30 janvier 2009
29 janvier 2009
Révélateur
Il me paraît délicat de croire que l’on puisse avoir un scope suffisamment précis de l’état du monde sans pour autant en occulter d’autres. En effet, rares sont les analyses suffisamment pertinentes sur les interconnexions entre les états et les politiques choisies, et de plus la plupart se contentent d’imprimer une étiquette de « c’est un fait indiscutable » sur des causes pour en déduire des conséquences. Par exemple, on déclare comme une évidence le « terrorisme international » et donc l’on s’en sert comme prétexte pour la guerre, la répression ou plus simplement l’expulsion de populations immigrées.
Alors, qu’est-ce qu’il faut prendre comme révélateur d’une société ? Excluons immédiatement le quidam, ce piéton croisé dans la rue qui a la fâcheuse tendance (en France du moins) à toujours se plaindre et à chercher des boucs émissaires. Les politiques alors ? Pas du tout, ils sont les témoins de notre temps mais restent aussi des partis pris forcément pour ou contre quelque chose. On ne verra que très difficilement un élu aller dénigrer son propre parti en place, et encore moins identifier avec courage ce qu’il faut changer dans la société qu’il a en charge. C’est ainsi : tant les électeurs que les élus ne sont pas le reflet de la société où nous vivons. Alors qui, ou quoi ?
Le matérialisme forcené de notre société de consommation aurait pu à lui seul être une marque intéressante à suivre, mais cela se heurte à deux phénomènes volatiles : l’économie qui, par essence fluctue et influe sur les produits manufacturés, et surtout la mode qui crée et défait les réputations encore plus vite que les faillites. Dans ces conditions, ce n’est pas le bien matériel qui définit notre société, c’est notre société qui définit par sa propre existence le besoin de matériel. Résultat des courses ? Le consumériste électeur, le produit qu’il achète, celui qui les vend tout comme celui qui a été élu par ces deux populations ne sont pas des stigmates de notre monde, tout au plus sont-ils symboliquement présents de temps en temps, comme des marques d’une époque donnée que l’on voudrait soit pérenne soit révolue. Prenons un exemple : Steve Jobs (PDG de Apple) est une sorte de messie technologique derrière lequel bien des gens se rangent pour ses idées supposées prophétiques (du moins du côté des nouvelles technologies). Symbole d’une société, maître à penser avec un slogan « Pensez différemment », Jobs représente donc non pas un profil de notre société, mais juste une de ses icônes.
De ce fait, nous avons exclus les électeurs, les élus, les grands patrons, les rayonnages des magasins... que reste-t-il ? Je crois que paradoxalement ce sont les enfants qui sont le reflet le plus proche de l’instantané, de la révélation du moment présent. L’enfant est à la fois la projection des désirs des parents (éducation), le souhait d’un monde meilleur pour lui (consommation frénétique pour le bambin), ainsi que le symbole fort des mutations sociales (famille monoparentale, adoption, métissage, parents homosexuels...). De fait, si l’on prend un enfant au hasard dans une classe de primaire, on pourra globalement constater que :
En bref, l’enfant est donc la véritable image de notre quotidien : son visage est le présent, ce qu’il sera est son avenir, et nous ne sommes plus que son passé quelque part. A lui ensuite de perpétuer le cycle en devenant lui-même parent, et donc à son tour de restituer ses envies inassouvies, d’infléchir la trajectoire sociale qu’il vit en offrant d’autres chances à sa descendance. Prenons un cas concret complémentaire pour expliciter le propos : on constate une plus forte proportion d’enfants arrivant à suivre des études relativement hautes. Pourquoi ? Par choix ? Non, parce que tout simplement les parents qui n’avaient pas eu la chance d’y parvenir (finance, immigration...) se chargent de leur ouvrir cette porte de sortie. En conséquence, l’enfant est bien le reflet tant de notre monde que de ce qu’on aurait voulu qu’il soit pour nous.
Alors, qu’est-ce qu’il faut prendre comme révélateur d’une société ? Excluons immédiatement le quidam, ce piéton croisé dans la rue qui a la fâcheuse tendance (en France du moins) à toujours se plaindre et à chercher des boucs émissaires. Les politiques alors ? Pas du tout, ils sont les témoins de notre temps mais restent aussi des partis pris forcément pour ou contre quelque chose. On ne verra que très difficilement un élu aller dénigrer son propre parti en place, et encore moins identifier avec courage ce qu’il faut changer dans la société qu’il a en charge. C’est ainsi : tant les électeurs que les élus ne sont pas le reflet de la société où nous vivons. Alors qui, ou quoi ?
Le matérialisme forcené de notre société de consommation aurait pu à lui seul être une marque intéressante à suivre, mais cela se heurte à deux phénomènes volatiles : l’économie qui, par essence fluctue et influe sur les produits manufacturés, et surtout la mode qui crée et défait les réputations encore plus vite que les faillites. Dans ces conditions, ce n’est pas le bien matériel qui définit notre société, c’est notre société qui définit par sa propre existence le besoin de matériel. Résultat des courses ? Le consumériste électeur, le produit qu’il achète, celui qui les vend tout comme celui qui a été élu par ces deux populations ne sont pas des stigmates de notre monde, tout au plus sont-ils symboliquement présents de temps en temps, comme des marques d’une époque donnée que l’on voudrait soit pérenne soit révolue. Prenons un exemple : Steve Jobs (PDG de Apple) est une sorte de messie technologique derrière lequel bien des gens se rangent pour ses idées supposées prophétiques (du moins du côté des nouvelles technologies). Symbole d’une société, maître à penser avec un slogan « Pensez différemment », Jobs représente donc non pas un profil de notre société, mais juste une de ses icônes.
De ce fait, nous avons exclus les électeurs, les élus, les grands patrons, les rayonnages des magasins... que reste-t-il ? Je crois que paradoxalement ce sont les enfants qui sont le reflet le plus proche de l’instantané, de la révélation du moment présent. L’enfant est à la fois la projection des désirs des parents (éducation), le souhait d’un monde meilleur pour lui (consommation frénétique pour le bambin), ainsi que le symbole fort des mutations sociales (famille monoparentale, adoption, métissage, parents homosexuels...). De fait, si l’on prend un enfant au hasard dans une classe de primaire, on pourra globalement constater que :
- Il sera vêtu selon des codes convenus,
- Il portera des marques à la mode du moment,
- Il aura le vocabulaire en vigueur dans son entourage,
- Il utilisera les dernières technologies en vigueur sans la moindre hésitation,
- Il sera un connaisseur avisé de la programmation télévisuelle,
- Il pourra identifier sans difficulté les dernières voitures,
- Il retiendra peut-être même (si ses parents sont intéressés par la politique) quelques noms d’élus en exercice,
- Il aura un teint métissé (potentiellement en tout cas),
- Il ne se formalisera pas pour le métissage de ses camarades, ni même pour les autres religions (si tant est qu’il en ait une),
En bref, l’enfant est donc la véritable image de notre quotidien : son visage est le présent, ce qu’il sera est son avenir, et nous ne sommes plus que son passé quelque part. A lui ensuite de perpétuer le cycle en devenant lui-même parent, et donc à son tour de restituer ses envies inassouvies, d’infléchir la trajectoire sociale qu’il vit en offrant d’autres chances à sa descendance. Prenons un cas concret complémentaire pour expliciter le propos : on constate une plus forte proportion d’enfants arrivant à suivre des études relativement hautes. Pourquoi ? Par choix ? Non, parce que tout simplement les parents qui n’avaient pas eu la chance d’y parvenir (finance, immigration...) se chargent de leur ouvrir cette porte de sortie. En conséquence, l’enfant est bien le reflet tant de notre monde que de ce qu’on aurait voulu qu’il soit pour nous.
28 janvier 2009
500!!!
Le film disait 300...
MOI JE DIS 500!!! 500 messages! c'est officiel: je suis un grand malade!
Fêtons ça en choeur avec une bonne tranche de rigolade offerte par Monsieur Michel Courtemanche.
MOI JE DIS 500!!! 500 messages! c'est officiel: je suis un grand malade!
Fêtons ça en choeur avec une bonne tranche de rigolade offerte par Monsieur Michel Courtemanche.
Protéiforme
La mutation perpétuelle des sociétés a une conséquence fort surprenante et particulièrement difficile à tracer au quotidien : les gens changent très vite d’opinion. Quoi qu’on en dise, quoi qu’on en pense, tôt ou tard les opinions varient et s’étiolent. D’une certaine manière ce qu’on pouvait penser hier devient aujourd’hui ridicule et continuer à soutenir une ligne de conduite peut être assimilé au mieux de la nostalgie, au pire à du passéisme malsain. Pourtant, quelle est la véritable problématique dans ce phénomène ? Evoluer n’est ce pas là changer, s’améliorer, réviser ce que l’on pensait être un fondamental immuable ?
Dans un premier temps on pourrait donc élégamment croire que c’est en bien que les mentalités progressent, mais hélas on ne peut que renier ce principe. Il est de notoriété publique que chaque crise a pour conséquence de provoquer le plébiscite des extrêmes, le retour à un nationalisme teinté de fascisme, et que pardessus le marché les institutions sont systématiquement battues en brèche. N’oublions pas l’histoire : toutes les dictatures se sont instaurées suite à des crises majeures, tous les despotes profitent de l’effondrement de la nation pour soi-disant « la rebâtir en mieux ». Certes, ce n’est pas l’immobilisme et le renoncement qui saurait être bénéfique, mais je rappelle toutefois que tous les messies ne sont pas bons à suivre.
Ces dernières années furent par exemple notablement pénibles pour l’extrême droite : économie stable, capacité de production et d’emploi crédibles, financement international en pleine embellie, bref de quoi rassurer les petits épargnants et donc leur offrir un répit dans la rhétorique frontiste. Hélas, dès que le mouvement d’écroulement de l’économie mondiale s’est engagé il est notable de constater que les médias virent réapparaître les « parasites du PAF » : Jean Marie Le Pen réapparaissant comme par enchantement pour dénigrer le gouvernement, le clownesque et déprimant Dieudonné rebondissant, une fois de plus, sur des propos aussi déplacés qu’ineptes, bref un retour aux vieilles mauvaises habitudes. Alors ? Pour une opinion publique supposée progressiste nous sommes encore capables de faire revivre des fantômes malsains.
Là où tout cela devient encore plus dramatique c’est que plus la crise est grave, moins l’on est tatillon avec les libertés fondamentales. Censure, réduction des droits de la presse (en leur sabordant discrètement leur financement), augmentation du nombre d’agents de contrôle, retour à une phase de propagande menée tambour battant, tout est fait pour autant rassurer le quidam concernant son portefeuille que pour sa propre sécurité. Qu’on se le dise : cette méthodologie n’est pas l’apanage de notre président, cela fut tout aussi bien utilisé par les présidents de la pseudo gauche que de la diverse droite. Ouvrons les yeux : la méthode sécuritaire est redoutable pour enclencher un régime d’acceptation tacite, et il n’est que probable que les gouvernements dans le monde reviennent sur cette façon de faire, du moins pas à un horizon de cinq ans. On clame que Obama est un réformateur... Hélas il sera comme tous les chefs d’états : prisonnier d’un système complexe et opaque, incompétent pour traiter tous les problèmes, et il servira d’alibi aux oligarques si les réformes échouent. Au mieux, si la crise s’amenuise suffisamment pour rassurer les riches, ces mêmes dictateurs en col blanc viendront se vanter d’avoir soutenu le candidat tout au long de sa campagne. Simple, peu coûteux en regard des avantages financiers, et au final redoutable en terme de levier politique.
Les seules évolutions du discours sont plus insidieuses, curieusement plus discrètes et pourtant tout aussi majeures. Que le sujet soit social (avortement, pilule...), économique (aide aux entreprises, participation de l’état dans les grandes sociétés...) ou juridique (changement du statut du père, multiplication des divorces, abolition de la peine capitale...), les idées neuves deviennent des idées normales quand elles prennent leur temps pour être dans les mœurs. On n’impose pas réellement le changement, on doit l’injecter et attendre patiemment que le virus « idée neuve » se mêle, prolifère, puis finalement vienne à bout des dernières résistances. Le mariage mixte par exemple était encore il y a peu très mal perçu : aujourd’hui le métissage semble tout à fait commun et même souhaitable. Qu’est-ce qui a fait que cela s’est mué en une normalité jadis classée comme une tare ? Tout simplement la multiplication de ces couples mixtes, les naissances métisses, ainsi qu’une visibilité de plus en plus forte des minorités supposées dans les médias. Nous avons enfin des présentateurs qui ne sont pas blonds aux yeux bleus, nous avons enfin des présentatrices à la peau foncée, et enfin nous pouvons dire sans honte que la France progresse contre le racisme. Hélas, le racisme, l’intolérance, la xénophobie sont des refuges pratiques car ils empêchent l’inconnu, ils détruisent le changement plus violemment encore que n’importe quelle répression d’état. Rappelez vous ceci : le changement, c’est par une attitude individuelle qu’il devient une normalité générale ! De fait : agissez, changez les mentalités en faisant en sorte de redonner du pouvoir à votre voix dans les urnes, ne négligez plus de partager vos connaissances, et soyez prudents quand on vous dit que la révolution fera tout. La révolution, c’est le train qui vient heurter le mur des dictateurs, mais c’est souvent celui qui transporte son remplaçant... en pire bien souvent.
Dans un premier temps on pourrait donc élégamment croire que c’est en bien que les mentalités progressent, mais hélas on ne peut que renier ce principe. Il est de notoriété publique que chaque crise a pour conséquence de provoquer le plébiscite des extrêmes, le retour à un nationalisme teinté de fascisme, et que pardessus le marché les institutions sont systématiquement battues en brèche. N’oublions pas l’histoire : toutes les dictatures se sont instaurées suite à des crises majeures, tous les despotes profitent de l’effondrement de la nation pour soi-disant « la rebâtir en mieux ». Certes, ce n’est pas l’immobilisme et le renoncement qui saurait être bénéfique, mais je rappelle toutefois que tous les messies ne sont pas bons à suivre.
Ces dernières années furent par exemple notablement pénibles pour l’extrême droite : économie stable, capacité de production et d’emploi crédibles, financement international en pleine embellie, bref de quoi rassurer les petits épargnants et donc leur offrir un répit dans la rhétorique frontiste. Hélas, dès que le mouvement d’écroulement de l’économie mondiale s’est engagé il est notable de constater que les médias virent réapparaître les « parasites du PAF » : Jean Marie Le Pen réapparaissant comme par enchantement pour dénigrer le gouvernement, le clownesque et déprimant Dieudonné rebondissant, une fois de plus, sur des propos aussi déplacés qu’ineptes, bref un retour aux vieilles mauvaises habitudes. Alors ? Pour une opinion publique supposée progressiste nous sommes encore capables de faire revivre des fantômes malsains.
Là où tout cela devient encore plus dramatique c’est que plus la crise est grave, moins l’on est tatillon avec les libertés fondamentales. Censure, réduction des droits de la presse (en leur sabordant discrètement leur financement), augmentation du nombre d’agents de contrôle, retour à une phase de propagande menée tambour battant, tout est fait pour autant rassurer le quidam concernant son portefeuille que pour sa propre sécurité. Qu’on se le dise : cette méthodologie n’est pas l’apanage de notre président, cela fut tout aussi bien utilisé par les présidents de la pseudo gauche que de la diverse droite. Ouvrons les yeux : la méthode sécuritaire est redoutable pour enclencher un régime d’acceptation tacite, et il n’est que probable que les gouvernements dans le monde reviennent sur cette façon de faire, du moins pas à un horizon de cinq ans. On clame que Obama est un réformateur... Hélas il sera comme tous les chefs d’états : prisonnier d’un système complexe et opaque, incompétent pour traiter tous les problèmes, et il servira d’alibi aux oligarques si les réformes échouent. Au mieux, si la crise s’amenuise suffisamment pour rassurer les riches, ces mêmes dictateurs en col blanc viendront se vanter d’avoir soutenu le candidat tout au long de sa campagne. Simple, peu coûteux en regard des avantages financiers, et au final redoutable en terme de levier politique.
Les seules évolutions du discours sont plus insidieuses, curieusement plus discrètes et pourtant tout aussi majeures. Que le sujet soit social (avortement, pilule...), économique (aide aux entreprises, participation de l’état dans les grandes sociétés...) ou juridique (changement du statut du père, multiplication des divorces, abolition de la peine capitale...), les idées neuves deviennent des idées normales quand elles prennent leur temps pour être dans les mœurs. On n’impose pas réellement le changement, on doit l’injecter et attendre patiemment que le virus « idée neuve » se mêle, prolifère, puis finalement vienne à bout des dernières résistances. Le mariage mixte par exemple était encore il y a peu très mal perçu : aujourd’hui le métissage semble tout à fait commun et même souhaitable. Qu’est-ce qui a fait que cela s’est mué en une normalité jadis classée comme une tare ? Tout simplement la multiplication de ces couples mixtes, les naissances métisses, ainsi qu’une visibilité de plus en plus forte des minorités supposées dans les médias. Nous avons enfin des présentateurs qui ne sont pas blonds aux yeux bleus, nous avons enfin des présentatrices à la peau foncée, et enfin nous pouvons dire sans honte que la France progresse contre le racisme. Hélas, le racisme, l’intolérance, la xénophobie sont des refuges pratiques car ils empêchent l’inconnu, ils détruisent le changement plus violemment encore que n’importe quelle répression d’état. Rappelez vous ceci : le changement, c’est par une attitude individuelle qu’il devient une normalité générale ! De fait : agissez, changez les mentalités en faisant en sorte de redonner du pouvoir à votre voix dans les urnes, ne négligez plus de partager vos connaissances, et soyez prudents quand on vous dit que la révolution fera tout. La révolution, c’est le train qui vient heurter le mur des dictateurs, mais c’est souvent celui qui transporte son remplaçant... en pire bien souvent.
27 janvier 2009
Extra terrestre en vue !
Ah, le vieux fantasme humain de croire que le ciel n’est pas inhabité et qu’une ou plusieurs intelligences extraterrestres nous surveillent. Depuis des décennies tant le cinéma que la paranoïa ambiante maintiennent le doute sur ce que les anglophones appellent UFO et les français OVNIS. Qui sont-ils ? Nous observent-ils ? Automatiquement la réaction populaire mène au sempiternel « Les gouvernements nous mentent ! ». Oh, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, mais de là à affirmer que les nations taisent l’existence de peuples autres que humains, je suis franchement perplexes... mais laissons une chance à la question en nous interrogeant d’une part sur ce que nous savons, et d’autre part sur ce que nous avons constatés jusqu’à présent.
Contentons nous pour le moment de quelques réflexions d’ordre générales. Pour commencer : Si un peuple très avancé arrivait sur notre bonne vieille terre, que penserait-il de nous ? Par défaut le peuple extraterrestre est nécessairement très avancé techniquement pour voyager dans l’espace (chose dont nous sommes pour le moment incapables puisque l’on ne réitère même pas l’exploit des missions Apollo à destination de la lune), et qui plus est capable de gérer des données qui nous posent problème comme l’énergie nécessaire à ce voyage, ainsi que l’alimentation de l’équipage. On pourrait défendre une théorie de l’explorateur automatisé... mais cela sous-entendrait forcément une intelligence artificielle de très haute volée pour être capable de prendre contact, analyser le niveau d’avancement technologique de la nouvelle race rencontrée, et enfin de savoir prendre des mesures en cas de réaction hostile. Il est donc vital de se mettre en position d’infériorité intellectuelle et scientifique et d’admettre la supériorité de l’arrivant. Maintenant, réfléchissons sur les conséquences de cette avance : en dehors d’une nécessité géologique ou scientifique d’étude, à quoi servirions nous à des nouveaux venus qui, en comparaison nous dominent autant que nous dominerions l’homme de Neandertal ? A pas grand-chose, tout au plus à faire des sujets d’expérimentations diverses et variées. Et puis, quelle menace serions nous en cas d’attaque ? Négligeable, ridicule, pathétique même !
Partons du second postulat qui prétend que nos chers visiteurs ne seront pas hostiles et très heureux de partager leur savoir. Nous avons appris à nos dépends que donner la science aux peuples peu développés sans prendre de précaution mène systématiquement au désastre. C’est par exemple le cas avec les habitants de la forêt amazonienne totalement corrompus et déphasés par l’apparition de la technologie dans leur mode de vie. Si nous comprenons ce problème, pourquoi exclure que l’extraterrestre n’en tirera pas les mêmes conclusions ? De ce fait tout au plus nous serons des vassaux qui se verront assistés pour peu à peu assimiler les avancées du peuple arrivant ... et probablement par devers notre volonté d’indépendance.
Jusque là je n’ai pas fait preuve d’une grande charité avec les ufologues (fanatiques des ovnis). J’ai volontairement exclu la science du débat car nos connaissances ne sont pas adaptées. Il faut impérativement penser à cet adage : « Tout ce qui est impossible aujourd’hui sera banal demain ». Téléphonie mobile, vol supersonique, polymères plastiques et j’en passes, toutes ces découvertes et inventions étaient encore inenvisageables il y a de cela un tout petit siècle. De fait, je ne saurais prédire de quoi nous serons capables dans cent ans, et encore moins si ce n’est pas nous qui deviendrons alors les « extraterrestres » pour un autre monde. Ufologues, je vous concède également que certains évènements terrestres laissent perplexes : vidéos non truquées plus qu’étranges, apparitions « spontanées » d’avancées techniques majeures, méthodes suspectes des différents états dans le domaine de la communication... Bref le doute pourrait être presque permis ! Je reste quand même et malgré tout prudent : c’est plus que difficile d’accuser de mensonge qui que ce soit sans preuve tangible. Je rappelle également qu’à force de crier au loup, le jour où celui-ci attaque personne ne vous croit. J’ai bien de la peine à croire que les ovnis arriveraient de manière pacifique, et encore moins à avaler que les dits arrivants seront d’apparence humaine.
A ce sujet, les scientifiques de nombres de pays se sont posés des questions sur l’apparence des extraterrestres et tout a été envisagé : grands, petits, d’apparence proches de certains animaux connus, de formes biscornues et même d’absence d’apparence précise (vie gazeuse ?). Tous se fourvoient ils ? Pour ma part je ne crois pas trop à ces projections vu que notre monde arrive encore à nous étonner et à prendre ces théories en défaut : fond des océans à très hautes pressions, vies adaptées à l’environnement. Quoi qu’il en soit réellement, les monstres du cinéma restent encore une référence difficile à déboulonner car, au moins, ils mettent une étiquette aisée à retenir sur l’image que trop floue (et potentiellement fausse) de ce que sont les visiteurs de l’espace.
A terme si l’on découvrait que nos états mentent depuis des décennies, que se passerait-il ? Des révoltes je suppose, des manifestations, un désaveu de la classe dirigeante. L’arrivée d’un peuple très avancé pourrait alors paradoxalement nous conduire à la ruine et même à un retour à l’âge de pierre. Reste à voir si finalement nos gouvernements ne sont pas tout aussi impuissants que nous le sommes face à l’inconnu.
Un site sur le sujet (à prendre avec des pincettes!)
Contentons nous pour le moment de quelques réflexions d’ordre générales. Pour commencer : Si un peuple très avancé arrivait sur notre bonne vieille terre, que penserait-il de nous ? Par défaut le peuple extraterrestre est nécessairement très avancé techniquement pour voyager dans l’espace (chose dont nous sommes pour le moment incapables puisque l’on ne réitère même pas l’exploit des missions Apollo à destination de la lune), et qui plus est capable de gérer des données qui nous posent problème comme l’énergie nécessaire à ce voyage, ainsi que l’alimentation de l’équipage. On pourrait défendre une théorie de l’explorateur automatisé... mais cela sous-entendrait forcément une intelligence artificielle de très haute volée pour être capable de prendre contact, analyser le niveau d’avancement technologique de la nouvelle race rencontrée, et enfin de savoir prendre des mesures en cas de réaction hostile. Il est donc vital de se mettre en position d’infériorité intellectuelle et scientifique et d’admettre la supériorité de l’arrivant. Maintenant, réfléchissons sur les conséquences de cette avance : en dehors d’une nécessité géologique ou scientifique d’étude, à quoi servirions nous à des nouveaux venus qui, en comparaison nous dominent autant que nous dominerions l’homme de Neandertal ? A pas grand-chose, tout au plus à faire des sujets d’expérimentations diverses et variées. Et puis, quelle menace serions nous en cas d’attaque ? Négligeable, ridicule, pathétique même !
Partons du second postulat qui prétend que nos chers visiteurs ne seront pas hostiles et très heureux de partager leur savoir. Nous avons appris à nos dépends que donner la science aux peuples peu développés sans prendre de précaution mène systématiquement au désastre. C’est par exemple le cas avec les habitants de la forêt amazonienne totalement corrompus et déphasés par l’apparition de la technologie dans leur mode de vie. Si nous comprenons ce problème, pourquoi exclure que l’extraterrestre n’en tirera pas les mêmes conclusions ? De ce fait tout au plus nous serons des vassaux qui se verront assistés pour peu à peu assimiler les avancées du peuple arrivant ... et probablement par devers notre volonté d’indépendance.
Jusque là je n’ai pas fait preuve d’une grande charité avec les ufologues (fanatiques des ovnis). J’ai volontairement exclu la science du débat car nos connaissances ne sont pas adaptées. Il faut impérativement penser à cet adage : « Tout ce qui est impossible aujourd’hui sera banal demain ». Téléphonie mobile, vol supersonique, polymères plastiques et j’en passes, toutes ces découvertes et inventions étaient encore inenvisageables il y a de cela un tout petit siècle. De fait, je ne saurais prédire de quoi nous serons capables dans cent ans, et encore moins si ce n’est pas nous qui deviendrons alors les « extraterrestres » pour un autre monde. Ufologues, je vous concède également que certains évènements terrestres laissent perplexes : vidéos non truquées plus qu’étranges, apparitions « spontanées » d’avancées techniques majeures, méthodes suspectes des différents états dans le domaine de la communication... Bref le doute pourrait être presque permis ! Je reste quand même et malgré tout prudent : c’est plus que difficile d’accuser de mensonge qui que ce soit sans preuve tangible. Je rappelle également qu’à force de crier au loup, le jour où celui-ci attaque personne ne vous croit. J’ai bien de la peine à croire que les ovnis arriveraient de manière pacifique, et encore moins à avaler que les dits arrivants seront d’apparence humaine.
A ce sujet, les scientifiques de nombres de pays se sont posés des questions sur l’apparence des extraterrestres et tout a été envisagé : grands, petits, d’apparence proches de certains animaux connus, de formes biscornues et même d’absence d’apparence précise (vie gazeuse ?). Tous se fourvoient ils ? Pour ma part je ne crois pas trop à ces projections vu que notre monde arrive encore à nous étonner et à prendre ces théories en défaut : fond des océans à très hautes pressions, vies adaptées à l’environnement. Quoi qu’il en soit réellement, les monstres du cinéma restent encore une référence difficile à déboulonner car, au moins, ils mettent une étiquette aisée à retenir sur l’image que trop floue (et potentiellement fausse) de ce que sont les visiteurs de l’espace.
A terme si l’on découvrait que nos états mentent depuis des décennies, que se passerait-il ? Des révoltes je suppose, des manifestations, un désaveu de la classe dirigeante. L’arrivée d’un peuple très avancé pourrait alors paradoxalement nous conduire à la ruine et même à un retour à l’âge de pierre. Reste à voir si finalement nos gouvernements ne sont pas tout aussi impuissants que nous le sommes face à l’inconnu.
Un site sur le sujet (à prendre avec des pincettes!)
26 janvier 2009
L’enfer est fait de quatre murs.
En général l’être humain a une attitude sédentaire, c'est-à-dire qu’à l’opposé du gastéropode comme l’escargot il ne se déplace pas avec sa maison, il la plante à un endroit donné et a pour l’habitude de ne pas trop en changer. L’homme n’est donc pas un bernard-l’ermite qui révise son habitat à son gré en abandonnant sa coquille, et je dirais même qu’il est plus tributaire de ses murs que le contraire. L’avantage de l’immobilier c’est justement sa relative immobilité (sauf à Kobe, Hiroshima ou bien Los Angeles), et c’est à mettre en regard avec notre frénétique besoin de mouvement. La fourmi qui se trouve de l’utilité à rester cloîtrée chez elle ? Etrange non ?
De fait, nous arborons une fierté monstrueuse à détenir du bâtiment, à connaître sa surface habitable et même, suprême orgueil, a en avoir agencé chaque petit recoin selon ses fantasmes de décorateur en herbe. Mais c’est par là que commencent généralement les ennuis : en partant du postulat que la maladresse augmente de manière énormément face à l’incompétence, on ne peut donc que décréter que : « Tout incompétent verra le nombre de dégâts infligés à son logement augmenter en fonction de son niveau de compétence réelle ». C’est un fait : le type qui se croit capable d’aborder des sujets pointus fera énormément plus de boulettes qu’il n’en aurait fait sur un domaine peu sensible. Vous en doutez ? Tenez quelques exemples : un peintre débutant aura généralement pour principale maladresse de renverser de la peinture, ou plus classiquement de mal peindre les surfaces qu’il désirait voir parfaites. De là, peu de risques d’amener à un danger immédiat pour le résident… Mais alors, vu que ce niveau de compétence est faible, quel à désastre doit-on s’attendre quand le même incompétent tente de bidouiller sa chaudière à gaz ? Les pompiers ont probablement de bonnes statistiques sur le sujet, tout comme les hôpitaux traitant les grands brûlés.
Oh, parfois l’on n’est pas forcément mauvais, c’est juste que la situation dépasse, et de loin, ce qui était prévu. De prime abord couper le courant et changer une bête prise de courant semble potentiellement simple et sans danger, mais nul n’est à l’abri de la règle élémentaire du bricolage domestique : « Tout incompétent un tant soit peu crétin fera en sorte que toute chose simple et sûre devienne complexe et nécessairement dangereuse ». En gros, au moment où le tournevis vient en contact avec la dite alimentation l’électricien découvre avec horreur que « électricité = danger ». Les exemples ne manquent pas : l’étagère fixée dieu seul sait comment et qui s’effondre qu’au moment le plus inattendu, la plomberie raccordée au scotch, le miroir collé à la fameuse Patafix et j’en passe. Bien entendu nombre de professionnels taisent ces expériences ou alors au pire en parlent avec l’humour bien connu des gens du métier… Mais de là, ce n’est pas que les prédécesseurs qui agissent contre vous, eux aussi sont capables d’en faire autant tant par besoin d’économie que par fainéantise crasse.
Mais il arrive surtout que le sort s’acharne contre vous. La bâtisse de vos rêves, ce bel appartement qui présente si bien et aux avantages si nombreux, n’est-il pas le repère de malfaçons tellement nombreuses qu’elles en deviennent des plaies pires que celles qui se sont abattues sur l’Egypte des pharaons ? Notez que, lorsqu’on rencontre ce genre de choses la maison en question a un sens de l’humour très particulier. C’est à croire que le lieu est hanté tant les situations sont improbables. J’ai en mémoire quelques évènements qui tiennent plus du burlesque que du crédible. Imaginez donc une fuite, mais la belle fuite d’eau où une soudure décrète qu’elle a fait son temps. Là, bête et discipliné vous décidez de couper court en fermant la vanne d’arrêt mais qui, comble de drôlerie au trentième degré s’avère inopérante. Usure ? Mauvaise qualité ? Qu’importe la raison vous vous retrouvez donc à découvrir qu’une maison peut facilement devenir une pataugeoire. Enervant, d’autant plus agaçant quand on ignore comment remédier au problème. Allez, pour la bonne bouche un autre exemple qui semble-t-il a traumatisé plus d’une génération de bricoleur. On appelle cela poliment le coup de la cloison. Je m’explique : c’est une vraie loi de Murphy elle toute seule ! « Toute cloison dans laquelle vous voudrez percer un trou pour quelque raison que ce soit sera faite en plâtre et verra son autre face s’effondrer sans que vous vous en rendiez compte ». Cela semble idiot, mais le plâtre aime à s’effriter et se briser au fur et à mesure où le foret le perce. Alors, d’un simple trou trop petit pour y passer un doigt immanquablement vous vous retrouvez avec une ouverture apte à laisser passer votre poing sur l’autre face de la cloison. Tant que c’est chez vous, tout va bien, par contre si le mur en question donne sur le logement du voisin…
Comme quoi, bricoler peut être une véritable partie de plaisir !
Pour finir voici quelques vidéos d’un vieux film de Tom Hanks nommé en français « Une baraque à tout casser ».
De fait, nous arborons une fierté monstrueuse à détenir du bâtiment, à connaître sa surface habitable et même, suprême orgueil, a en avoir agencé chaque petit recoin selon ses fantasmes de décorateur en herbe. Mais c’est par là que commencent généralement les ennuis : en partant du postulat que la maladresse augmente de manière énormément face à l’incompétence, on ne peut donc que décréter que : « Tout incompétent verra le nombre de dégâts infligés à son logement augmenter en fonction de son niveau de compétence réelle ». C’est un fait : le type qui se croit capable d’aborder des sujets pointus fera énormément plus de boulettes qu’il n’en aurait fait sur un domaine peu sensible. Vous en doutez ? Tenez quelques exemples : un peintre débutant aura généralement pour principale maladresse de renverser de la peinture, ou plus classiquement de mal peindre les surfaces qu’il désirait voir parfaites. De là, peu de risques d’amener à un danger immédiat pour le résident… Mais alors, vu que ce niveau de compétence est faible, quel à désastre doit-on s’attendre quand le même incompétent tente de bidouiller sa chaudière à gaz ? Les pompiers ont probablement de bonnes statistiques sur le sujet, tout comme les hôpitaux traitant les grands brûlés.
Oh, parfois l’on n’est pas forcément mauvais, c’est juste que la situation dépasse, et de loin, ce qui était prévu. De prime abord couper le courant et changer une bête prise de courant semble potentiellement simple et sans danger, mais nul n’est à l’abri de la règle élémentaire du bricolage domestique : « Tout incompétent un tant soit peu crétin fera en sorte que toute chose simple et sûre devienne complexe et nécessairement dangereuse ». En gros, au moment où le tournevis vient en contact avec la dite alimentation l’électricien découvre avec horreur que « électricité = danger ». Les exemples ne manquent pas : l’étagère fixée dieu seul sait comment et qui s’effondre qu’au moment le plus inattendu, la plomberie raccordée au scotch, le miroir collé à la fameuse Patafix et j’en passe. Bien entendu nombre de professionnels taisent ces expériences ou alors au pire en parlent avec l’humour bien connu des gens du métier… Mais de là, ce n’est pas que les prédécesseurs qui agissent contre vous, eux aussi sont capables d’en faire autant tant par besoin d’économie que par fainéantise crasse.
Mais il arrive surtout que le sort s’acharne contre vous. La bâtisse de vos rêves, ce bel appartement qui présente si bien et aux avantages si nombreux, n’est-il pas le repère de malfaçons tellement nombreuses qu’elles en deviennent des plaies pires que celles qui se sont abattues sur l’Egypte des pharaons ? Notez que, lorsqu’on rencontre ce genre de choses la maison en question a un sens de l’humour très particulier. C’est à croire que le lieu est hanté tant les situations sont improbables. J’ai en mémoire quelques évènements qui tiennent plus du burlesque que du crédible. Imaginez donc une fuite, mais la belle fuite d’eau où une soudure décrète qu’elle a fait son temps. Là, bête et discipliné vous décidez de couper court en fermant la vanne d’arrêt mais qui, comble de drôlerie au trentième degré s’avère inopérante. Usure ? Mauvaise qualité ? Qu’importe la raison vous vous retrouvez donc à découvrir qu’une maison peut facilement devenir une pataugeoire. Enervant, d’autant plus agaçant quand on ignore comment remédier au problème. Allez, pour la bonne bouche un autre exemple qui semble-t-il a traumatisé plus d’une génération de bricoleur. On appelle cela poliment le coup de la cloison. Je m’explique : c’est une vraie loi de Murphy elle toute seule ! « Toute cloison dans laquelle vous voudrez percer un trou pour quelque raison que ce soit sera faite en plâtre et verra son autre face s’effondrer sans que vous vous en rendiez compte ». Cela semble idiot, mais le plâtre aime à s’effriter et se briser au fur et à mesure où le foret le perce. Alors, d’un simple trou trop petit pour y passer un doigt immanquablement vous vous retrouvez avec une ouverture apte à laisser passer votre poing sur l’autre face de la cloison. Tant que c’est chez vous, tout va bien, par contre si le mur en question donne sur le logement du voisin…
Comme quoi, bricoler peut être une véritable partie de plaisir !
Pour finir voici quelques vidéos d’un vieux film de Tom Hanks nommé en français « Une baraque à tout casser ».
23 janvier 2009
L’éveil
Si l’on ouvre les yeux sur le destin, bien souvent c’est sur le néant qu’on pose son regard. On se demande si l’on a fait les bons choix, si l’on a suivi le bon messie et surtout si l’on n’a pas sa part de responsabilité dans le naufrage général. Assis entre la vie et la mort on soupire, on hésite à reconnaître ses erreurs et, tant par lâcheté que par désespoir on se déleste du drame sur un autre responsable. Honteux, effrayés par l’avenir, chacun hésite et n’ose plus avancer en craignant les représailles de ceux qui ont soufferts par notre faute.
Ainsi, à l’aube d’un jour sombre où un empire s’écroule sous les coups de bélier d’un ennemi croyant se battre pour une juste cause, le soldat s’assied, attend et parfois même prie pour son salut. Doit-on faire payer le prix du sang à ces gens qui ne savent plus ni ce qu’ils sont ni ce qu’ils croient ? Les savoir errer dans le doute et le drame d’assumer leurs responsabilités n’est pas suffisant ? A chaque fin de conflit il y a ceux qui pensent avoir vaincus, ceux qui ont choisi de baisser pavillon, et ceux enfin qui, placés entre les belligérants, tentent de panser leurs plaies. A-t-on seulement conscience de cette infinie détresse quand on passe à côté d’eux, juché sur un char, à pieds avec son bataillon, ou simplement en les survolant de très loin ? L’homme est de ces animaux qui ignorent le pardon tout en prétendant être capable de savoir le faire.
L’éveil, la sortie de la lourde torpeur du sommeil qui leur aura tant manqué, cette sensation affreuse de fatigue qui ne disparaît pas, et cette poussière qui a envahi la peau et les cœurs. De partout affluent les réfugiés, les gens devenus rats dans les ruines, les enfants adultes qui ont le regard brisé et vide. Pourquoi se lever ? Pourquoi marcher et aller quémander un peu d’eau ? La soif et la faim tiraillent, les mères ne peuvent plus allaiter et les corps s’amoncellent. On creuse des fosses, on enterre à la va-vite en déclamant quelques vers, puis une croix de bois est plantée. Les larmes n’existent plus, elles sont sèches, le cœur devient aride car la seule priorité est de survivre, vivre malgré tout, défier la mort qui est aussi présente que pendant les combats. Les canons sont silencieux pourtant la faucheuse fait encore sa récolte.
On s’assoupit enfin, les refuges s’encombrent vite et le froid, mordant, cruel, implacable terrasse les plus faibles. Sans rêve, chacun se noie dans un océan noir. Les paupières closes certains hurlent leurs frayeurs et les autres acceptent, las, usés par tant de peines accumulées en si peu de temps. Où sont les parcs ? Où sont les avenues clinquantes et un peu artificielles ? Pourtant certains continuent à sourire, ils espèrent, eux ils maintiennent un semblant d’envie d’exister. Aucune menace n’a su les briser, ils s’éveillent avec le défi qui les taraude, celui d’offrir une perspective à tous ceux qui flanchent, de bâtir un nouveau monde sur les ruines de celui qui vient de disparaître. A ceux là on devrait donner une médaille, les aider, leur tendre la main… Pourtant c’est souvent un labeur solitaire où la passion pour les autres est rarement récompensée.
La haine n’est plus, même l’ennemi d’hier offre ses rations et tend une cigarette à ceux qui la demandent. Fraternité ? Chaleur humaine ? Quelle importance ? Ce qui compte c’est que c’est l’espoir et le pardon qui tentent désespérément d’émerger du néant, qui luttent contre l’oubli et la colère. La vengeance est souvent dans le cœur mais il arrive parfois que ce désir brûlant disparaisse au profit d’une envie plus impérieuse encore : la rédemption. L’éveil à la Vie est un choc terrible, c’est une sensation de désintégration de soi pour le voir renaître plus beau encore, plus virulent, aussi bruyant que le cri d’un nourrisson et aussi violent que l’orage arrosant la forêt. Il pleut dans les âmes, mais le soleil perce déjà à travers l’obscurité des nuages. Donnez nous l’envie d’être meilleurs dira celui qui prie pour son salut et celui des autres. Je dis « Donnez moi la force d’être meilleur pour que les autres prennent exemple sur moi ».
Ainsi, à l’aube d’un jour sombre où un empire s’écroule sous les coups de bélier d’un ennemi croyant se battre pour une juste cause, le soldat s’assied, attend et parfois même prie pour son salut. Doit-on faire payer le prix du sang à ces gens qui ne savent plus ni ce qu’ils sont ni ce qu’ils croient ? Les savoir errer dans le doute et le drame d’assumer leurs responsabilités n’est pas suffisant ? A chaque fin de conflit il y a ceux qui pensent avoir vaincus, ceux qui ont choisi de baisser pavillon, et ceux enfin qui, placés entre les belligérants, tentent de panser leurs plaies. A-t-on seulement conscience de cette infinie détresse quand on passe à côté d’eux, juché sur un char, à pieds avec son bataillon, ou simplement en les survolant de très loin ? L’homme est de ces animaux qui ignorent le pardon tout en prétendant être capable de savoir le faire.
L’éveil, la sortie de la lourde torpeur du sommeil qui leur aura tant manqué, cette sensation affreuse de fatigue qui ne disparaît pas, et cette poussière qui a envahi la peau et les cœurs. De partout affluent les réfugiés, les gens devenus rats dans les ruines, les enfants adultes qui ont le regard brisé et vide. Pourquoi se lever ? Pourquoi marcher et aller quémander un peu d’eau ? La soif et la faim tiraillent, les mères ne peuvent plus allaiter et les corps s’amoncellent. On creuse des fosses, on enterre à la va-vite en déclamant quelques vers, puis une croix de bois est plantée. Les larmes n’existent plus, elles sont sèches, le cœur devient aride car la seule priorité est de survivre, vivre malgré tout, défier la mort qui est aussi présente que pendant les combats. Les canons sont silencieux pourtant la faucheuse fait encore sa récolte.
On s’assoupit enfin, les refuges s’encombrent vite et le froid, mordant, cruel, implacable terrasse les plus faibles. Sans rêve, chacun se noie dans un océan noir. Les paupières closes certains hurlent leurs frayeurs et les autres acceptent, las, usés par tant de peines accumulées en si peu de temps. Où sont les parcs ? Où sont les avenues clinquantes et un peu artificielles ? Pourtant certains continuent à sourire, ils espèrent, eux ils maintiennent un semblant d’envie d’exister. Aucune menace n’a su les briser, ils s’éveillent avec le défi qui les taraude, celui d’offrir une perspective à tous ceux qui flanchent, de bâtir un nouveau monde sur les ruines de celui qui vient de disparaître. A ceux là on devrait donner une médaille, les aider, leur tendre la main… Pourtant c’est souvent un labeur solitaire où la passion pour les autres est rarement récompensée.
La haine n’est plus, même l’ennemi d’hier offre ses rations et tend une cigarette à ceux qui la demandent. Fraternité ? Chaleur humaine ? Quelle importance ? Ce qui compte c’est que c’est l’espoir et le pardon qui tentent désespérément d’émerger du néant, qui luttent contre l’oubli et la colère. La vengeance est souvent dans le cœur mais il arrive parfois que ce désir brûlant disparaisse au profit d’une envie plus impérieuse encore : la rédemption. L’éveil à la Vie est un choc terrible, c’est une sensation de désintégration de soi pour le voir renaître plus beau encore, plus virulent, aussi bruyant que le cri d’un nourrisson et aussi violent que l’orage arrosant la forêt. Il pleut dans les âmes, mais le soleil perce déjà à travers l’obscurité des nuages. Donnez nous l’envie d’être meilleurs dira celui qui prie pour son salut et celui des autres. Je dis « Donnez moi la force d’être meilleur pour que les autres prennent exemple sur moi ».
22 janvier 2009
Et un dernier (pour le moment)
allez dis moi ce soir ce que tu aimes,
Dis moi quels sont les gestes qui te plaisent.
Allez dis moi ce soir si je suis blême,
Ou bien mets toi un peu plus à l'aise.
Allez ce soir, enlace moi de tes mots délicats,
De tes envies folles et fleuries d'aimer.
Allez ce soir dis moi à l'oreille comme un chat,
Qui ronronnerait de plaisir de se caliner.
Allez laisse toi faire, on se balance tendrement,
Comme deux amoureux transis mais heureux.
Allez emmène nous derrière le firmament,
Là où nous seuls connaissons les lieux.
Allez dis moi encore et encore je t'aime,
Car je pourrais te répondre à mon tour "moi aussi"
Allez serrons nous l'un contre l'autre cette nuit,
Je te désire encore et encore même si,
La nuit te volera à mes bras qui t'aiment pour la vie.
Dis moi quels sont les gestes qui te plaisent.
Allez dis moi ce soir si je suis blême,
Ou bien mets toi un peu plus à l'aise.
Allez ce soir, enlace moi de tes mots délicats,
De tes envies folles et fleuries d'aimer.
Allez ce soir dis moi à l'oreille comme un chat,
Qui ronronnerait de plaisir de se caliner.
Allez laisse toi faire, on se balance tendrement,
Comme deux amoureux transis mais heureux.
Allez emmène nous derrière le firmament,
Là où nous seuls connaissons les lieux.
Allez dis moi encore et encore je t'aime,
Car je pourrais te répondre à mon tour "moi aussi"
Allez serrons nous l'un contre l'autre cette nuit,
Je te désire encore et encore même si,
La nuit te volera à mes bras qui t'aiment pour la vie.
poésie (bis)
Cela faisait longtemps que je n'avais pas relu mes poèmes. En voici un second pour vous faire (j'espère) plaisir.
J'entends quelques notes sur un vieux piano,
Il reste quelques gouttes dans mon verre,
Ce n'est probablement pas de l'eau,
Mais à chaque fois je me ressers.
Des doigts glissent des touches noires,
Et pressent tendrement les blanches.
Je laisse à cette mélodie un peu de mon cafard,
Peut être que demain je gagnerai la manche.
Après tout, oublier c'est le début de l'amour.
Faire une croix sur le passé ,c'est un peu
Ecouter le ressac qui efface, pour toujours,
Ce qui un jour, vous a rendu malheureux.
Viens à moi chanteuse, enchanteresse,
Serine moi encore ta petite mélodie,
Je ne pars pas ce soir. Rien ne presse.
J'ignore la pendule, il est peut être midi,.
Mais, peu importe, la nuit vient de s'écouler,
Comme ce liquide qui reste dans mon verre.
Ce n'est pas des larmes que j'y ai versé,
Juste mes souvenirs que ce soir j'enterre,
Au son de ta voix, et à la lueur de tes pupilles.
Trinque avec moi, amour, qui renait encore une fois.
Au comptoir de la vie, ce sont les papilles
Qui décident, ce soir, que je serai ton roi.
Et toi ma reine.
J'entends quelques notes sur un vieux piano,
Il reste quelques gouttes dans mon verre,
Ce n'est probablement pas de l'eau,
Mais à chaque fois je me ressers.
Des doigts glissent des touches noires,
Et pressent tendrement les blanches.
Je laisse à cette mélodie un peu de mon cafard,
Peut être que demain je gagnerai la manche.
Après tout, oublier c'est le début de l'amour.
Faire une croix sur le passé ,c'est un peu
Ecouter le ressac qui efface, pour toujours,
Ce qui un jour, vous a rendu malheureux.
Viens à moi chanteuse, enchanteresse,
Serine moi encore ta petite mélodie,
Je ne pars pas ce soir. Rien ne presse.
J'ignore la pendule, il est peut être midi,.
Mais, peu importe, la nuit vient de s'écouler,
Comme ce liquide qui reste dans mon verre.
Ce n'est pas des larmes que j'y ai versé,
Juste mes souvenirs que ce soir j'enterre,
Au son de ta voix, et à la lueur de tes pupilles.
Trinque avec moi, amour, qui renait encore une fois.
Au comptoir de la vie, ce sont les papilles
Qui décident, ce soir, que je serai ton roi.
Et toi ma reine.
Une peu de poésie...
J'ai parlé de toi à une fleur ce soir.
Elle m'a répondu qu'elle était gênée.
Je l'ai regardée surpris et peiné,
Car elle se disait broyer du noir.
Alors la fleur me dit de sa corolle dorée:
"Son sourire éclaire ton âme chaque matin,
Tout comme le soleil de rayons me fait un écrin,
Et je n'ai pas ta chance de pouvoir l'admirer.
En effet la fleur se brûle à ces rayons d'or,
A cette lumière intense et pourtant nécessaire,
Alors que toi tu peux t'approcher et être fier,
De serrer dans tes bras l'être aimé que tu adores."
Comblé par cette vérité et un peu triste à la fois,
Je me suis penché vers elle et j'ai versé,
Quelques gouttes sur ses racines et embrassé,
Ses pétales pour sentir son odeur légère comme la soie.
"Fleur ne crains pas la morsure du céleste,
Partage avec moi tes qualités incroyables.
Tu es parfum subtils et couleurs inneffables,
De celles pour notre joie peu à peu tu te délestes.
Car après t'avoir cueilli ce sera ta fin,
La déchéance lente d'une plante qui se meurt,
Pour le bon vouloir d'un homme qui a peur,
Que son amour parte et qui te fera un écrin,
Pour rassurer de ses sentiments la Femme,
Celle qu'il ne peut pas se permettre de délaisser.
Alors fleur fais moi ce cadeau qui va te blesser,
Celui de t'offrir en sacrifice pour ma Femme."
La fleur sourit alors et ferma ses pétales,
Pour qu'elle puisse éclore à nouveau,
Ceci Dans un vase blanc pas spécialement beau
Afin qu'elle garde en elle son joli hâle.
Elle m'a répondu qu'elle était gênée.
Je l'ai regardée surpris et peiné,
Car elle se disait broyer du noir.
Alors la fleur me dit de sa corolle dorée:
"Son sourire éclaire ton âme chaque matin,
Tout comme le soleil de rayons me fait un écrin,
Et je n'ai pas ta chance de pouvoir l'admirer.
En effet la fleur se brûle à ces rayons d'or,
A cette lumière intense et pourtant nécessaire,
Alors que toi tu peux t'approcher et être fier,
De serrer dans tes bras l'être aimé que tu adores."
Comblé par cette vérité et un peu triste à la fois,
Je me suis penché vers elle et j'ai versé,
Quelques gouttes sur ses racines et embrassé,
Ses pétales pour sentir son odeur légère comme la soie.
"Fleur ne crains pas la morsure du céleste,
Partage avec moi tes qualités incroyables.
Tu es parfum subtils et couleurs inneffables,
De celles pour notre joie peu à peu tu te délestes.
Car après t'avoir cueilli ce sera ta fin,
La déchéance lente d'une plante qui se meurt,
Pour le bon vouloir d'un homme qui a peur,
Que son amour parte et qui te fera un écrin,
Pour rassurer de ses sentiments la Femme,
Celle qu'il ne peut pas se permettre de délaisser.
Alors fleur fais moi ce cadeau qui va te blesser,
Celui de t'offrir en sacrifice pour ma Femme."
La fleur sourit alors et ferma ses pétales,
Pour qu'elle puisse éclore à nouveau,
Ceci Dans un vase blanc pas spécialement beau
Afin qu'elle garde en elle son joli hâle.
Inscription à :
Articles (Atom)