30 avril 2009

Mise au point (sur objectif)

C’est bon, ils me voient là, enfin je crois. Apparemment, cette caméra semble fonctionner correctement, en tout cas la loupiotte verte brille et annonce qu’elle est allumée. Fils branchés, batterie chargée à fond…

Et merde, encore une erreur de casting.

Plus le réseau s’étend, et avec lui la pandémie de la débilité aiguë, plus je crois que la modernité n’est que le support aux travers de l’esprit humain. Pourtant, on m’a bassiné avec moult exemples à l’appui que, la technologie c’est chouette, on peut voir la personne avec qui l’on parle à 10.000 kms de là, que l’invention c’est le progrès… Ah ouais ? Et vous y avez traîné vos guêtres, vous, sur Youtube et consoeurs ? Soyez sincères deux secondes : qui, parmi vous, arrive à légitimer l’existence même de ce genre de création de Satan en personne ? Même le plus pervers des obsédés n’aurait jamais rêvé d’obtenir un tel service ! C’est quand même ahurissant quand on y songe. Quoi que vous puissiez affirmer sur la diffusion de vidéos par cette méthode, notez que l’immense majorité des « choses » (mot choisi par politesse) publiées dessus sont de l’exhibitionnisme pur et dur. Vous n’y croyez pas ? J’exagère ? Personnellement, tomber sur les commentaires stériles d’une gamine voulant se croire femme, ceci quand on recherche un clip ou une vidéo concernant un chanteur… Inutile de vous préciser à quel point je me sens concerné.

La distribution facilitée de la vidéo par ces sites me semble être devenu le meilleur moyen d’abrutir les gens, mais aussi de les inciter à faire n’importe quoi pour être vus. Tenez, c’est là-dessus que l’on trouve les plus grosses gamelles volontaires, les vidéos d’accidents gores, les images de la petite que l’on laisse se noyer sans secours, ou bien encore le combat entre deux chiens mis en présence uniquement pour se rincer l’œil. On pourrait supposer qu’un contrôle permettrait de s’épargner ces choses, mais finalement l’homme est non seulement le roi de l’exhibition, mais aussi celui du voyeurisme. Ah, tel un loft revisité à l’échelle du monde, ces vidéos représentent notre curiosité aussi malsaine qu’elle peut devenir morbide. A croire que nous sommes voués à aimer ce qui nous tue, non ?

Si l’on cumule ce fait facilement vérifiable au modèle économique de Youtube et consoeurs, difficile de leur trouver le moindre pardon. Vous ne savez pas comment ils se rémunèrent ? En balançant de la publicité quand quelqu’un vient voir votre vidéo. En sachant que le droit à l’image vous autorise à toucher des parts là-dessus, dans le principe chacun des diffuseurs devrait recevoir une part du gâteau. Raté ! En vous inscrivant, vous acceptez que la société se fasse du fric… sur votre créativité ! Magnifique non ? Alors, allez y, diffusez les images de la naissance du petit dernier, Youtube sera ravi de toucher les revenus publicitaires quand vos amis iront les regarder. Hé oui : vous polluez votre ami de leurs réclames, et vos amis se feront une joie de répercuter le principe sur leur entourage. Si ce n’est pas du marketing viral, c’est que je n’ai rien compris.

Le plus dommageable là-dedans, c’est que l’immense majorité des inscrits supposent, à tort, que leur vidéo est d’une qualité irréprochable. Mal cadrée, tournée avec la tremblante du mouton, floue comme si la lentille de la caméra était couverte de buée, sans rire ces « trucs » (à nouveau une politesse forcée) sont le terrain idéal du comment saboter une vidéo de vacances par Ginette et Bernard à la Baule. Affreux, tout simplement affreux. Autant une photographie pardonne un peu tant il est simple de recadrer le tout, autant un film ne saurait être retouché ou bidouillé sans des compétences précises dans le domaine. Ceci dit, je doute que nos Spielberg de fond de quartier populaire se préoccupasse de ce genre de détails. Du moment qu’on voit son pote se refaire la mâchoire sur les marches du centre commercial du coin…

En fait, ce qui m’horripile le plus, c’est que les chaînes de télévision, qui, parfois, ont des documentaires très bien réalisés, se refusent encore à profiter de la gratuité pour imiter les Youtube. Pourquoi ne pas diffuser gratuitement ces émissions, et ce en contrepartie d’une publicité discrète sur la page ? Cela saurait être une saine concurrence, et un enrichissement du contenu vidéo d’Internet… mais c’est sans compter Norbert qui, heureux d’avoir repeint sa poubelle Renault tunée façon plastique Playmobil en vert pomme, va s’en donner à cœur joie et se filmer en train de rouler avec.

Au secours, à moi, que la culture revienne à nous !

29 avril 2009

a noter pour les férus d'informatique

Plein les bottes des liens commerciaux lors des recherches Google?
Marre de vous battre avec les recherches complexes sur ses concurrents?

Passez donc voir Yauba qui me semble être une sacrément bonne alternative. En espérant que son modèle économique sera viable (car sans publicité), et que la pertinence restera d'actualité très longtemps!

Longue vie à Yauba !

Source

Désillusions

Je sais que l’on se raccroche à certains souvenirs comme des tiques sur le dos d’un chien malingre, mais après tout, à quoi bon s’en tenir à des souvenirs fantasmés quand la réalité est toute autre ? Il n’y a rien de cruel à briser les clichés mentaux, il n’y a rien de malsain à reconnaître que le passé n’a pas été idéal, bien au contraire même, il s’avère salutaire de progresser en admettant que l’on s’améliore ! En affirmant cela, je suis convaincu que nombre de nostalgiques de l’enfance sont là à m’attendre, matraque en main, prêt à me refaire le visage façon steak tartare. Désolé, mais je ne saurais revenir sur ces propos lapidaires, et je compte même en faire la preuve ci-dessous.

Quelle mouche s’est entichée de mon épiderme pour que j’aille pester et déblatérer contre nos souvenirs d’enfance ? Allez donc lire les deux liens à la fin de ce message et vous comprendrez mieux, mais pour le moment, restez en ma compagnie et discutons de la magie de l’imagination des bambins. Est-elle si réelle ? Existe-t-elle vraiment un monde imaginaire où tous les enfants viennent naviguer pour y bâtir des situations improbables ? Bien que je sois le premier à croire en la créativité des enfants, force est de constater que c’est avant toute chose l’acquis qui tisse les liens entre la réalité et nos fictions. Croyez-vous sincèrement que avons été des créateurs d’univers ? N’avez-vous pas simplement campés le rôle d’un inspecteur vu à la télé, imité la poupée prétendument princesse d’un monde féerique, ou encore simulé le voyage intersidéral d’un film vu en cassette vidéo ? Je n’ai pas la prétention d’avoir été un utilisateur assidu de la plume avant l’âge adulte, et encore, ce n’est que par pure provocation personnelle que je me suis attelé à la tâche. Quitte à écrire, autant que cela me plaise, me suis-je dit la première fois que j’ai couché des rêves sur le papier.

Qui sont les auteurs des fantaisies ? Des gosses ? Non, des adultes extrapolant des envies enfantines ramenées à l’échelle de l’adulte frustré. Voler comme un oiseau, tous nous l’avons désiré, mais de là à en faire un lieu commun dans un monde parallèle, aucun gosse n’a poussé le vice à ce point ! Les machines complexes, sont-elles l’œuvre d’esprits de dix ans d’âge, ou d’adultes fascinés par la science et férus de progrès ? Il n’y a rien de mal à admettre que le mioche reproduise ce qu’il voit, c’est même ainsi que l’on apprend tout ce qui fait de nous une population « civilisée » (civilisée par rapport aux tribus de primates, restons modestes). De ce fait, les aventures des enfants s’apparentent donc à du copier coller de l’existant, avec évidemment des déformations dues aux mélanges : prenez un peu de Star Wars, un soupçon de série télévisée, mélangez le tout en y versant deux doigts de dessin animés et voilà le nouvel environnement que vous avez supposés être novateurs !

Cruel vous dites ? Pas le moins du monde. Loin de moi l’envie de minimiser l’imagination des enfants, au contraire même, j’affirme haut et fort que c’est cette restitution de nos créations qui en font toute la magie. L’adulte ne s’émerveille que rarement, son pragmatisme le rend insensible au charme d’un oiseau, incrédule face aux trolls, fées et autres magie, et surtout cynique face aux situations manichéennes. Et quoi ? Sommes-nous donc si cruellement dépourvus de rêves pour ignorer la beauté simple des choses inhabituelles ? Certains se rassurent en se gavant de récits « cultes », et jouent les experts en connaissant par cœur les situations, personnages et autres objets... Mais dans quel intérêt ? C’est aussi intéressant de parler avec ces monomaniaques que de regarder leur collection de jouets collectors maintenus sous blister dans une vitrine blindée. Le jouet, c’est fait pour jouer, imaginer, rêver bordel ! Le gosse lui ne s’encombre pas de ce genre de broutilles : il joue, point final. J’aime à penser que les gosses perdus dans nos univers sont les futurs créateurs de mondes de demain, qu’ils sauront, une fois n’est pas coutume, trouver mieux qu’à être une pâle copier de leurs aïeux.

Enfin, il y a un monde où le môme s’exprime, et explique à qui veut prendre le temps de l’écouter ses désirs, et ses espoirs. Le dessin. C’est par le griffonnage intensif couleurs pastel qu’il va décrire son monde et en tracer les plus belles (ou les plus hideuses) facette avec un sens aigu de l’observation. « Là c’est papa, là maman, là la voiture de papa, là ma maison ». Mal dessiné, coloris improbables ? Pas du tout, juste leur vision du monde telle que nous leur servons avec le sirupeux désir de leur épargner le plus de tristesses possible. Nous leur mentons sans vergogne, camouflant nos errances sous des dehors rassurants. Baratin du divorce, mensonges du portefeuille vide, illusions sauvegardées dans l’alcoolisme… Nous bâtissons des geôles morales afin de croire notre descendance à l’abri, alors qu’au fond nous sommes monstrueux de cruauté. L’intelligence est là, latente, prévisible et même visible dès le plus jeune âge. Pourquoi croire qu’en mentant nous retarderons l’échéance ? Parce que nous sommes lâches... et la lâcheté crée la désillusion, celle où le papa n’est pas un héros, et où la maman est une femme comme les autres, avec ses joies et ses tristesses.

Le monde du rêve, c’est un peu notre cadeau à nos enfants. Dépourvus de violence, aseptisés et plein de bons sentiments, cet univers, c’est celui que l’on aimerait avoir vécus, et un peu celui que l’on voudrait qu’ils vivent à notre place. Ils ne créent pas Peter Pan, ils veulent être Peter Pan. Nous leur avons donné Peter Pan, et eux vont s’en satisfaire jusqu’à apprendre à ne plus y croire, ou plutôt à en sourire comme étant un monde qui aurait été agréable, s’il existait réellement. Ne gâchez pas le talent de rêveur, offrez leur du rêve, mais soyez honnêtes, expliquez leur la magie, parlez leur de nature, de musique, de sport, de cinéma, d’aventure, d’amour, de romantisme. Ne les croyez pas capables d’en retenir le meilleur comme le pire, et alors peut-être pourrons nous dire que « finalement, ils rêvent plus que nous, nous rêvions ».

Enfin je l’espère...

Première BD à lire
La seconde BD de Boulet à ce sujet

27 avril 2009

Pandémie

La trouille de la petite saleté en éprouvette revient en force ! Tremblez, humains flasques et adipeux, prônez l’isolement, engagez donc vos cerbères pour, vainement, défendre vos frontières si perméables. La grippe porcine vous effraie, elle est là, tapie dans chaque recoin tant de notre environnement que de votre existence fantasmée. Hé oui, malgré toute cette belle technologie supposée nous préserver de tout, et surtout de nous-même, nous voici à nouveau à la merci d’un virus, une saloperie invisible qui prolifèrera que cela nous plaise ou non.

Et puis quoi, c’est naturel qu’un virus prolifère, et nous agresse, quelque part. Nous sommes une des populations les plus présentes au monde tant par le nombre, que par notre présence dans chaque recoin de la planète. De ce fait, nous sommes sans aucun doute la cible plus intéressante qui soit. Vive la dissémination mondiale, vive la fin des frontières et les voyages à grande vitesse. Cessez donc de frémir à l’idée qu’un voyageur puisse devenir un génocide sans le savoir : nous avons voulu ne pas avoir de bon sens, alors tant pis pour nous.

Sans vraiment y avoir réfléchis, nous provoquons chaque jour la nature qui, dans sa grande patience, garde ses pires soldats en réserve dans des zones peu accessibles, ou tout simplement en sommeil en attendant que quelqu’un de compatible se charge de distribuer à grande échelle la morte rapide et douloureuse. Grippe aviaire, grippe porcine, grippe espagnole, paludisme, peste, choléra... comme si nous étions à l’abri de tout ceci sous prétexte que nous, bourgeois équipés du net (et donc supposément informés de tout), nous serions donc loin des zones de contamination. Quid de la vérité qui est élémentaire et terrifiante ? Nous ne sommes protégés de rien, pas plus que la nature fera preuve de pitié le moment venu.

Alors on met en branle des moyens démesurés : fermeture des frontières, enquêtes à l’échelle mondiale, surveillance en tout genre, et même isolement des territoires supposés contaminés par le biais du boycott. Magnifique, si c’est réellement efficace. En toute logique, l’homme cherchera toujours un moyen de contourner les interdits, soit par besoin économique, soit par pur défi. De fait, la contamination est et sera toujours un problème majeur dans notre système où dorénavant il faut raisonner à l’échelle du monde, et non à l’échelle d’une nation. Par miracle, aucune pandémie majeure ne s’est encore déclenchée, et nous restons encore en relative sécurité sanitaire car, au fond, toutes les nations du monde tendent vers une amélioration des conditions de vie et de soin. Cependant, n’oublions alors pas le facteur malchance !

C’est ce facteur là qui est intéressant à observer finalement. La science (en fait les idiots en blouses qui se croyaient plus malins que les virus et bactéries qu’ils étudiaient), affirmaient dans les années 70 « nous avons identifiés et traités toutes les maladies et virus du monde ». Foutaises : le monde est si vaste qu’il y a potentiellement des milliers de gentilles saletés qui nous attendent pour faire de notre jolie paillasse des hôtes de luxe. Ebola, SRAS, SIDA, fièvre hémorragique de Marburg, légionellose, sait-on réellement s’en prémunir ? Nous avons eu l’orgueil facile, et surtout la détente très lente pour comprendre que la première des sécurités provient de l’entraide mondiale, et non pas des progrès faits par les laboratoires pharmaceutiques. Il est communément admis que le paludisme, tout comme la tuberculose, sont supposés ne pas exister (ou à de très petites échelles dénombrables sur les doigts d’une seule main) en France... sauf que la tuberculose revient en force dans les tranches de populations défavorisées. Qu’en penser ? Que nous devons absolument oublier la philosophie pécuniaire dans la médecine et l’industrie du soin, et commencer à privilégier les solutions simples, et si possible accessibles à tous. On se bat contre des maladies... mais uniquement là où il y a de l’argent, et finalement celles-ci perdurent alors que nous, riches européens, nous avons enfin la paix (ou nous le croyons, mais c’est tout comme).

Que croire ? Que nous avons une chance inouïe que rien ne se soit encore passé à grande échelle, et que les virus, en tant qu’être minuscules et dénués d’intelligence, ne sont pas capables de fomenter de plans pour envahir le monde... Sinon, nous serions déjà tous morts, ou bien en très grande quantité. Comme quoi, médecine et science ne veulent pas dire sécurité. Loin de là même.

24 avril 2009

Hostile ?

Nous avons de la chance quelque part : la technologie reste encore, à ce jour, à notre service et c’est l’Homme qui, malgré son incommensurable bêtise, l’utilise sans en être la victime. En effet, la machine n’a pas encore cette intelligence que nombre d’auteurs de science fiction nous présente comme étant une menace. Point de Terminator capable de cibler une personne et la traquer sans relâche, pas de Big brother réellement en activité (si ce n’est sous contrôle et validation humaine, mais là c’est un autre débat), et puis finalement notre quotidien n’est pas encore truffé de micros susceptibles de nous faire arrêter parce que l’on a été un rien trop véhément contre X ou pour Y.

Mais les choses sont-elles sur le point de changer ? C’est ce que sous entend l’article dont je viens de prendre connaissance (lien en fin de texte). En substance, celui-ci explique que l’armée américaine serait en train de mettre au point des robots autonomes capables de traquer tout individu hostile (entendre ce que vous voulez par ce terme), et l’intercepter. Deux choses s’imposent immédiatement : d’une part, ce seraient donc des machines capables d’agir sans validation d’un opérateur, et d’autre part de prendre donc des décisions, qu’elle soient opportunes ou non. Réfléchissons un instant à ce que cela veut dire. Un, c’est quoi être « hostile », deux quelle est la méthode d’interception.

Voici le robot en question:

Le robot en question


Pour un premier pas vers le robot traqueur, analysons ce que l’homme peut envoyer comme signes que pourraient distinguer une machine « intelligente » : température corporelle (infra rouges), sons (microphones avec analyse du signal reçu), pouls (analyse de l’imagerie thermique), et finalement image directe avec saisie des mouvements. Considérons dons notre machine : un individu hostile serait celui qui fuit, donc qui court, donc qui a chaud, qui braille son mécontentement ou sa crainte, et au bout du compte qui se défend d’une manière ou d’une autre. Fort bien, alors comment distinguer un émeutier jetant des pierres sur un camion de police et le gosse qui s’enfuit, terrifié par l’usage du robot de traque ? Par la taille, la corpulence, que sais-je, l’analyse faciale des traits pour identifier un âge approximatif ? Cela me laisse perplexe étant donné que d’une part la taille n’est pas signifiante (si ce n’est le nouveau né…), pas plus que l’âge, car ne l’oublions pas, nombre de conflits voient agir des enfants soldats. Un gamin de 12 ans armé d’un AK47 est aussi dangereux que l’adulte équipé de la même arme, non ? Espérons donc que l’équipement du robot ne sera pas aussi binaire que le comportement me laisse présager, bien que je sois plutôt du genre à voir ce genre de bestiole agir en zone de guerre où une « bavure » ne prêtera pas autant à conséquence qu’en zone urbaine à domicile.

Passons à l’aspect arrestation. Arme à feu ? Taser ? Filet ? L’engin est (d’après la source en anglais) envisagé sous une forme offensive et non d’intervention de pacification. Distinguons d’emblée ces deux méthodes : la première envisage l’usage d’une machine de guerre qui agira sur le mode « tuer ou être détruit », le second correspondant plutôt à « interpellation avec des méthodes non létales ». Admettez qu’il y a de quoi s’inquiéter. Quels seront les critères de choix pour le robot ? Aura-t-il une telle indépendance pour présumer de la vie ou de la mort d’une personne ciblée ? Abandonner le pouvoir à un équipement programmé est autrement plus inquiétant que de simplement se dire qu’il s’agit d’une solution pour préserver des vies. Le discours est toujours le même : un soldat peut mourir et la vie n’a pas de prix, alors qu’une machine, elle, peut être sacrifiée. Dans les faits, la chose est plus subtile. Nous sommes loin de la solution comptable brute et sans réflexion car, dans l’absolu, c’est le résultat qui compte.

A tout bien considérer, je crains que ces robots apportent plus de problèmes que de solutions. Poussons l’imagination : ce genre de machines seront donc autonomes, et probablement qu’il sera envisagé de mettre à profit de nouvelles technologies (batteries, rechargement solaire…) de manière à ce que l’homme ait le moins de maintenance possible à faire. Cela signifiera donc le déploiement de machines tueuses, sans possibilité de contrôle externe, et qui plus est autrement plus déterminées que des hommes en proie au doute ou à la morale. Si l’on admet cette philosophie du combat (ou de la police !) par machines interposées, m’est avis que ceux qui ont semés ces mécaniques se verront tôt ou tard victimes de leur propre robots. Un petit exemple qui en vaut bien un autre : admettons un champ de bataille « conventionnel ». Comment détecter un ennemi d’un ami ? A l’uniforme ? Sûrement pas, on peut dépouiller un mort pour revêtir les vêtements de l’adversaire. Alors quoi d’autre ? Un boîtier électronique émettant un signal décrétant que son porteur est ami ? Je vois bien l’ennemi (quel qu’il soit) s’accaparer le procédé pour se protéger, ou bien brouiller la détection et ainsi faire de tout allié du robot une cible potentielle. Paranoïa ou inquiétude légitime ? La police et l’armée ont déjà des tâches suffisamment difficiles pour qu’un robot soit un jour capable d’en faire autant, et surtout d’avoir un jugement, et non une logique binaire.

A lire en complément :
Article d’origine (sur korben.info)
Article source (en anglais sur newcientist)

23 avril 2009

Je hais le papier

« Comment ça, il hait le papier !? » s’écrie le défenseur de la presse libre, le fanatique de la belle lettre ou le monomaniaque collectionneur d’annuaires téléphonique, comment ose-t-il détester cette découverte vitale pour la culture et la distribution de l’intelligence de par le monde ! Je vous le dis, chers lecteurs, je voue une haine farouche pour cette matière qui a mis tout être humain au désespoir au moins une fois dans sa vie.

Il y en a qui y vont de leur pénible et non crédible ritournelle sur la presse indépendante, sur le besoin de communiquer et de critiquer, et surtout de rendre celle-ci disponible au plus grand nombre. Allons bon ! La presse est aussi indépendante que le khmer rouge fut sympathique sous Pol Pot. Mettez les pieds ne serait-ce qu’une seule fois dans une librairie et trouvez une once d’indépendance morale, politique et encore plus financière parmi les publications alignées sous vos yeux scrutateurs. Tous témoignent non pas d’une ligne éditoriale franche, mais plutôt d’une obstination farouche à paraître réactionnaire. Est-ce de la réflexion que de faire les poubelles des politiques ? Est-ce du journalisme que de soulever les jupes des maîtresses tant officielles qu’officieuses des grands de ce monde ? Ca n’a rien d’intéressant, si ce n’est pour une population ravie de pouvoir considérer les gens de pouvoir comme des égaux à eux-mêmes, c'est-à-dire faibles, vulnérables face à la chair ou l’argent. De fait, le papier est alors haïssables car il se fait transport pour de la propagande ou pire encore pour du néant rédactionnel.

Sois honni, toi le livre qui, sous des dehors de promesses d’évasion ou d’aventure, tu te fais chante d’idéologies malsaines et de discours abscons. Trouver de la culture dans un Harlequin, c’est espérer découvrir de l’intelligence dans les antennes de radios dites « jeunes ». Nous sommes bien loin de ce que le livre nous promet : homophobie, racisme, xénophobie, discours rétrogrades, bref le livre est une arme de destruction massive de l’opinion publique. N’a-t-on pas censuré nombre d’ouvrages pour préserver les masses de leurs influences néfastes N’est-il pas évident qu’il vaut mieux s’envoyer en l’air que de balancer des citations toutes faites et incomprises ? Je sais que, parmi vous, il y a des amateurs de littérature. Quelle prétention ! Voilà qu’on se sent supérieur parce que l’on a feuilleté un classique quelconque, et que l’on est capables d’en extraire quelque réflexion supposée vitale pour l’avenir de l’Homme. L’évidence trône dans les étals des bibliothèques : une majorité d’ouvrages sont consacrés au nombrilisme humain, au lieu d’être force de proposition. Facile de critiquer, surtout si l’on offre rien comme solution…

Et puis que dire de ces papiers infâmants qui nous souillent l’existence de leur pénible présence : factures, lettres de relance, documents administratifs, tous concourent non à nous simplifier la vie mais au contraire à la rendre invivable ! Pourquoi les gens espèrent-ils une simplification des procédures ? Parce que le formulaire machin est indispensable avec la pièce comptable truc, et que sans cela l’ahuri chargé de vous répondre sera heureux de vous notifier, par écrit, que « Votre dossier est incomplet ». Merci à toi, oh admirateur de la rectitude, de la droiture dans l’empilement de documents ! Grâce à toi l’Homme a découvert qu’il est capable de gâcher son temps et son espérance de vie juste en quêtant LE document dont tous nous ignorons l’existence et qui, bien entendu, vous sera demandé. Ultime provocation, ne dit-on pas que, légalement, nous sommes tenus d’avoir nos papiers sur nous ? Et puis quoi encore !? Autant se faire marquer avec un code barre directement sur l’épaule de sorte à faciliter le travail de nos vigiles devant peu à peu gardiens de troupeau.

Et puis finalement, le papier est surtout un danger majeur, un risque pour l’humanité. C’est que ça coupe ces conneries de feuilles dans la ramette que l’on engouffre sans précaution dans la photocopieuse ! SALOPERIE ! Ca fait mal !!!

22 avril 2009

Intelligence

J’admire énormément de choses. Que ce soit la Nature de par sa diversité et sa créativité, ou que ce soit l’Homme de par ses travers et sa (trop rare) capacité à progresser, j’avoue adorer ce facteur commun qu’est l’inventivité. Dans l’absolu il y a de quoi faire dans ce domaine, et ce même si l’on se cantonne à notre chère humanité. Regardons autour de nous, observons chaque petit élément devenu anodin qui découle de l’imagination et de l’intelligence ! Le moindre petit bout de plastique démontre notre savoir faire ainsi que notre capacité à contourner des problèmes, à les surpasser, et finalement à sortir du néant de nouvelles technologies ou de nouvelles façons de penser. C’est splendide non ?

Je suis sûr qu’arrivé à ce stade nombre de mes habitués me tancent d’importance en se demande ce qu’il m’arrive. « Tiens, il ne se fout pas de nous ! » dirait l’impatient… Hé oui pauvre bougre, il m’arrive de faire des éloges vivants, des compliments, au lieu de me cantonner à la vile déclamations de mes sempiternels griefs. J’abhorre la bêtise, mais là, je reconnais que nous pouvons faire des choses fantastiques. Toi lecteur, admets l’incroyable complexité de ta voiture, l’incessante évolution de ton abrutisseur personnel, pardon de ta télévision, ou bien l’improbable apparition des appareils de communication tenant dans la poche. Pour autant que je sache, nos prédécesseurs n’imaginaient pas le dixième de ce que nous possédons : le téléphone portable, la télévision par satellite, le GPS, le train à grande vitesse, les voyages intercontinentaux, l’informatique à domicile, bref toutes les innovations que la science a su mettre à portée de l’imbécile moyen capable de pianoter sur un clavier.

Je craque.

J’avoue, tenir un tel discours m’incommode, c’est au-dessus de mes forces. Je ne peux pas songer au progrès sans songer aux travers de l’Homme, et je ne peux surtout pas imaginer parler de la faculté de l’Homme moyen d’inventer des solutions sans penser à l’absurdité de certaines réflexions. Tenez, prenons un paradoxe élémentaire : si nous devons glorifier la création et honnir la destruction, que penser de l’inventeur de la bombe atomique ? C’est tout le cœur du problème en fait, nous savons aussi bien créer que réduire à néant en une fraction de seconde, le tout en prétendant avec véhémence qu’il s’agit d’une seule et même glorification de la science. Que l’on me pardonne ma cruauté, mais l’abruti qui a crû bien faire en mettant au point un nouvel explosif n’a rien du type saint d’esprit, pas plus que l’on peut dire que l’inventeur de la chaise électrique soit un gars très recommandable. Nous n’avons pas l’obligation de créer et contourner les problèmes uniquement pour anéantir notre prochain, en tout cas dans la mesure où celui qui est notre voisin se contenterait d’être de bonne compagnie.

Allez, oublions les technologies modernes et passons du bon temps à réfléchir sur ce que l’Homme est capable d’inventer, et de la superbe qu’il peut mettre dans la bêtise. Le monde est un florilège d’actions humaines où la connerie semble être présente en proportion constante. Comprenez par là : plus il y a d’hommes sur terre, plus il y a d’imbécillités constatées. Le réseau a cette intéressante particularité de nous fournir gracieusement un inventaire des expérimentations douteuses, maladroites, ou juste stupides auxquelles l’Homme sait s’adonner. Quelques exemples ? Demandez à un débutant en utilisation de fenwick (vous savez, ces machines dédiées au transport de charges dans les entrepôts) de déplacer une bombe… cela donne ça



Ou bien demandez à un type de charger son camion… sans vous préoccuper si l’idiot du village sait combien il peut embarquer, ni même vous inquiéter de la façon dont il va s’y prendre et vous obtiendrez… ceci :



Have fun avec l’Humanité !

21 avril 2009

Y a des gens qui s’emmerdent

C’est flagrant ! Je ne vois pas d’autre explication pour ce qui fait le contenu majoritaire sur la toile. Sincèrement, en quoi est-ce intéressant d’admirer les derniers clichés ratés, flous et ridicules d’une midinette en mal de visibilité ? J’ai souvent fustigé l’orthographe indigente, tout comme le racisme latent de nombre de ces sites, mais là, franchement, après avoir erré pendant une petite heure entre ces pages, je suis réduit non plus à l’étonnement mais au désespoir le plus profond. Suis-je donc un des seuls à exiger que la langue, que les idées, que les envies soient traitées avec respect ? Est-il tolérable de s’adonner à la joie du « blog » et d’être alors mis au même niveau que cette masse puante d’adolescents allant jusqu’au malsain ?

On peut trouver des excuses potables comme l’envie de partager facilement avec ses amis, de communiquer les dernières photographies sans avoir peur de les perdre… Mais bon sang, arrêtez de nous dire que « c une chanteuz ki kartone ». Pitié ! Ce genre d’opinion format timbre poste m’horripile. Tu l’aimes ta vedette éclair se trémoussant telle une malade atteinte de parkinson ? Défends la, trouves des choses à dire sur elle (si tant est que ce soit envisageable, faudrait voir à ne pas pousser mémé dans les rosiers), mais pas simplement que tu l’aimes ! J’en arrive à avoir de la tendresse pour les fanatiques absolus d’une vedette donnée, qui se fendent de mettre sa biographie, ses disques, des photos piochées à gauche à droite, des copies de billets, des liens, bref des choses construites même si l’on peut souvent avoir les yeux qui pleurent à force d’horreurs linguistiques. Pour s’en convaincre cherchez « non officiel » avec n’importe quelle vedette sur votre moteur de recherche favori : là il y a du contenu, même si connaître la marque de céréales préférée de Tartampion me laisse indifférent.

Les gens doivent vraiment avoir des vies de merde… A vrai dire ce n’est pas tant le principe qui me dérange (sinon je serais tenu de fermer la grande gueule), mais avant tout l’absence chronique de contenu. Des pages et des pages d’images repiquées à gauche et à droite, souvent à l’extrême droite ces derniers temps soit dit en passant, une ligne ou deux histoire de faire un commentaire, et puis au bout du compte le grand néant, le vide intersidéral que même Hubble aura du mal à scruter de son œil gigantesque. Ce qui est triste aussi c’est que pour un même thème certains se fendent d’efforts désespérés pour sortir de la masse, devenir crédibles et même, à la limite, en faire un business plus que rentable ! Tenez, on peut le prendre pour un demeuré chronique, un abruti pédant et prétentieux, mais bande d’imbéciles, ce type est soit un produit marketing des plus réussis, soit un des commerciaux les plus cyniques et efficaces qui soit ! Merde alors : se foutre du lecteur et être autant visité, partir d’un simple blog pour finir à la télévision (en invité star !!!) et même, suprême camouflet, réussir à en faire une chanson et un disque, là je dis chapeau bas. Monsieur Mickael Vendetta, toutes mes félicitations, j’admire les vrais derniers cyniques. Si vous allez traîner sur ces deux liens, un avertissement tout de même : c’est, à mon sens, du quinzième degré manipulé avec une redoutable efficacité. En scrutant ce contenu faussement indigent, gardez à l’esprit qu’il s’agit là d’une provocation, un choix marketing des plus précis.

Le blog de départ

Le site officiel

Non et puis il y a aussi cette masse de sites parfaitement inutiles, dont le contenu nous semblent même sorti d’esprits dérangés par l’alcool et/ou les stupéfiants. Les lister serait en soi un sport intéressant, mais quitte à n’en retenir un pour aujourd’hui, j’ai celui qui suit.

Comment lacer ses chaussures pas comme tout le monde (en anglais)

Dites, si ce n’est pas de la masturbation intellectuelle, qu’est-ce donc ? Là aussi je dis chapeau : réussir à faire venir du monde et devenir célèbre rien qu’en nouant les lacets de ses grolles, encore une fois chapeau bas ! Plaisanterie mise à part, jetez y un œil, cela va du débile à l’incroyable.

Bon c’est pas tout ça, j’ai des godasses à relacer.

Ah si j'allais oublier: un excellent blog très complet, simple d'accès, mais essentiellement accessibles aux tordus passionnés par l'informatique. Je pense que vous êtes de ceux là... non?

Le blog de Korben

20 avril 2009

J'ai failli oublier

Un blog plutôt sympathique, avec du dessin et du cynisme dedans. J'aime assez, alors faites y un détour, je pense que l'auteur sera content de vous voir débarquer.

Ca se passe ici:

Le blog d'Igolem

Lutter contre l'apathie

On a tous ces moments d’apathie où l’on se sent tels des mollusques avachis dans un plat de restaurant sur la côte bretonne, mornes, mous, sans énergie, avec pour seule perspective la panse acide d’un débonnaire imbécile. Et pourtant les moyens de s’en prémunir existent ! Quoi ? Vous n’êtes pas au courant ? Vous pensiez qu’une fois la télévision coupée point de salut ? Mais il faut donc tout vous expliquer ! Allez, je vais faire ma bonne action annuelle en vous donnant quelques recettes efficaces pour retrouver un peu d’énergie et d’entrain.

Commencez toujours la journée en insultant ceux que vous détestez. Pour ce défoulement quotidien, plus besoin de hurler à la mort comme un chat agressé par deux pitbulls ! Internet vous sauve la vie : recherchez les sites de vos politiciens les plus honnis, identifiez les profils « communautaires » de vos voisins/collègues/familiers sur la toile et arrosez les copieusement de votre bile de frustré rondouillard. Surtout, pensez bien à mettre le paquet dans les noms d’oiseaux, mais le tout de manière anonyme, ce serait dommage de découvrir que le Net n’est pas aussi « libre » qu’il y paraît. Petite astuce complémentaire : il existe même des solutions pour créer des adresses mails temporaires, le rêve absolu pour bombarder votre casse noix expert en barbecue puant qu’est votre voisin.

Une fois le café et les 3000 mails d’injures envoyés l’un dans votre panse, l’autre de par le monde, préparez vous à la « sale con attitude ». Cela revêt plusieurs formes. Vous allez bosser en voiture ? Pas de problème, roulez 10/20 km/h sous la limitation de vitesse, et si possible répondez aussi violemment que possible aux provocations des autres conducteurs. Ca les ennuie, ce chemin à une voie et ligne blanche que vous embouteillez... comptez donc cette petite victoire nombriliste sur le monde et surtout sur les démons mécaniques ! Vous êtes un ardent défenseur des transports en commun ? Là, il faut s’équiper : soit vous choisissez la méthode « old school » du journal au format insupportable, ou le « new wave » avec le baladeur braillard. Le second est évident : pour peu que vous ayez une dégaine de voyou et/ou de rugbyman, prenez un baladeur, collez lui un haut parleur (si ce n’est pas déjà fait) et balancez le dernier tube inaudible de la midinette en vogue. Pour la première, c’est plus subtil et à tendance mono cible : prenez des canards tels que le Monde qui, dans leur monolithisme, n’ont pas su se faire pratiques. Ouvrez le en grand devant vous pour revendiquer votre statut social et là, à chaque changement de page, agissez comme un bourrin. C’est efficace avec en vrac, la pimbêche pédante et sur-maquillée (et probablement gauchiste à ses heures... histoire d’être dans le coup), la petite vieille hirsute et mal lunée mais terrifiée rien que par votre présence, et même, sublime plaisir, le costumé cravate trois pièce tronche de con tout frais émoulu d’une école de commerce. N’hésitez pas à faire dans le lourdingue en lançant la conversation, et surtout... prenez tout à contre-pied. N’abondez jamais dans le sens de qui que ce soit, soyez ignoble, n’hésitez pas, chargez la mule avec du négationnisme, de la barbarie à pas cher. Vous verrez, quel plaisir de les sentir se mettre en colère contre un inconnu !

Pendant la journée de labeur, c’est à vous de trouver les bonnes solutions pour tuer l’apathie supposée de votre tâche. Donnez du boulot à qui n’en a pas besoin en vidant par exemple la photocopieuse de ses feuilles, en faisant acte d’emmerdeur en bloquant sciemment les toilettes avec un tournevis, ou bien en fatiguant tout le monde en ôtant l’ampoule des pièces sans fenêtre. Con, simple, ludique, donc redoutable. Et les solutions ne manquent pas : toi qui cuisine pour des ingrats, qu’attends tu pour charger en piments la gamelle du sale con qui ne lâche pas de pourboire ? Toi le facteur, pourquoi t’ennuyer avec les lettres de relance du fasciste du second ? Qu’il se trouve dans la merde avec les huissiers oui ! Ah, les petites vengeance du quotidien, quoi de plus agréable pour reprendre vie quelques instants !

Et puis le soir venu, ne vous abrutissez plus ni devant la télévision, ni même devant le Web. Soyez inventifs car tout peut être sujet de loisir. Tenez, les miches de la célibataire d’en face, qu’attendez vous pour aller les visiter ? Pourquoi ne pas aller tromper l’apathie dans un restaurant où, une fois le plat dégusté, un bon scandale comme « le cheveu dans la tambouille » vous vaudra une engueulade, mais une addition gratuite. Et puis finalement le sommeil vous gagnera, le sommeil de celui qui s’est défoulé et a gagné son droit au repos.

Que la connerie humaine soit remerciée !