16 juillet 2008

Vite, embarque les gosses on décolle !

Ah, les vacances d’été, ces congés qu’on planifie des mois à l’avance, période faste pour certaines professions comme les commerçants dans les stations balnéaires, les cambrioleurs de banlieue et les stations services d’autoroutes surchargées ! Quoi de plus séduisant que cet alignement bariolé de véhicules emplis de nos chers voisins et de leurs chérubins se déchaînant sur la banquette arrière ? Il n’y a pas à dire, les transhumances d’été sont presque aussi spectaculaires que les nuées de sauterelles grégaires en Afrique : là où ils passent, l’herbe ne repousse pas. Le bonheur, ça tiendrait donc à peu de choses qui seraient la possession de la voiture suffisamment grande pour entasser pêle-mêle le gourbi de l’épouse, les jouets de plastique des gosses et les fringues démodées du lourdaud qui leur sert d’époux et de père, le tout augmenté de l’inusable caravane ou de la tente canadienne devenue igloo par effet de mode (ou de serre ?).

Que dire, si ce n’est… non je l’avoue sans ambages : je hais les touristes beauf qui amoncellent à l’approche des péages, qui ronflent dans les campings en se gargarisant de mauvaise bière et qui font en sorte d’apparaître encore plus pathétiques qu’ils ne le sont en réalité. Quel est ce besoin maladif de ressembler aux clichés tels que les Bidochon ? Pourtant ils sont prévenus : le bob Ricard, le maillot Marcel sont démodés, faire l’effort de ne pas ressembler à une écrevisse est autant médicalement qu’esthétiquement conseillé et surtout, oui surtout être un minimum respectueux et propre ne sont pas accessoires. Hélas, trois fois hélas les gens se contentent donc de s’entasse sur les plages, de se retourner la couenne au rythme d’un mouvement de l’heure, de se préparer joyeusement des mélanomes et autres joyeusetés de la surexposition au soleil, et pardessus le marché s’en félicitent en déclarant ostensiblement (par le truchement d’autocollants fournis par le syndicat d’initiative de dieu seul sait quel patelin paumé :) « Je suis allé au bord de la mer et j’aime ça ». Bordel, mais en quoi est-il si indispensable d’avoir l’air idiot, à moins que ce soit une marque de reconnaissance dans les tribus autochtones. Je devrais me renseigner auprès d’un naturaliste, ça pourrait aider.

Bref, les loisirs nautiques et le camping, vous l’aurez compris, m’indiffèrent et cela non par le manque d’attrait pour la grande bleue souvent noir pétrole mais avant tout à cause de la présence du parasite es touriste, en fait même pas le touriste, mais plutôt le Touriste majuscule, le couillon estivant qui suppose à tort que tout lui est dû et qui semble avoir perdu sa fierté au même moment où il a « oublié » le toutou de la petite dernière sur une aire de repos. Fielleux mes propos ? Assurément, je n’ai pas de considération pour celles et ceux qui se présentent en maîtres alors qu’ils sont des hôtes, ce qui en terme d’éducation représente une sacrée différence non ? Que l’on aspire à un confort chèrement payé je l’admets, que l’on se comporte en sagouin souillant, dévastant et vilipendant le commerçant pas assez empressé, là je dis non.

Est-ce une prise de conscience collective ou bien l’attrait de la nature semble prendre quelque force ? Depuis quelques années le tourisme vert se fait fort d’offrir des paysages « vierges » à des gens déjà plus avertis sur la nature et qui plus est leur permet d’admirer des richesses qui semblaient hier encore des territoires désolés. Messieurs dames, regardez votre France : elle n’est pas faite que de Paris et des plages (ou des stations de ski bétonnées à la va vite dans les années 60/70), elle est aussi collines, campagnes, rivières, falaises, lacs et que sais-je encore. Pourquoi s’intéresser qu’à la rose des Sables d’Olonne alors que l’ancolie de montagne est plus jolie encore ? Bref, l’apparition des causes écologistes a un impact sur le tourisme et pour une fois je remercie les écolos de tous poils de permettre de décharger les plages au profit des sentiers de nos si jolis terroirs.

Tout cela, c’est l’été ? Pas seulement. L’été c’est aussi le honteux marchandage de la vie des animaux de compagnie, le ramassage des dites bêtes dans des refuges puis souvent l’obligation de leur ôter la vie par manque de place. Humains ? On se dit humains ? On n’abandonne pas un animal comme on jette une canette vide, mais ça, c’est du consumérisme d’imbéciles heureux de s’être débarrassé du corniaud encombrant de la petite dernière. Je suis convaincu que c’est le même con qui s’extasie ensuite au zoo en déclarant que le « tigre est magnifique », alors qu’il dénigrera sans vergogne le hérisson, la taupe, le furet ou le chat de gouttière. « Gros con ! » c’est bien le seul épithète encore poli que je trouve à lui jeter au visage.
N’est-ce pas le même qui se défausse de ses parents à l’hôpital quand il estime l’ancêtre trop encombrant ? N’est-ce pas là la même ordure qui dit à son père impotent « tu seras bien ici papa », tout en espérant que la canicule soit au rendez-vous. Fumiers sans respect pour vos géniteurs, en quoi s’occuper d’une personne âgée est dégradant ? Ah, je sais, c’est le temps qui file, l’inquiétude quant à la prise des clés de la location si chèrement acquise pour une semaine de rêve dans le sud… Et ça se demande ensuite pourquoi leur descendance en fait de même. Bel exemple de connerie humaine ? Pas vraiment, je me rassure comme je peux en estimant que le salaud abandonnant ainsi son ascendance aura donc le droit au même sort. L’ingratitude ça se refile de génération en génération apparemment.

Sinon, dites là-haut, il existe une canicule pour les cons ? Ce n’est pas tant que j’aie envie de financer les PFG mais j’estime que ce serait une mesure de salubrité publique.

Pas cette année ?

Dommage !

1 commentaire:

Thoraval a dit…

N'abandonnez pas votre animal... Abandonnez votre belle-mère, sa mère et sa fille... Elles ne sont pas tatouées! Votre chien vous coûtera toujours moins que ces bêtes malencontreusement à poil quand il ne le faut pas et jamais lorsque cela serait opportun... De plus, votre chien est d'une conne fidélité alors que l'autre conne n'est pas fidèle pendant les vacances. Et le chien ferme sa gueule, ne l'oubliez pas!
Moi, sexiste? Rire!!!! Non, je vis avec une femme sans défaut. C'est vous dire combien ceux de ses commères me sont apparents désormais.
Bref! Je garde femme et chien.
Bonnes vacances à vous....