24 février 2012

La ronde des politiques

Oh, je sais qu'il y a nombre de personnes qui me disent « mais, tu n'écris plus ! Qu'est-ce que tu glandes ?! ». Hé bien, c'est évident, je fais ce que toute personne à peu près normalement formatée par la société se doit de faire, à savoir travailler, passer mon temps à réfléchir et à trouver des solutions à des problèmes que je ne me serais jamais posé moi-même. De ce fait, mon emploi du temps de ministre m'impose de trop longues pauses éditoriales, à tel point que l'endroit semble être un pauvre désert ! Pourtant, détrompez-vous : j'aime écrire, et l'envie m'en prend aussi souvent que possible.

Donc, c'est en profitant d'une position crapuleuse où ma hiérarchie a l'excellente idée de perdre son temps en vaines tergiversations que je reprends la plume pour lâcher une chronique. D'ailleurs, l'actualité trouve, encore une fois, le moyen de me donner du blé à moudre pour faire de la farine d'idées. « Chouette ! », se dira alors l'affamé attendant ma becquée intellectuelle avec avidité, et « non… Merde… » celui qui honnira mon propos provocateur. Tant mieux, cela voudra simplement dire que j'interpelle, et c'est la raison même de l'existence de cette petite niche ô combien prétentieuse et souvent pédante.

Pourquoi un nom de baptême comme foutoir ? Difficile de porter un tel nom, et je ne vous explique pas (par charité) le potentiel sketch face à un officier d'état civil un tant soit peu lucide. Alors, cher lecteurs et lectrices, j'estime que le mot foutoir est le seul à concentrer tant l'aspect bordélique du monde, que sa visible absence de contrôle de la part des bestioles humaines que nous sommes. Au demeurant, nous nous torturons les neurones, nous déblatérons sans cesse que nous sommes évolués, que nous voulons réfléchir, analyser, bref tourner autour du pot au lieu de mettre dans le mille. Et ce n'est pas l'approche des élections présidentielles qui vont me contredire. Loin d'être face à un débat d'idées, d'opinions, nous assistons à un maelström inepte où chacun va de sa petite phrase supposée assassine, où l'on s'invective comme à la cour de récré à coups de « T'es le méchant », « Nan, c'est toi qui sait pas faire ! » ou encore « Z'êtes que des méchants, j'peux même pas me présenter ! ». Reconnaissez tout de même que l'élévation du débat est loin, bien loin des débats actuels, à tel point qu'il serait plus judicieux d'embaucher des juges de catch que de laisser ces débats à des journalistes. (Soit dit en passant : journaleux, apprenez votre boulot qui n'est pas de flatter l'ego des politiques, mais de les mettre dans l'embarras en posant les bonnes questions… A bon entendeur.)

C'est amusant, du moins de mon point de vue, que de compter les accrochages navrants qui émaillent les médias. Chacun lance la pierre à l'autre, avec pour fond de pensée celui d'insister sur le manque de lucidité de l'autre. On ne dit pas « C'est une mauvaise idée, parce que… », on dit juste « C'est débile ! ». Et quand c'est argumenté, on constate qu'on tombe immédiatement dans le populisme et la démagogie. Chacun espérait que ce serait le FN qui tiendrait ce rôle de trublion populiste, mais hélas, même les grosses légumes se jettent dans la bataille de la même manière. J'adore, parce que cela ne fait que vérifier un vieil adage « Quand on fait de la démagogie, faut pas s'étonner de ne pas parler à des flèches ». Alors, avec la bataille des chiffres, les statistiques agrémentées d'analyses plus ou moins douteuses, on n'a même plus le droit à du concret. « Du pain et les jeux du cirque », c'est donc ainsi que nous voient nos présidentiables, comme des Romains prompts à aimer plus l'affrontement que la cause initiale de celui-ci. Et je ne peux que leur donner raison, puisque nous, pauvres ignares, nous regardons le doigt au lieu de regarder la lune qu'il montre !

Maintenant, tout le jeu est de faire des hypothèses. Qui sera élu ? Est-ce que la fille Le Pen aura ses signatures ? L'élection changera-t-elle quoi que ce soit à la conjoncture actuelle ? A mon avis, toutes ces questions n'ont qu'une réponse évidente : on s'en fout ! Que Marine ait, ou pas, ses signatures, cela n'aura qu'un effet pervers durant le premier tour, à savoir : si elle est présente, elle pèsera lourd sur la droite, et si elle est absente, elle sera un handicap pour la gauche. La seconde question n'est pas moins importante, car après tout, de gauche comme de droite, diriger un état, c'est avant tout absorber les problèmes déjà présents, tout en tentant de ne pas en créer de nouveaux ! Quiconque croit que la révolution se fait à travers un changement de couleur politique perd de vue que l'élu doit gérer un budget, des gens qui resteront en place, et que ce n'est pas en décrétant « la crise est finie », que cette affirmation devient vérité. D'ailleurs, si c'était si simple, m'est avis que tout politique s'empresserait d'agir en ce sens. Quoique : je me dis souvent que la France aurait bien besoin qu'on la gave d'euphorisants médiatiques, sous la forme de pseudo bonnes nouvelles, ceci afin de rassurer monsieur tout le monde, afin de relancer la confiance en soi du français moyen. A force de coller la peur au premier rang, on n'apporte que de l'inquiétude. C'est à se demander si, finalement, on n'aimerait pas plus nous faire peur que nous donner confiance en nous. Et puis, si le peuple est en confiance, n'est-il pas prompt à critiquer, alors qu'un peuple qui est dans la crainte est tout aussi vif à choisir les messies…

Moi ? Qui je vais choisir ? Bonne question ! Probablement celui ou celle qui m'apparaîtra comme le moins tenté par la démagogie et la psychologie de comptoir. Vous voulez un nom ? Allez, réfléchissez, vous trouverez peut-être !

19 février 2012

Apple...

C'est de l'humour, mais je n'en pense pas moins! Bonne rigolade à tous!

10 février 2012

Financdes à la noix

Dans ces temps troubles où les mots sombres fleurissent mieux que les roses (sans allusion sordide au PS, quoique !), les gens se parent de tristesse, d’inquiétudes plus ou moins fondées, et nombre de nations dans le monde paient le prix d’un excès de confiance dans un système bâti sur du vent. Aussi fou que cela puisse un jour paraître à nos descendants, nous nous sommes adossés à dispositifs conçus dans le seul but d’enrichir une proportion ridicule de la population, au détriment du plus grand nombre, le tout avec des risques incalculables. Par analogie, est-ce que quelqu’un aurait l’idée saugrenue de construire sa maison en bois à quelques mètres du cratère d’un volcan en éruption ? Non ? Pourtant, nous l’avons fait avec l’économie. Et il est donc légitime de se préoccuper du lendemain, quitte à enrichir les laboratoires pharmaceutiques à force de consommation de traitements pour l’ulcère, puis pour les inévitables dépressions nerveuses.

Mais concrètement, à quoi cela nous mène ? Le triple A est une fadaise, une mauvaise plaisanterie supposée noter les capacités de remboursement de la France. Hé, les cinglés de la calculette, les demeurés du tableur, vous semblez perdre de vue qu’un état en faillite, c’est un état qui disparaît corps et biens… et les banques nationales avec ! Depuis quand les banques sont-elles les tenancières des nations ? Depuis qu’on laisse aux banques le loisir de tenir le cordon de nos bourses à tous ! Pour ceux qui en douteraient, laissez moi vous rappeler quelques fondamentaux : les achats en espèce sont plafonnés, donc impossible (en théorie) de dépenser beaucoup d’argent liquide ; il est obligatoire d’avoir un compte bancaire pour percevoir un salaire ; il est impossible ou presque de se loger, faute de ne pas pouvoir payer les factures des charges et loyers en espèce. Sans compte bancaire, pas de vie dans le système donc. Et là, on laisse donc le pouvoir à des organismes privés, et au surplus on leur laisse le droit de nous dire, à nous autres citoyens qui se choisissent un gouvernement « Vous êtes des cons ». Ben oui : baisser une note, c’est inciter les investisseurs à se méfier de nous tous, grosses et petites entreprises comprises.

Là, j’entends déjà certains me dire que je raisonne comme F.Hollande lorsqu’il clame haut et fort que la finance est l’ennemi. FAUX ! Je suis totalement hors de ce discours démagogique, parce qu’il n’est pas du tout dans le débat. Le capitalisme est notre système, et les banques font partie du mécanisme économique. Sans crédit, point de développement ou d’investissement. Sans placement ni actionnariat, point de possibilité aux entreprises d’avoir de massives entrées d’argent. Alors, quel est donc mon idée ? Au lieu de cracher sur les banques, les traders, les financiers, faisons en sorte de les responsabiliser sur leurs actions ! Est-ce légitime qu’un type brassant des milliards d’un clic de souris soit complètement irresponsable ? Est-il normal qu’une banque trouve le moyen d’exiger des AJO à ses clients, alors qu’elle-même trouve le moyen de dépenser de l’argent… qui n’est pas le sien ?! C’est LA première des démarches à faire : rendre totalement responsable les banques, tout comme n’importe quel industriel est responsable de ses produits manufacturés. Rien que cela, ce tout petit principe fondamental pourrait faire peur aux banques, et ainsi donc les calmer dans leurs idées folles (comme vendre des parts de crédits véreux par exemple, ce qui est le principe des subprimes soit dit en passant). J’envisage également une autre idée « novatrice » : pourquoi doit-on payer des services et des frais divers à nos banques, alors qu’elles font des bénéfices… avec notre argent ! C’est quoi ce système où les clients deviennent paradoxalement des moutons, alors que la prestataire joue les loups ? La banque me doit ce service, au titre qu’elle s’enrichit sur MES économies, et ce sans même me reverser le moindre dividende. Mieux encore : pourquoi ne pas rémunérer obligatoirement les comptes courants ? Zéro frais, moyens de paiement gratuits, et une petite rémunération des comptes (admettons 1% par an sans impôt) ! Cela semble fou, mais j’estime que les banques sont tenues de nous rendre des comptes… et non l’inverse.

Tous les candidats présidentiables me font littéralement halluciner. On enchaîne les épreuves de force axées non sur des idées concrètes, mais que sur de la démagogie de comptoir. Moi aussi, je peux en balancer des idées comme ça. La preuve, je viens de le faire ! Ce que demandent les gens, c’est qu’on leur dise honnêtement et ouvertement quelles sont les vraies solutions, et pas spécialement des utopies. J’adore voir qu’à gauche on envisage de dépenser de l’argent qu’on n’a plus, et qu’à droite qu’on envisage de ramasser plus, quitte à enfoncer encore un peu plus les marchés dans le marasme le plus néfaste. Ce n’est pas en taxant à outrance qu’on se renfloue, et ce n’est pas en dépensant à outrance non plus qu’on relance une machine grippée par des décennies d’incurie économique. La crise mondiale n’est qu’un révélateur, une sorte de bain glacé où les vrais clichés de notre société nous mettent face à notre propre responsabilité. Les dépenses publiques, les déficits, ils se sont majoritairement creusés à cause de nos souhaits : santé, sécurité, confort, avantages sociaux, retraites… tous ces pôles de dépenses abyssaux, c’est au citoyen qu’on les doit (et je ne m’en exclue pas le moins du monde). Maintenant que le chômage explose, que les banques veulent récupérer leurs billes (après avoir perdu les nôtres, ne l’oublions surtout pas), la France est face à des dilemmes qu’il me semble extrêmement ardus à corriger : économiser et rembourser quitte à pressurer, ou bien emprunter en espérant des entrées fiscales plus élevées ?

Dans l’absolu, tous les candidats m’épuisent donc à coller la responsabilité unique et intégrale de la crise sur les épaules du parti au pouvoir. Nombre de leurs idées et interventions ne furent pas heureuses, mais je crois surtout qu’aucun gouvernant n’aurait fait mieux, faute de moyens de le faire. Soyons lucides : si le président sortant n’est pas réélu, il sera indispensable de comprendre que le nouveau président ne sera pas pour autant dans une situation soudainement assainie. La folie dépensière ne date pas de l’ère Sarkozy, et les gouffres creusés en notre nom sont loin d’être aisés à combler. J’espère que les Français comprendront cela, et qu’ils ne se mettront pas à dire, dans un an, qu’ils regrettent leur choix électoral. Tiens, c’est étrange : ce sont ces mêmes Français qui, une fois que N.Sarkozy s’est mis à appliquer son programme, se sont révoltés et criés au scandale ! Quel que sera le prochain gouvernement, mesdames, messieurs les ministres, je vous conseille de prévoir les bouchons auditifs, ainsi que les boucliers des CRS pour vous protéger des tomates et autres jets de légumes. Pourquoi ? Parce que le Français, une fois de plus, refusera (à mon avis) de voir plus loin que le bout de son nez.

La routine quoi !

Daria

Je ne sais pas si je m’adresse aux générations qui ont eu le loisir d’apprécier ce personnage « haut en couleurs », mais je crois qu’il y a besoin de se souvenir d’une héroïne de dessin animé qui, mine de rien, représente pour moi le summum du cynisme graphique. Pour les personnes qui dormaient à l’époque de la diffusion de ce petit chef d’œuvre de l’animation pour adulte, Daria est une série bâtie sur cinq saisons de treize épisodes, contant les tribulations d’une adolescente de 17 ans dans un collège (appellation américaine pour lycée) ordinaire, cernée d’archétypes de ce que peut être la société décadente aux USA.

Pourquoi ai-je mis « haut en couleurs » en avant ? Parce que, paradoxalement, ce n’est pas son apparence physique qui est notable, mais bien plus son esprit critique, ses réflexions intenses sur l’humanité (et parfois sur elle-même), ainsi que son ton monocorde qui ne laisse que rarement filtrer ses propres émotions. D’un tempérament froid et cynique, Daria prend du recul avec tout le monde ou presque, elle fuit les relations humaines avec les gens trop stéréotypés… Et ce n’est pas ce qui manque autour d’elle : entre des professeurs tous plus dérangés les uns que les autres, et des « camarades » de classe qu’elle aimerait voir disparaître, et surtout une famille difficilement supportable, Daria mérite donc l’appellation d’héroïne, bien qu’elle n’agisse jamais autrement que pour soutenir ses opinions morales et sa droiture parfois psychorigide. Plus qu’un casting, les personnages secondaires sont les membres d’un véritable bestiaire !

Quinn : petite sœur insupportable de Daria, elle est le prototype même de l’ado à l’esprit gangrené par le « fashion victim ». Superficielle au possible (en public du moins), elle s’obstine à vouloir conserver son rang de quasi diva de la mode, même si le prix est physique ou moral. Sous ses aspects les plus lamentables de sa personne, elle cache tout de même de l’intelligence, qu’elle met au service de son vice dépensier, manipulant et négociant régulièrement son silence, ses sorties, ou son aide avec des parents visiblement dépassés par ces deux filles hors norme. C’est le personnage qu’on aime détester, et qu’on a du mal à plaindre, même dans les pires moments de douleur ou d’humiliation.

Les parents : entre une mère juriste implacablement accroc au téléphone portable, et un père commercial parfaitement incompétent, il n’y a pas grand-chose à sauver. Elle ? Ca n’est que rarement qu’on la voit vouloir renoncer à son image de working-girl pour redevenir une mère, et le père, lui, s’avère être un névrosé profond, incapable de saisir ce qui se passe autour de lui, et qui profite probablement beaucoup de cette image d’illuminé toujours en colère. Daria et Quinn en tirent souvent partie, les deux s’arrangeant pour récupérer de l’argent en l’échange de menus services.

Kévin : comment ne pas tiquer en constatant que cet élève est la représentation atroce de la dérive du système scolaire américain ? Idiot, analphabète, entiché de Britanny, d’une pom-pom girl tout aussi stupide que lui, il ne s’en sort que grâce à ses compétences au football américain. D’ailleurs, on le voit quasi constamment harnaché par sa tenue aux épaules démesurées, et couvert du maillot jaune et bleu de son équipe. Ses réflexions ont l’intensité d’une bougie hypo oxygénée, ce qui ne peut qu’inciter à rire de lui, quitte à se sentir cruel.

Jane : Ah, la camarade fidèle, l’artiste allumée qui a le même penchant pour le cynisme qu’elle ! Elle est la réflexion salvatrice, l’alter-ego qui épargne à Daria une solitude trop grande qui pourrait la pousser à l’homicide ou au suicide (quoique, étant trop dure, je la verrais plus prodiguant sa philosophie à la grenade, que pendue à une potence). Jeanne est fine, souvent cruelle, mais plus sensible et surtout plus pragmatique que son amie. Elle est donc une sorte de conscience personnifiée, une façon de rappeler que l’ironie n’est pas toujours la seule porte de sortie. Son frère, Trent, musicien obscur et décalé de son état, est certainement la seule marque de passion qu’éprouve longuement Daria. Grunge, fainéant notoire, il offre pourtant des morceaux de bravoure dans certaines de ses répliques.

Les professeurs : une belle brochette de cinglés ! La proviseure, prête à tout pour se donner une bonne image dans la communauté, n’hésitant pas à forcer les élèves à participer à des activités extra scolaires à des fins toujours bien claires (ah, l’image du lycée !) chapeaute une équipe enseignante aussi dérangée que dérangeante. On y dénombre : une harpie divorcée haïssant les hommes et se vengeant, en conséquence, sur ses élèves mâles, un homme efféminé ne comprenant rien ni au monde, ni à quoi que ce soit d’autre d’ailleurs, et un autre professeur pétri par la colère d’être l’enseignant d’une bande de demeurés, et amer de n’avoir aucune échappatoire. Comment voulez-vous qu’il y ait le moindre enseignement potable dans ce foutoir ?

J’aime Daria. Non, correction, je l’adore. Elle a tout ce que je peux adorer dans un personnage dans son genre. Cruelle, froide, toujours un mot d’esprit à placer, elle n’en reste pas moins sensible et lucide sur sa propre situation. Ilot d’intelligence dans des flots d’inculture et de bêtise, elle souffre de ne pas pouvoir échanger ses idées, et pire encore, de devoir tôt ou tard éprouver des sentiments. Ses relations fugaces avec Trent, sa fuite en avant pour que ses sentiments ne soient jamais dévoilés la pousse souvent dans ses derniers retranchements. Et pourtant, c’est avec ce même cœur qu’elle n’éprouve aucune réaction quand ses camarades se retrouvent dans des situations difficiles. Sarcastique jusqu’à l’extrême, on ne peut guère lui reprocher de ne pas s’attacher à ce monde qui ne lui offre que le spectacle affligeant d’imbéciles se débattant en vain pour se construire un futur morose.

Qu’en est-il de l’emballage ? Le graphisme est particulier, et peut déplaire. Il me plaît, tant parce qu’il est simple et clair, que parce qu’il est soutenu par de la musique de qualité. Le générique est, en soi, une œuvre soignée, mais les morceaux intermédiaires sont également des petites perles : David Bowie, Rage against the machine, nombre de standards du rock accompagnent les divers talents de Daria. A savourer sans modération et surtout sans honte.

Ah, si, une chose me chagrine : la série n’existe pas en DVD en France, et elle n’est plus diffusée sur les ondes (du moins en France actuellement). De fait, je ne peux pas vous conseiller de vous transformer en cibles pour HADOPI, mais à la guerre comme à la guerre hein…

05 février 2012

Des militaires... ça?

Ou comment recruter d'une manière peu conventionnelle de nouveaux volontaires. Personnellement, j'ai piqué un fou rire en imaginant le défilé du 14 Juillet mené de cette manière!

16 janvier 2012

Maman les petits bateaux

« Qui vont sur l’eau, ont-ils des jambes ? Mais non mon gros bêta, si c’est Costa, il coulera !» Oui bon, d’accord, elle est affreusement facile et cynique, d’autant plus qu’il y a des victimes et des disparus. Loin de moi l’idée de moquer celles et ceux qui ont eu à subir le naufrage du paquebot sur les côtes Italiennes, c’est surtout dans l’idée de réfléchir sur le pourquoi et le comment d’un tel désastre qu’il est intéressant de se pencher. Tenez, les informations relatent plein de choses terrifiantes, ou à minima inquiétantes concernant la sécurité globale de la marine pour les passagers. Sommes-nous donc du bétail pour nous traiter avec désinvolture, ou bien le profit justifie vraiment de pouvoir faire n’importe quoi ?

Concrètement, cet accident dramatique pointe du doigt énormément de choses différentes, les unes qui pourraient être cocasses si elles n’étaient pas devenues dramatiques, les autres affligeantes car mettant en relief les conditions réelles de travail dans la marine marchande mondiale. On s’interroge, on se regarde avec tristesse, et c’est aussi la colère légitime des passagers qui ressort à présent. A qui la faute ? Aurait-on pu éviter la mort des passagers ? Est-ce que tout fut mis en œuvre pour éviter tant que faire se peut l’accident ? Et surtout, qui doit-on désigner comme coupable, et ce sans chercher un lampiste pour porter le chapeau à la place de la chaîne de décisions ?

Un des premiers points affligeants est que, pour l’heure, on a identifié que le capitaine aurait quitté le navire bien avant que l’évacuation ait été terminée. Ce point, à lui seul, est déjà inacceptable, car il est du devoir du capitaine d’assumer tant ses décisions, que la sécurité de son équipage et de ses passagers. Lors d’un naufrage, il n’est juste pas concevable qu’on puisse voir le maître à bord prendre la fuite, et laisser ainsi sans direction des milliers de personnes ! On ne parle pas d’une barque, mais d’un navire de plus de 300m de long, jaugeant au-delà des 110.000 tonnes, et emportant des milliers de personnes ! Où est donc le sens de l’honneur, le sens des responsabilités ?! Et, suprême ironie, le dit capitaine a initialement été embauché… comme expert en sécurité. De quoi pousser quelques hurlements sur la véritable « expertise » du bonhomme, non ? Quoi qu’il en soit, responsable
direct ou pas, cette une attitude qui mérite à elle seule une sanction exemplaire.

Le second point qui m’a marqué est que l’équipage est à l’image des équipages qui sillonnent aujourd’hui les mers du globe : hétéroclite, monté à coups de nationalités diverses pour réduire les coûts, on ne peut pas douter du fait qu’un tel patchwork de langues et de nationalité n’ait pas, en soi, posé de nombreux problèmes, et ce rien que concernant la communication durant le naufrage. On parle (sans que je puisse le vérifier, donc je me contenterai de parler au conditionnel) d’une quarantaine de nationalités différentes, soit potentiellement plus d’une dizaine de langues ! Comment gérer cela, surtout à bord d’un navire ? Est-ce que l’anglais est suffisant pour que tout le monde se comprenne, et finalement, peut-on même espérer que tous les membres de l’équipage étaient suffisamment formés pour faire face à une crise ? Là, c’est la compagnie Costa qui est à pointer du doigt, d’autant qu’on ne
peut décemment pas admettre que le transport de passagers puisse être autant pris à la légère. Par analogie, l’insuffisance de compétence à bord d’un navire peut rapidement se révéler aussi dangereuse que d’espérer voir un soldat manipulant des explosifs au même titre qu’un démineur chevronné. Toutefois, je pondère cette dernière remarque avec l’éloge que font les rescapés, signalant avec chaleur le courage et l’abnégation des marins restés à bord pour l’évacuation. Comme quoi…

Le dernier point qui me fait bondir serait les conditions ayant menées à l’accident final. Parade du navire trop près des côtes ? Incompétence crasse des gens présents dans la timonerie ? Dans quel monde est-on pour arriver à ce qu’un capitaine fasse naviguer un navire si près des rochers, avec tous les risques que cela engendre ? La boîte noire est supposée nous donner des informations complémentaires, espérons qu’elle sera suffisamment claire pour faire toute la lumière, et ainsi définir l’ensemble du scénario… Mais je crains le pire, c'est-à-dire qu’on va alors voir que d’une le capitaine s’est comporté comme un imbécile inconscient, que de deux il n’a pas assumé ses propres erreurs, et de trois que son équipage proche n’a pas eu le bon sens d’alerter le capitaine concernant ses ordres. On n’exécute pas sans réticence ni réaction des ordres qui peuvent mettre en péril le navire !

Cet ensemble de problèmes me font dire une chose terrifiante : on solde la sécurité sur l’autel de l’argent. En effet, croire qu’un équipage hétéroclite, associé à un capitaine visiblement incompétent, cela ne peut mener qu’au drame. Par quel miracle a-t-on évité le drame jusqu’à présent ? En fait… non : l’histoire récente démontre que la marine marchande n’en est pas à son coup d’essai sur cet aspect… Surcharge chronique des bateaux, équipage laissant la timonerie vide pour regarder un mach de football, cartes marines périmées à bord, les exemples sont légion. Quoi en penser finalement ? Que je suis bien sur la terre ferme !

27 décembre 2011

Je ne sais pas quoi en penser...

Cette candeur, ce rêve partagé par des jeunes hommes convaincus de la bonne cause... A la lumière du destin, que penser de leur engagement?



Petite précision historique (pour ceux qui ne connaissent pas):
La 33e division de grenadiers blindés SS Charlemagne (en allemand : 33. Waffen-Grenadier-Division der SS „Charlemagne“ (französische Nr. 1)), dite Division Charlemagne, est l'une des 38 divisions de la Waffen-SS qui servent durant la Seconde Guerre mondiale. Destinée à combattre le bolchévisme, elle est constituée de Français volontairement engagés sous l'uniforme Waffen-SS.
La division Charlemagne, sur wikipedia.org

Difficile de les juger, de les comprendre. A celles et ceux qui auraient l'audace de leur dire qu'ils étaient partisans d'un monstre, souvenez vous d'une seule chose, qui est plus terrible que tout le reste: la valeur de l'engagement ne se mesure pas à la victoire à ou la défaite, mais à la souffrance endurée pendant les combats. Un combat, bon ou mauvais, est une chose terrible, atroce, et ces adolescents (15 ans, rendez-vous compte!) se sont battus jusqu'au bout pour un "idéal".

L'horreur est humaine, tout comme ses errances. Je ne vénèrerai pas des assassins, pas plus que l'idéologie atroce qui se cache derrière ses symboles. Par contre, j'aimerais avoir le dixième du courage de ces types:

Le dernier bataillon de cette division, connu sous le nom de Bataillon Charlemagne, sous le commandement du SS-Hauptsturmführer Henri Fenet, participe à la bataille de rues pour la bataille de Berlin au sein de la division Nordland. Il ne reste alors que 320 à 330 hommes à peine. Le 16 avril 1945 à Neuköln, aidés d'un char Königstiger et d'éléments des Jeunesses hitlériennes, ils auraient détruit une soixantaine de chars russes.

Le 27, ce qui reste des troupes se retranche dans le métro. Le 28, ils défendent la place Belle-Alliance qui protège l'accès du bunker d'Adolf Hitler. Parmi les derniers défenseurs du bunker figurent paradoxalement des volontaires français aux côtés de collaborationnistes de plusieurs pays d'Europe. Jusqu'au 2 mai, alors que Adolf Hitler s'est déjà suicidé, ils résistent à l'avancée des troupes russes, les derniers hommes, dont Henri Fenet, sont faits prisonniers à cette date. Les SS français auraient été les « derniers défenseurs » du bunker, le Bataillon Charlemagne ayant été la seule unité encore présente jusqu'au 2 mai, afin d'empêcher les Soviétiques de le prendre pour la fête du 1er mai.


C'est ce qu'on peut appeler de l'engagement je crois...

Actualité chargée

Je sais bien que le site est actuellement moribond, et, je vous rassure, ce n'est pas une volonté personnelle d'en interrompre la rédaction. Les impératifs tant privés que professionnels ont le don me rendre muet cet endroit, à tel point que j'ai presque honte de le regarder. On devrait toujours trouver du temps pour ses passions, surtout quand il s'agit d'exprimer ses opinions. Toutefois, notez quand même que j'ignore quand se tassera ce surplus de travail, et quand je pourrai éviter que les mises à jour soient aussi sporadiques.

Passons maintenant au cœur de l'actualité. Pour celles et ceux qui vivent au pôle nord et ne s'abreuvent d'informations qu'à mon écuelle rouillée, la Corée du nord a perdu son dictateur, La Syrie est en pleine implosion, le gouvernement Russe est sur la sellette, et les révolutions arabes semblent avoir remplacées un dictateur par un autre à l'apparence plus démocratique. C'est ainsi, quand on déboulonne un symbole, soit le nouveau squatteur du siège du président est pire que le précédent, soit la vacance du pouvoir donne l'occasion aux « démocrates » de se mettre joyeusement sur la tronche. S'il n'y avait pas tant de morts pour tenter le changement, nous pourrions alors rire et nous moquer cette attitude vorace qu'ont les ambitieux concernant la pitance que représente un gouvernement.

En parlant de pitance, quelle est la recette d'un gouvernement populaire (mais pas forcément démocratique) ? Une grosse louche de démagogie, salée par une belle pincée de nationalisme, assaisonnée de quelques piments au goût paranoïa, le tout cuit à feu vif pendant une révolte et quelques manifestations bien organisées. Aussi loin que mène la mémoire humaine, ces ingrédients furent toujours utilisés, mais avec des proportions plus ou moins différentes. Si votre nation aime les défis, on peut badigeonner le plat fétide avec de la xénophobie (apartheid, lois raciales…). Si votre peuple se considère comme « supérieur » et fier de ses origines, plantez quelques graines de haine d'un voisin quelconque, et, suprême ajout pour les plus fins gourmets, faites fondre une bonne poignée de communisme démagogique sur le tout pour vous assurer le soutien des classes les plus défavorisées. A servir chaud, bien entendu, et sans chichi ! En effet, inutile de dresser la table quand ceux qui dégusteront votre tambouille le feront sur le pavé, ceci face à la police ou l'armée. On n'est jamais mieux servi que par ses doigts, n'est-ce pas.

Ce que j'entrevois concernant les évènements cités précédemment ? Pour la Corée du nord, à moins d'une implosion miraculeuse du pouvoir totalitaire et absolu de la famille en place, je ne crois pas trop à un changement quelconque. Après tout, le fiston a été formé et formaté pour ne surtout rien changer aux
méthodes de ses aïeux… Quoi qu'il en soit, ce n'est pas pour tout de suite que la Corée du nord pourra s'asseoir à nouveau à la même table que sa sœur du sud. J'ajouterais même que la dite situation en arrange plus d'un : les Chinois, pour leur soutien historique, les Américains, parce qu'il faut bien un « vrai »
ennemi dans la région, et même l'Europe pour prétendre peser contre un « ennemi de la démocratie ». Pour les plus optimistes, une petite bricole : on ne râle contre une autre nation que quand celle-ci ne dispose d'aucun moyen de rétorsion. Tenez, la Turquie nous engueule à cause d'une loi punissant (je
cite) « La négation du génocide Arménien ». L'idée est plaisante sur le papier, mais bien moins dans les faits, car, même dans la majorité présidentielle, certains trouvent le moyen de prendre leurs distances avec ce vote ! Grandiose monsieur Juppé qui, quelque part, désavoue ses camarades !

Comme quoi : provoquer un allié politique et économique, ça ne se fait pas (même si cela pourrait se justifier aisément).

Pour la Russie, je suis déjà plus partagé : on insulte ouvertement Poutine, on le critique, et c'est en soi un bon pas vers une meilleure démocratie. Qui plus est, si cela pouvait permettre une véritable liberté de la presse et d'opinion… Cependant, j'aimerais bien qu'on me présente un candidat solide pour contrer le
couple Medvedev / Poutine, parce que celui que j'ai entrevu à la télévision semble être un excellent démagogue pour haranguer la foule, mais avec une teinte un peu trop rouge à mon goût. Que voulez-vous, je vois un bon gros communiste des familles vêtu du costume large et agréable du démocrate… Faites
que je me trompe, ou nous allons revoir apparaître, à terme, un joli bloc de l'est avec une guerre froide en toile de fond. Ce serait quand même un sacré retour en arrière, non ?

Et enfin, la Syrie, qu'en dire réellement ? Le massacre continue, toujours aussi médiatique et choquant, mais toujours aussi stérile du côté de nos élus. Personne pour se bouger et menacer les dirigeants, personne pour tenter de faire fléchir la dictature en place ; Pourquoi ? Probablement parce qu'après avoir déboulonné Kadhafi et ouvert la porte aux islamistes, nombreux sont celles et ceux qui se demandent si, finalement, une bonne dictature sans religion ne vaut pas mieux qu'une dictature avec. Dans le fond, on apprécie plus une Libye qu'un Iran islamique, non ? Et puis, un dictateur a une meilleure réaction qu'un illuminé, surtout quand on parle de concessions et d'argent. La preuve en est, nous avions rouvert la porte à Kadhafi pour son pétrole, mais nous gardons encore l'entrée interdite à Ahmadinejad…

Mais vive Noël, vive le nouvel an, puisqu'il faut bien fêter quelque chose !

08 décembre 2011

Ode aux harpies

Je doute qu’on puisse me faire passer pour un sectaire, d’autant plus que j’ai la fâcheuse tendance à rejeter tout système ayant pour but de me faire entrer dans un moule bien précis. Déjà, pour commencer, ma couenne n’aime pas prendre des formes qu’elle ne connaît pas, et j’ajoute également que, intellectuellement, il m’est strictement impossible d’avaler goulûment des thèses que je n’ai pas mises en doute au moins un millier de fois. Alors, évidemment, on peut retrouver des relents divers et variés dans mes textes : certains parleront de fascisme à peine déguisé, de misanthropie latente, ou encore de quelques soupçons d’admiration immodérée pour des dictateurs. Qu’il en soit ainsi ! Je ne suis pas là pour faire plaisir, je suis sur cette page pour ME faire plaisir. Aux esprits chagrins donc, je dis un grand MERDE.

Maintenant, concentrons-nous sur un sujet qui me fait à la fois sourire et bondir de colère. Je sais qu’il est difficile d’imaginer le balourd que je suis, bondissant et vociférant, tout en arborant un sourire de jeune premier mis à l’affiche d’une marque obscure de dentifrice. C’est bel et bien le cas pourtant. J’avais mis en accusation tous les sectarismes, toutes les dérives autoritaires qui plombent littéralement les sociétés se laissant happer par le démon de la dictature, et, il me semble, que je n’avais exclu aucun profil moral ou culturel à mes critiques. Cependant, jusqu’à il y a encore quelques jours, on mettait clairement le doigt sur le radicalisme religieux de nombre de groupes islamistes, sans même se rendre compte que le monstre du fascisme peut revêtir autant la tenue du musulman fanatisé, que celle du catholique embrigadé dans des idéaux sectaires. Nul n’est à l’abri de la folie du contrôle absolu, nul n’est à l’abri d’instrumentaliser des supposées insultes, d’autant plus qu’elles sont parfois plus risibles qu’elles sont nocives.

On peut évidemment admettre d’être offusqué par certains propos, par certaines déformations et autres raccourcis qui ont souvent cours dans les médias. A force de terrifier le monde avec le terrorisme de barbus atteints de nombreuses pathologies psychiatriques, difficile de ne pas craindre l’islam en bloc. Que voulez-vous : celui qui aura été mordu par un dogue allemand aura probablement peur du caniche nain… Mais pour autant, est-ce une réaction acceptable ? Jusqu’à preuve du contraire, la culture et l’intelligence, ce sont les deux vecteurs du progrès. La peur, la terrible peur de l’inconnu ou de la différence, c’est le plus puissant des moteurs contre l’humanité elle-même. Je crois qu’il faut savoir progresser, apprendre, savoir, enseigner, découvrir pour que nous ne soyons de simples rétrogrades nostalgiques cambrés sur des opinions surannées. Mais hélas, trois fois hélas, même les plus « modérés » semblent encore décidés à relever le défi de la plus grosse bêtise morale.

Tenez, un article apparemment anodin a attiré mon attention. Cela parle d’une pièce de théâtre qui, visiblement, fait polémique chez les Catholiques. Je vous passe les détails sur le contenu de la dite pièce, tout comme je ne commenterai pas sa qualité. Je n’ai pas eu le loisir de la voir, et donc d’en tirer quoi que ce soit de tangible d’un point de vue qualitatif (bien que l’auteur de l’information soit, en revanche, bel et bien emballé par la pièce). Non, ce qui m’a interpelé c’est surtout que la pièce est jouée dans un lieu hyper sécurisé, et que des extrémistes catholiques semblent décidés à en saboter la diffusion. De là à pousser le spectacle derrière des CRS pour préserver les acteurs, il n’y a qu’un pas tout de même très gênant, non ? Je ne comprends vraiment pas : pourquoi tenter de démanteler quoi que ce soit concernant la foi ? La foi, c’est quelque chose de totalement personnel, qui se doit de rester pour soi et chez soi, et non sur la place publique. Qu’on mette en cause les institutions, qu’on les critique, cela a un aspect totalement sain, car cela pousse la dite institution à progresser et évoluer. En revanche, menacer, voire saboter ou tuer au nom de la foi, c’est une démonstration claire et sans équivoque tant de bêtise, que de passéisme nauséabond.

Le mot inquiétude est sur toutes les lèvres. La peur est le maître mot, tant en société qu’en économie. Après tout, à force de parler de crise, de chômage, celle-ci est bel et bien arrivée, avec son lot de malheurs et de drames. Pourtant, n’est-ce pas là le meilleur moment pour se donner le droit de réfléchir, de revoir le fonctionnement de notre société, et, grâce à cette analyse, tout faire pour rebâtir un monde plus sain, ou tout du moins légèrement moins nauséabond ? Visiblement, non. On préfère inquiéter, accuser tout le monde d’être blasphématoire, de faire de chaque spectateur de la pièce un accusé potentiel d’une inquisition quelconque. Torquemada est mort depuis très longtemps, laissons son spectre dans sa boîte, et contentons nous de voir les œuvres comme ce qu’elles sont, à savoir le reflet d’une opinion, d’une idée, prêtant le flanc à la critique, mais ne méritant pas pour autant d’être menacées par le moindre fondamentaliste en manque de reconnaissance, ou bien trop obnubilé par son désir d’évangéliser les autres pour admettre que la différence d’opinion fait, façonne le monde tel que nous le connaissons. Fut un temps, nous forcions les tribus indigènes à se plier devant la croix. Les Japonais forcèrent les catholiques à piétiner les symboles de leur foi sous peine d’exécution sommaire… Faut-il en revenir à de telles méthodes pour comprendre que la liberté d’expression ne se solde pas ?

Je vous laisse un peu de lecture…
Rodrigo Garcia et sa pièce polémique, sur lemonde.fr
Tomás de Torquemada sur wikipedia.org

05 décembre 2011

Jamais le temps...

Métro boulot dodo... la routine qui tue! Donc, juste pour faire patienter, une vidéo incroyable... à regarder pour retrouver son âme de gosse (pour les garçons surtout).