer. Allons disséquer l’existence de ce bidule, histoire de comprendre pourquoi je la vois comme une invention du Malin.

Tout d’abord, rappelons les faits : un aspirateur, c’est un machin conçu pour provoquer une aspiration sur toute surface à peu près plane pour l’en débarrasser de tous les débris et poussières qui envahissent notre quotidien. Fort de ce principe, l’aspirateur est donc l’allié de la propreté, de l’hygiène, mais également de l’esthétique en permettant temporairement de se vanter en déclarant, en bon être humain orgueilleux que « Ah, là, c’est propre ! ». Ben voyons… Foutue machine ! Il doit forcément y avoir un vice de conception quelque part, ne serait-ce que dans la gestion de la puissance. Un aspirateur, ça ne sait fonctionner que de deux manières : mode « aspire que dalle en faisant un boucan d’enfer », et mode « Décolle la moquette en faisant encore plus de barouf ». Super : si vous avez besoin de déposer le revêtement de sol, pourquoi pas, mais sinon, ne comptez surtout par sur votre assesseur ménager pour se rendre utile. Notez qu’au surplus, il s’acquittera mal de sa tâche dans un bruit digne des plus grandes cacophonies mécaniques. A croire que ce sont les mêmes qui conçoivent les échappements des mobylettes crèves tympans et les motorisations de ces démons à roulettes que sont les aspirateurs !

Mais là, ce n’est que la partie émergée de l’iceberg d’horreurs que vous promettent ces engins. Avec l’acharnement typique de l’homme moderne, nous tentons de mettre au point des solutions innovantes : avec sac, sans sac, aspirant tant les liquides que les solides, moins encombrants, et j’en passe. Dans tous les cas, relevez une bonne plaisanterie de mauvais goût : quand c’est avez sac, vous tomberez tôt ou tard en panne de sacs neufs, ou alors votre distributeur favori sera infoutu de vous trouver la référence qui convient. Sans sac, le bas à poussière finira, lui aussi, par être bien sale, et nécessitera un entretien peu ragoûtant. Parce qu’il faut se souvenir qu’un aspirateur n’est pas un digesteur : il accumule vos détritus, mais il ne les fait pas disparaître. Donc, question opération malsaine, vive la gestion des résidus ! Là, les deux écoles s’opposent : avec le sac, vous aurez toutes les chances qu’il se crève sous le poids de votre besogne, vous intimant alors directement l’obligation de refaire tout ce pénible boulot, et de l’autre vous devrez verser le contenu du bac qui, bien entendu, se révèlera pénible tant à manipuler qu’à vider sans en verser la moitié à côté de la poubelle. Quand je vous dis que le type qui a inventé ce machin est un pervers !

Au-delà de ces considérations, notez également que l’aspirateur a un don des plus pénible : aspirer ce qu’il n’est clairement pas supposé embarquer. Soyez aux abois, attendez vous au pire. Au mieux, il engloutira une pièce tombée par hasard de votre poche, au pire il ingurgitera un chiffon pour donc risquer de mourir étouffé, moteur grillé par l’excès d’effort. C’est atroce : l’aspirateur tire, tire encore, hurlant sa colère, braillant sa frustration de n’avoir pas totalement ingéré le corps étranger, et vous, penaud, vous tenterez un duel atroce entre vous et le tube. Relevez également que même si vous avez le bon réflexe de couper le contact, vous aurez deux alternatives : soit l’objet sera dans le sac, auquel cas vous serez bon pour le criblage des détritus (peut ragoûtant n’est-ce pas ?), soit il se sera gentiment bloqué dans le tube, à votre grand désespoir. Hé oui, l’ingénieur sadique est encore passé par là, puisque le tout est construit de manière non linéaire ! Tube souple, coudes en bout de manche, zones non démontables, tout est bon pour vous faire peiner dans votre vaine quête de la « foutue chaussette que ce con d’aspiro a bouffé ! ».

Et enfin, l’aspirateur, quand il devient vieux, se fait un ennemi insidieux. De sa vieille poussière il fait une odeur nauséabonde de vieux grenier moisi, de son moteur fatigué il donnera des quintes de toux à travers ses filtres souillés, et enfin, il laissera le tapis sans l’avoir même un tant soit peu nettoyé, tout en ayant prétendu à l’effort dans son hurlement classique de monstre électrique. Ne luttez pas : l’aspirateur est un ennemi !

05 janvier 2011

Ecrivain

« Plume en main, je rédigeai un de ces textes que j’aime à partager quand, tout à coup, je fus pris de doutes : suis-je réellement un auteur, ou juste une façon de transmettre une histoire dont je ne suis nullement l’inventeur, mais juste le transcripteur zélé ? ». C’est ainsi que je pourrais aisément décrire le rôle de celui qui écrit, c'est-à-dire cette situation étrange où l’on se voit devenir non plus celui qui choisit la voie à prendre, mais au contraire celui qui subit son récit, au titre qu’on vit de manière symbiotique avec l’œuvre. Cela peut sembler quasi incompréhensible expliqué de cette manière, je vais donc m’atteler à décrire ce que je peux ressentir lorsque je pousse l’écriture à son paroxysme personnel.

Si j’avais à schématiser très grossièrement la relation qu’entretient un auteur avec son ouvrage, je dirais qu’il s’agit d’une relation entre le ver solitaire et son hôte. Cela peut sembler barbare, mais c’est un peu ce que vit tout écrivain. Le livre, le texte est là, présent, il grandit intérieurement, sans véritable autre raison que d’exister pour lui-même. J’exclue bien entendu les plumes besogneuses, celles que l’on paye pour obtenir un résultat. Là, il s’agit bien de ce ténia littéraire, qui se nourrit de toute émotion assimilée, de la culture générale et des expériences, et qui, au bout d’un certain temps, devient si pesant et encombrant qu’on souhaite le voir se coucher une fois pour toutes sur le papier. Quand j’ai parlé de symbiote, c’est bien de cela qu’il s’agit : on le nourrit malgré nous, parfois même on se refuse à le voir, mais au final, il ne nous quitte que si l’on fait le nécessaire pour cela. D’un certain point de vue, c’est ce qui peut rendre l’écriture douloureuse, car elle transmet alors les moindres émotions et douleurs de l’auteur qui se met alors à nu, sans autre camouflage que celui du silence devenu parole par l’écrit.

D’un autre côté, l’écriture, c’est aussi ressentir au-delà de la simple mécanique huilée du « je transforme en écrits ce que j’imagine ». Si l’on caricature (encore une fois), l’écrivain peut soit se savoir maître de l’imagination, choisissant soigneusement ses effets, un peu à l’instar d’un réalisateur de théâtre qui ajustera chaque passage selon « sa » vision de la pièce. Tout à son opposé, il y a les écrivains viscéraux, ceux qui, comme moi, ressentent sans préparation, qui deviennent les scribes de leur travail. Typiquement, sur les fictions que je peux être amené à rédiger, je constate qu’il m’arrive de « vivre » les scènes, à tel point qu’elles se construisent sous mes yeux, avant même d’être coulées dans le moule du langage. Cette sensation, de ne pas être écrivain mais observateur, elle s’avère plus que troublante quand les thèmes sont dérangeants. On devient voyeur de sa propre scène, observateur méthodique, froid, qui choisit alors de ne pas intervenir, quitte à laisser le récit se naufrager sur les rochers de la facilité. En soi, vivre l’écriture de cette manière s’avère être efficace d’un côté, mais nerveusement épuisant de l’autre. En effet, quoi de plus épuisant que de devenir soi même acteur inconscient ? Je ferme les yeux, je « vois », je « perçois », mes sens subissent les flots des odeurs, du toucher, des saveurs, et finalement, écriture devient plus un travail de description que réflexion. Allez comprendre ce processus… Me concernant, il est capable de m’amener à affirmer, tout en frémissant, que je me fais le porte voix de mes personnages, comme s’ils avaient existés de quelque manière que ce soit. Fiction ? Réalité ? La différence n’est que trop ténue pour l’esprit humain.

Et puis finalement, écriture, réflexion, imagination, la plupart du temps on en use comme exutoire, comme thérapie mentale pour déverser ses névroses sous forme de textes plus ou moins acérés. Celui qui écrit, c’est celui qui éprouve le besoin d’exprimer, de relater, de raconter une histoire. La Vérité, au sens absolu du terme, n’a pas de sens dans l’écriture : le mensonge d’une histoire inventée survit très bien face à l’exigence de réalité des hommes. On peut sans difficulté rêver et décrire un monde onirique, sans pour autant se défaire de la seule Vérité que subit l’écriture : Ecrire, c’est savoir transmettre. Vérité historique, ou bien fiction bien construite, peu importe, l’écrit doit attirer, donner du plaisir, transformer les mots en tragédie, en comédie, en analyse. Chacun doit pouvoir y trouver son bonheur, sa façon de « vivre » l’histoire. Pour chaque roman, pour chaque livre, vous trouverez des avis différents, de personnages préférés par les uns et les autres, mais toujours vous pourrez confronter objectivement chaque avis. L’essentiel est d’avoir réussi à mener au plaisir ceux qui veulent bien aimer vos écrits.

04 janvier 2011

Rien ce soir, pas le temps

Je crois que tout est dit!

03 janvier 2011

La lucidité

Je suis fou. C’est officiel, je le confirme, je l’affirme même, mes neurones battent de l’aile et j’aime ça. Pourtant, m’étant autosuggéré que j’étais une personne saine d’esprit, j’espérais maintenir ma place dans la société humaine, ne serait-ce que pour assouvir des besoins ordinaires tels que celui de communiquer socialement, ou plus prosaïquement d’aller faire des achats. Dans l’absolu donc, je me pensais tout à fait ordinaire, relativement intégré, et surtout suffisamment sain d’esprit pour ne pas finir en chambre capitonnée.

Mais hélas, trois fois hélas, le destin s’est engagé sur la voie de la dégénérescence ! Je me suis supposé ordinaire, alors que tout psychiatre m’aurait déjà alerté sur mes déviances intellectuelles. Ah ça, être critique, trop penser, trop réfléchir, c’étaient des indices fortement signifiants de ma folie latente, voire même des symptômes très inquiétants pouvant dire « Ca y est, je suis un dingue ». Et dire que je me targuais, à tort, de ne pas avoir les fils qui se touchent ! Quelle erreur, que de croire qu’on est sain quand, en fait, on est totalement atteint. La camisole m’attend, les murs molletonnés m’observent avec insistance. Encore un peu, et je serai jeté dans une cage, avec l’esprit déconnecté grâce aux bienfaits de la camisole chimique.

Peu à peu, j’avais tenté d’éviter le naufrage cérébral, ceci en me lançant, en vain bien entendu, dans la rédaction de ces chroniques. Indice à la Maupassant, j’espérais y lire ma déchéance, et donc y mettre un terme au bon moment. Malheureusement, comme tout cinglé qui se respecte, j’ai eu l’outrecuidance de ne pas accepter cet état de fait, de ne pas me rendre compte que oui, je suis barge, que ma cafetière est fêlée, et que je prends l’eau en permanence. De fait, quand on me disait « Tu es vraiment cinglé », avec le recul, s’avérait un diagnostic des plus exact. Je suis dingue, et j’en suis donc fier.

Maintenant, reste à valider cette situation. Je suis supposé rencontrer un psychologue pour le boulot, lui parler de notre situation professionnelle, et donc mettre sur la table tout ce qui est supposé provoquer du stress ou du mal-être. Rien que l’idée me fait frémir : moi qui me suis diagnostiqué une folie, que va dire cet analyste chevronné ? Va-t-il, comme moi, piquer un fou rire, ou au contraire tamponner mon dossier avec un joli label « A enfermer » ? Dans l’absolu, je laisse le doute se perpétuer. Quelque part, le dit toubib se moquera totalement de mon état cérébral, et favorisera probablement une analyse circonstanciée de tout ce qui pourrait être « nuisible » à mon entreprise. Sortie de cette logique, je devrais réussir à en réchapper sans un internement d’office. Quoique, avec ma chance, je pourrais très bien être invité à visiter des locaux dont je n’aurais le droit de sortir que sous bonne garde, et chargé en sédatifs.

Allez, de l’entrain ! Je suis un grand malade, un mégalomane doublé d’un mythomane à mes heures ! Laissons le destin entrer dans la danse : nombre de fous mégalos ont réussi à gravir les échelons du pouvoir. Donc, si je m’entête à être dingue, si je m’acharne à me convaincre que j’ai quelques cases en moins, je pourrais bel et bien briguer un poste d’autocrate ! Chouette ! J’ai donc un avenir, et ce malgré mes tares congénitales. Allez, on chante après moi : « Jefaispeuralafoule… président ! Jefaispeuralafoule… président »

30 décembre 2010

Anarchie

Je rebondis sur mon dernier texte pour aborder une question très délicate, car celle-ci renvoie vers une mouvance politique très complexe sur laquelle nous collons facilement l’étiquette « anarchie ». Sa complexité est si grande qu’elle a fait l’objet d’une quantité énorme d’ouvrages, à tel point qu’il me semble presque ridicule d’espérer résumer ces opinions extrêmes avec un seul mot. Le confort du résumé aidant, la foule admet donc un raccourci non seulement dangereux, mais surtout erroné. A mon sens, il faut donc pratiquer une analyse précise de chaque revendication, ceci afin d’en extraire la véritable source, et donc pouvoir identifier le socle identitaire et politique qui se cache derrière.

Tout d’abord, n’oublions pas que l’anarchie, sous sa forme revendicative et terroriste n’est pas nouvelle. Chaque période historique peut présenter un certain nombre de partis, de mouvements d’opinions tendant vers l’anarchie au sens étymologique du terme. Toutefois, si l’on veut effectuer une simplification, l’immense majorité des partis anarchistes actuels trouvent leurs racines dans l’anarchisme de la fin du XIXème siècle, début XXème, avec des personnages forts comme Ravachol. Dans l’absolu, l’idée est de combattre l’état, son emprise politique et son formatage social, ceci afin de rendre une forme de liberté aux individus. Il faut se souvenir que l’époque était plus à des dictatures qu’à des démocraties, et malgré la notion de république, la plupart des gouvernements appliquaient des politiques très strictes, pour ne pas dire dictatoriales. De plus, la notion de classes sociales avait une forme de sens, étant donné que les sociétés étaient très hiérarchisées. C’est donc contre un système que luttaient les anarchistes, ceci en employant des méthodes toujours d’actualité : braquages de banque pour le financement, assassinats de personnes symboliques (ou estimées comme telles), attentats à la bombe. La notion de terreur était déjà mise en œuvre pour secouer l’opinion publique, les journaux (média principal de l’époque) ne se privant alors pas de s’en faire l’écho. Cependant, à force de dériver et de pratiquer la violence, tous ces mouvements furent réduits au silence, tant par la perte de confiance de la part de la population, que par la mise en place de gros moyens pour arrêter les membres de ces groupes anarchistes.

Par la suite, nombre de groupuscules revendiquèrent leur anarchisme : groupes terroristes en Italie, en Allemagne, et en France, partis divers et variés souvent interdits dans la plupart des pays d’Europe, le « A » stylisé fut donc employé pour servir de base de revendication, et de symbolique compréhensible par les masses. Cependant, furent-ils tous réellement anarchistes ? Toute la difficulté est de justement faire le tri entre ceux qui, sous couvert d’action militante, se révèlent être néo communistes, et ceux qui, réellement, désiraient pratiquer l’anarchisme utopique. Cette classification, je ne me permettrai pas de la faire, d’autant plus qu’il y a souvent des écarts entre la doctrine initiale, et celle présentée par chaque groupe. C’est d’ailleurs l’écueil principal rencontré par les partis anarchistes : comment se fédérer, donc se gérer, quand la doctrine revendique justement de se débarrasser des lois et des chefs ? Le plus gros problème est donc celui qui serait normalement sa plus grande force, c'est-à-dire une mutation d’une unité d’idées en une unité dogmatique. Communautarisme idéologique et anarchie font donc, hélas, bon ménage. A terme, la plupart des mouvements (pour ne pas dire tous) finissent par se déliter, soit faute de membres actifs, soit suite à une radicalisation du mouvement. La perte de crédibilité, l’usage d’attentats aveugles sapent systématiquement le soutien populaire, si tant est qu’il y en ait eu un.

Ces dernières semaines signent le retour d’actions militantes et trop aisément étiquetées « anarchistes », notamment en Italie et en Grèce où des attentats ont été perpétrés soit contre des symboles de l’état, soit contre des symboles du capitalisme. Qu’en penser ? Tout d’abord, sans vouloir m’avancer, il est évident que capitalisme et anarchisme ne sauraient coexister. Le capitalisme nécessite évidemment une structuration sociale et économique complexe, où les entreprises et l’état s’accordent sur la manière d’organiser la société, tandis que l’anarchisme, s’il est dans sa forme la plus exacte, milite lui pour faire voler en éclats ces maillons et ces articulations riches/pauvres. Plus de riches ni de pauvres, n’est-ce pas un des fondements du « vrai » communisme ? Que l’on s’entende bien : je ne dirai pas que le communisme et l’anarchisme sont associés, je dis simplement qu’ils partagent un certain nombre d’idées communes qui, bien que légitimes et moralement séduisantes, s’avèrent généralement problématiques, pour ne pas dire dangereuses à mettre en place. D’autre part, je ne peux évidemment pas les rapprocher au-delà de ces quelques ramifications idéologiques, car le collectivisme appliqué par les gouvernants communistes s’oppose totalement au principe de liberté totale, sans loi, que prône le véritable anarchiste.

Alors, que sont ces nouveaux anarchistes ? Pour une part, je crains qu’ils soient de la même veine que ceux qui se retrouvent embrigadés dans les partis fascistes et assimilés. En effet, mêmes causes, mêmes effets. La crise économique majeure que nous traversons a eu pour effet principal d’anéantir des pans entiers de certitudes sociales. Faire travailler l’argent s’avère plus rentable que de faire travailler l’homme. L’homme qui n’est pas assez riche pour se le permettre est donc tributaire de ceux qui jouent avec ses biens. En cas d’instabilité économique, c’est donc celui qui n’a pas grand-chose qui est le plus touché. Les déçus de l’économie de marché, les naufragés du chômage représentent donc un excellent terreau pour la revanche radicale. Les partis fascistes, et plus particulièrement les partis néonazis s’appuient sur l’usage du discours sécuritaire, et ciblent l’étranger et la différence comme des causes de l’échec social. Donnez des thèses faciles à assimiler, ciblant un ennemi facile à identifier, et vous aurez des endoctrinés malléables. A l’autre bout du scope politique, les radicaux anarchistes ciblent l’état et le système capitaliste comme seuls responsables du naufrage. A leurs yeux, pour des mêmes effets, la cause majeure provient donc de l’absence de « moralité » en politique et en économie. Sans morale, pas d’humanité, donc un système inhumain doit absolument disparaître. Coûte que coûte.

Je ne crois pas que les anarchistes se trompent de cible. Il est effectivement évident que l’absence totale de contrôle des financiers par les états ne peut qu’amener à de nouvelles crises cycliques. La seconde guerre est une conséquence indirecte de la crise mondiale de 1929. L’usage de la force dans nombre de pays n’est qu’une conséquence directe du pouvoir que représente les matières premières sur le marché mondial. La manipulation des gouvernements, ainsi que le chantage au travail sont en droite ligne de cette omnipotence des finances sur la politique. Dans ces conditions, difficile de dire que les anarchistes se trompent de cible. Par contre, je suis fermement convaincu qu’ils se trompent lourdement de méthode et de solution. En effet, anéantir sans rebâtir, rêver d’une utopie égalitaire dépourvue de lois, c’est croire que l’homme n’a pas d’ambition. Les fondamentaux de l’anarchisme sont donc séduisants, faciles à transmettre et à expliquer, mais impossibles, en l’espèce, à mettre en place.

Existe-t-il une troisième voie, entre économie libre et instable, et la voie du radicalisme ? Entre ces deux bouts du spectre, il y a énormément de mouvances. Depuis le parti communiste qui, malheureusement, n’a pas assez de crédibilité pour peser dans la politique française, jusqu’à l’extrême droite qui pèse par la volubilité de ses chefs, chaque parti a des idées à offrir sur le « comment mettre un terme à la gabegie ». Où se positionner ? Ce n’est pas vers un choix unique qu’on doit forcément se tourner, car choisir un seul chemin, c’est, en politique du moins, se fermer trop de portes et d’idées novatrices. Les dissensions internes du PS réduisent à néant les discours idéologiques au profit des discours de personnes. L’excès d’influence des entreprises dans les cercles amicaux des dirigeants de droite musèlent trop les suggestions qui vont à l’encontre de leurs intérêts. L’absence de charisme des leaders de la gauche « dure » (PC et NPA) réduit son poids dans les élections. Les excès médiatiques des dirigeants du FN se font au détriment des idées de fond, rendant le parti séduisant qu’aux yeux des votes dits « de réaction ». Pourquoi ne pas les voir s’asseoir autour de la même table ?

Je suis tout particulièrement inquiet concernant l’émergence forte de ces nouveaux groupes anarchistes et terroristes. En effet, pour l’heure, ces actions sont ciblées, et d’une efficacité relative. Il n’y a pas encore de psychose, comme à l’époque sombre des années de plomb en Italie. Mais, de là, rien n’empêcherait que d’autres suivent le mouvement, s’associant à ces actes à travers l’Europe. On peut donc légitimement craindre la réapparition de l’anarchisme terroriste en France, le retour des tags « A » sur les murs, ainsi que le retour en grâce d’une idéologie anarchiste dans les mouvements souterrains. Soyons prudents tout de même. Je me demande également ce qui peut pousser les états, et donc les médias serviles, à associer des attentats à l’étiquette anarchiste. Jusqu’à présent, c’était l’islam radical qui était l’étendard terroriste, à tel point que le nom Ben Laden était une véritable marque de fabrique. Cependant, peut-on parler de terrorisme quand celui-ci ne frappe pas votre état ? La Grèce et l’Italie ont ce problème fondamental à régler, d’autant plus que l’Italie a déjà pratiqué une politique obscure d’attentats (loges P2 en tête) pour faire accuser des groupuscules ciblés. Je me demande donc si, pour l’heure, ce qu’ils appellent « anarchistes » existent réellement, et si ce n’est pas des justifications pour pratiquer des politiques sécuritaires accrues. La crise sociale majeure que traversent ces deux nations peut aisément faire dériver l’état vers une radicalisation politique…. C’est ce qui a mené l’Italie à se donner aux fascistes. C’est ce qui a amené la France à accepter sans broncher des politiques sécuritaires et liberticides. C’est ce qui pourrait donc être une conséquence du prétexte anarchiste.

Une conclusion ? Attendons de voir s’il y a réellement une renaissance de l’anarchisme militant avant de lui jeter la pierre. L’anarchisme n’est pas une mauvaise opinion, pas plus mauvaise qu’un communisme radical ou un capitalisme à outrance. Les voies intermédiaires sont à explorer, mais reste à voir si les dirigeants et idéologues de chaque parti seront capables, un jour, de s’asseoir ensemble pour discuter et trouver une façon de faire concertée. L’absence d’échange et de réflexion nous mène à des élections où un parti d’opposition, supposé faible, est capable de faire pencher la balance. L’absence de concertation et de tolérance idéologique nous jette dans les bras de la dictature tacitement acceptée par les masses. Les médias, pour l’heure, se font plus l’écho des attentats « anarchistes », que des prises de position de notre gouvernement qui, actuellement, réduit nos libertés, crée des lois autorisant que l’on nous épie en permanence, sous couvert de protection de l’économie (HADOPI), et de protection des personnes (LOPPSI).

Soyez à l’écoute, et osez la réflexion, la contre analyse.

29 décembre 2010

Wikileaks en chanson

28 décembre 2010

Nationalisme

Il m’est déjà arrivé d’aborder des questions politiques, historiques, voire même religieuses, mais je ne me suis que très rarement attaqué à des montagnes telles que le nationalisme. Chose difficile s’il en est, le sentiment « national » a une connotation des plus négative en France, notamment depuis que l’extrême droite comme le FN s’est emparé de nombre des sentiments qui sont le fondement du nationalisme. En effet, loin des clichés tels que le nazisme ou le fascisme, le nationalisme est malheureusement un terreau fertile pour les opinions les plus dangereuses, notamment celles qui mènent au totalitarisme et à la dictature. Il est donc délicat d’en parler sans risquer de dériver, voire de perdre le fil et donc d’être mal compris, ou tout du moins perçu comme quelqu’un de douteux. Pourtant, le sentiment nationaliste n’est pas nécessairement nauséabond, et encore moins nocif, surtout s’il s’appuie sur le bon sens et une certaine compréhension dépassant les frontières de son propre pays.

Tout d’abord, à mon sens, le nationalisme est un besoin identitaire. On ne saurait restreindre ce besoin à de vulgaires opinions racistes ou xénophobes, car dans une certaine mesure, ce n’est pas la pluralité ethnique qui différencie le nationaliste des autres, mais avant tout une forme de reconnaissance personnelle derrière une entité supérieure, celle d’une nation, celle d’un pays uni. En conséquence, le nationalisme ne saurait pas être aisément associé aux mouvements tels que le nazisme. Par contre, ses déviances sont évidentes, car il suffit de se demander « qu’est-ce qu’une personne qui fait partie de la nation » pour y faire un tri ethnique, ou encore religieux. Même les pays ayant une forte mixité ethnique peut avoir des mouvements qui revendiquent une suprématie quelconque, s’adossant à des ères de l’histoire, ou encore à des considérations politiques et/ou culturelles. Donc, s’identifier comme nationaliste, cela n’exclue pas une autre ethnie, pas plus que cela véhicule nécessairement une haine d’un étranger, quel qu’il soit.

De là, le nationalisme revêt un aspect dangereux quand il est confronté à des problématiques maintes fois exploitées par les chantres du fascisme : immigration, non intégration d’ethnies non historiques, ou encore haine viscérale d’un voisin suite à une guerre passée par exemple. Entre nationalisme et patriotisme, c’est la « préférence nationale » qui est le différentiel. En effet, le nationalisme aura pour principale action d’estimer plus efficace une personne du territoire qu’une personne provenant de l’étranger, et ce pour des raisons culturelles, linguistiques, ou juste d’assimilation sociale. Fondamentalement, difficile de dire que l’idée soit saugrenue, car il est élémentaire de dire qu’une personne intégrée est plus propice à être efficace dans la société, qu’une autre qui ne parle pas la langue, ou bien qui ne connaît pas les us et coutumes locales. De là, deux écoles s’opposent : celle qui incitera, à travers de l’éducation, les « étrangers » à faire parti du socle social, ceci en les faisant entrer dans un moule formaté par le pays, et la seconde qui repoussera toute forme d’intégration, estimant de fait que la différence est mieux dehors que dedans.

Concrètement, alors quoi penser du nationalisme ? La fibre patriotique n’est pas mauvaise. Au contraire, j’estime qu’elle est une nécessité en cette époque. Savoir qui l’on est, d’où l’on vient, cela se révèle être une force intellectuelle et morale. C’est par ailleurs une problématique connue dans nombre de banlieues, où l’absence de prise en compte de la jeunesse, de la mixité culturelle, ont eu pour conséquence une absence chronique de reconnaissance de la jeunesse dans l’état. On peut effectivement suggérer qu’en réponse à cette défection de l’état les uns se sont reconnus dans la religion, et donc dans le communautarisme, et à l’autre bout du spectre des croyances, dans une politique nationaliste forte. Le discours sécuritaire a alors des échos favorables dans les mouvements nationalistes, eu égard à la menace potentielle des services de police contre ce qu’ils appellent « la racaille ». Le risque est alors grand qu’une forme étrange de fascisme soit revendiquée, ceci pour contrer une influence grandissante d’une population en marge des clichés sociaux déjà périmés.

Et moi ? Je me pose parfois la question. Je me crois patriote, et légaliste, au titre que j’ai une forte conviction que c’est par la loi et l’éducation et l’ordre que nous pouvons faire s’entendre des gens différents. Je n’ai aucune confiance en celles et ceux qui pensent que la couleur de peau ou la foi font une différence. J’ai d’ailleurs pour eux un profond mépris, parce qu’ils oublient un peu qu’en pressant les gens à être des parias, on en fait des gens agressifs, qui se débrouilleront comme ils pourront. La pauvreté, la promiscuité des cités, l’absence de repères, tout ceci fournit des raisons à la violence, à la haine des symboles de l’état, ainsi qu’à une recherche d’une identité, hors du système. Je suis profondément outré quand on me parle de discrimination positive, car celle-ci est forcément négative pour quelqu’un. Je suis profondément en colère quand on me demande de choisir un camp. Je suis nationaliste car je crois en la nation, souveraine, unie derrière des symboles comme le courage de celles et ceux tombés pour le drapeau, mais je ne suis pas le nationaliste qui pense qu’un « Français » est meilleur qu’un étranger. L’étranger d’hier, c’est le Français de demain, et j’espère que nous saurons inculquer aux prochaines générations que ce n’est pas la différence la menace, mais la peur de la différence. Le patriotisme est en berne depuis deux bonnes décennies, et le nationalisme, lui, s’est nourri de cette décrépitude. Charge à chacun de rappeler que la République doit s’appuyer sur les forces vives du pays, et cela signifie tous ceux qui font en sorte que la France soit un pays riche, fort, où l’identité nationale, c’est celle de respecter autrui et l’état.

27 décembre 2010

Pas trop de bobos ?

Non, ne vous méprenez pas ! Pour une fois, je ne vais pas agresser cette population prétentieuse, pédante et insupportable de petits bourgeois qui annoncent vouloir la révolution, tout en étant les chantres du capitalisme, ceci tant par les actes que par les urnes. Non, là, honnêtement, je vais juste me contenter d’aller titiller votre tempérament et vos aigreurs d’estomac, ceci à travers un lendemain de fête qui peut déchanter assez brutalement. Pour autant que je sache, noël tout comme le jour de l’an sont nécessairement la cause de beuveries pour les uns, d’excès alimentaires pour les autres, et de déceptions pour pas mal d’entres eux. Notez que c’est sans aigreur personnelle que j’y songe, au titre que je n’aime pas ce genre de fête d’une part, et que d’autre part je n’ai pas eu un noël déprimant. Mais qu’en est-il pour les autres ?

Tout d’abord, il y a ce foutu folklore nauséeux à souhait qui est de s’empiffrer. Pourquoi diable attendre une telle date pour pratiquer l’orgie ? En quoi une date sur le calendrier suffit-elle à déclencher nos instincts les plus bas ? Non content de trop manger, on le fait sans se priver, alors que le reste de l’année, on est foutus de se contenter de féculents, de steak premier prix au soja (PS : que vient faire le soja dans un steak... qu’on m’explique, je dois être trop con pour comprendre), et de pâté produit dieu seul sait où. Pour noël ? Dinde farcie, huîtres, foie gras, champagne, rien n’est trop bon pour notre appétit d’ogre, quitte à s’en mordre les doigts le lendemain. Ce n’est pas tant que je n’aime pas les dits produits, mais surtout que je ne saisis pas le besoin irrépressible qu’ont les pauvres hères que nous sommes à vouloir imiter les nantis qui, eux, mangent et boivent ces produits sans en tenir compte. C’en est affligeant : n’est-ce pas ridicule, cet ouvrier qui se ruine pour goûter au fameux et surfait caviar Russe ? N’est-ce pas dramatique, le besoin de se dire « tiens, j’ai goûté cette connerie de champagne à 150 Euros la bouteille », tout ceci pour être au mieux déçu, au pire carrément écoeuré ? Encore une fois, n’y voyez pas une critique ni sur le prix, ni sur la qualité intrinsèque du produit. La seule chose qui fâche, c’est de se dire qu’on vient de lâcher un ticket d’une semaine de courses pour une petite boîte de 50 grammes, laquelle s’avère avoir un goût d’eau de mer mâtiné d’un je ne sais quoi de poisson pas frais. Ah, l’envie du pauvre concernant les habitudes du riche !

Mais si ce n’était qu’à table ! Avant, il y a l’apéritif qui généralement vous noie un foie bien plus vite que n’importe quelle taverne de renom. Pire encore pour le pauvre organe : noël se révèle être une source intarissable de consommation de chocolat, qu’il soit de qualité ou pas. Les lendemains qui déchantent, avec ses migraines, ses vomissements, ses « crises de foie » (qui, notons le, n’existent pas, puisque le foie n’est pas un muscle), ou encore ces deux jours de nausée permanente où chacun cherche désespérément refuge dans les bras de Saint Alka-Seltzer. Hé oui, l’homme aime se retourner le cerveau, sous prétexte qu’il faut faire la fête, ou bien est-ce le fait d’aimer voir son cerveau réduit en purée qui sert de prétexte à la fête, allez savoir. Bref, les hôpitaux, et surtout les pharmaciens doivent forcément récupérer de l’égaré de la gamelle, du démonté de l’estomac, et ce à la pelle. L’automne est propice aux feuilles mortes, noël et le jour de l’an sont propices aux cadavres de bouteilles. Pas tout à fait la même ambiance je dois dire.

Il y a également ce rituel des cadeaux. Qui n’a pas eu des envies d’homicides face à une horreur absolue, face au cadeau dont personne ne veut, ou pire encore, qui se refile de mains en mains, en attendant que quelqu’un ait enfin le cran de le mettre à la benne ? On ne sait jamais quoi offrir, sauf à le demander ouvertement, ou à faire preuve d’un éclair de génie qui n’arrive que trop rarement. Alors, on se déleste de quelques Euros en prenant la première saleté qui trône sur un étal, comme par exemple un encensoir, une lampe hideuse, ou encore un service à thé dont personne n’aura jamais l’usage. Et là, que faire ? Grogner, se plaindre ? Ce serait de l’incorrection de la pire espèce ! Alors, on se force, on sourit, on maugrée dans sa barbe, tout en attendant le départ de celui ou celle qui vous fait le cadeau, afin d’aller faire découvrir au dit présent qu’il y a un placard pour lui. Mais là, généralement, c’est le drame, car le dit placard dégorge lui aussi d’anciens objets, de ces cochonneries dont on ose pas se débarrasser. Tenez, d’ailleurs, bonne blague : on ne peut que très rarement se débarrasser de ces abominations, parce qu’on ne veut pas froisser qui que ce soit. Dès fois que la tante Ursule demande à boire un thé sans « son » service... Pathétique, non ?

Alors, entre l’hypocrisie qui vous arrache des larmes de sang, et les abus qui vous tirent des larmes de désespoir, avez-vous eu bobo à la tête pour noël ? Pour ma part, pas vraiment. En effet, j’ai trouvé LA stratégie gagnante : offrez sciemment des horreurs en représailles, tout en montrant bien qu’il s’agit là d’une attaque, une déclaration de guerre. En réponse, bien entendu, chacun réfléchira à deux fois avant de vous offrir quoi que ce soit, et surtout quoi que ce soit de hideux... Ou alors la personne est aussi tordue que moi, et se lancera, elle aussi, dans une guerre à l’objet le plus débile possible. Et merde !

24 décembre 2010

Et voici Xmas...

23 décembre 2010

Tu avais raison John

Demain, nous fêterons Noël. Certains seront en famille, d’autres en solitaires, et nous aurons tous en tête des instants associés à ce battage, à ces flocons de neige en aérosol, à ces guirlandes de pacotille, et à ces papiers d’emballage qui vont s’entasser dans un coin d’une poubelle. Alors, qui pensera à autre chose qu’à ces cadeaux qu’il recevra, ou au contraire à ces objets que personne ne lui offrira ? Riches comme pauvres, nous allons vivre le rituel de Noël, en se demandant intensément « Est-ce que cela a vraiment un sens ? ».

John Lennon a répondu de manière très juste à cette question en chantant « War is over, if you want it ». Trente ans après, elle a encore un sens, elle est d’une actualité affolante, et pourtant, malgré les horreurs de la guerre, malgré les atrocités de la violence, nous n’avons toujours pas tiré d’enseignement de ces paroles d’espoir. C’est Noël, pour les forts et les faibles, pour les jaunes et rouges. Joyeux Noël…

Tu avais raison John,
Il faut savoir rêver et avoir de l’espoir.
Il faut savoir ne pas sombrer dans le noir.
Tu avais raison John,
C’est à Noël qu’on devrait faire la paix,
Savoir tendre la main pour de vrai.
Tu avais raison John,
C’est sous le sapin qu’on devrait se réunir,
S’aimer simplement et cesser de haïr.
Tu avais raison John,
On pourrait arrêter de faire la guerre,
Le jour de Noël, les canons pourraient se taire.
Tu avais raison John,
Il n’existe pas de différences chez les hommes,
Tu étais vraiment un grand bonhomme.
Tu avais raison John,
Moi aussi je voudrais voir ce monde,
Se tenant la main, dans une seule ronde.
Tu avais raison John,
Vivre en paix n’est pas une utopie,
Je ne veux pas d’un monde où l’on supplie.
Tu avais raison John,
Tout est possible quand l’homme le veut,
Changer les choses, cela demande si peu.
Tu avais raison John, mais…
L’homme ne change pas,
Il ne t’écoute toujours pas.
Il a choisi la déchéance,
La haine et la violence.
Pardonne leurs péchés,
Comme je voudrais leur pardonner.

Adieu ou à bientôt, John Lennon

« Happy Xmas ! »