30 avril 2008
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Bientôt la guerre en Russie?
« Tiens, il fait son oiseau de mauvais augure » me toisera le lecteur non averti qui débarque par ici, le visage blêmi par l’absence de soleil et les neurones pétris par le boulanger grouillot du journal télévisé. En ce moment même il s’avère que les tensions entre la Géorgie et la Russie sont à un point que l’on pourrait taxer de « culminant », mais à mon sens il est plus qu’étrange que cette situation ait mise autant de temps à se dégrader. Oh, je sais, c’est facile de dire que tous les pays fantasment sur la guerre, et que « ah caca la bombe, et ah que beurk les bombardiers »… Dites les enfants, au lieu d’envisager les conflits comme une partie de monopoly, ça ne serait pas plus malin de les regarder comme elles sont réellement, c'est-à-dire comme un exutoire économique et moral ?
Lorsque l’URSS s’est effondrée avec la bienveillante aide des USA en tache de fond, nombre de personnes avertirent l’opinion mondiale sur les risques inhérents à l’éclatement d’une telle structure. Représentant le plus grand empire territorial du monde à son époque, étant un des acteurs majeurs de la production de matières premières et surtout en étant la seconde superpuissance atomique de notre jolie planète, l’URSS fut un désastre alors que la majorité des gens crurent à un bienfait. Pourtant, nous avons là le syndrome de l’orange et du mur. Je m’explique : prenez une orange, elle semble ferme, elle contient son jus et résiste à la pression de vos mains. A présent jetez la violemment contre un obstacle immuable comme un mur. Il s’avère que le fruit éclate, se sépare en morceaux sans pour autant totalement se disloquer, et son jus se répand un peu partout, souillant tout ce qui se trouve aux alentours. Ramenons cela à l’URSS : l’empire s’est pris de plein fouet la mondialisation des échanges ainsi que l’obsolescence de ses moyens de productions, le tout surchargés par une bureaucratie vacillante. De là, lorsque enfin l’étoile rouge fut déposée, les différents nouveaux états indépendants se retrouvèrent jetés aux quatre vents, sans économie stable, avec en charge une armée démesurée et disposant de la force de frappe nucléaire, et au surplus des velléités nationalistes trop longtemps étouffées par le pouvoir central. Donc, tous ces morceaux se sont vus expulser du noyau, se sont vus essorés par le choc, et ont tentés de survivre comme ils purent.
Maintenant que nous avons jetés les bases (des pays mal gouvernés, gangrenés par la corruption, disposant d’armes sans possibilité de les entretenir), il faut alors prendre en compte un autre facteur déterminant : l’énergie. Depuis l’arrivée de Poutine au pouvoir, les entreprises qui furent démantelées par une privatisation à outrance (et majoritairement illégitime) se virent nationalisées pour revenir dans l’escarcelle de l’état. Cela fait, il fallut bien aussi admettre la disparition de nombre de ressources auparavant produites dans les satellites (ex républiques devenues autonomes). Difficile d’encaisser un tel manque à gagner. Ce n’est pas innocent si nombre de pays se sont associés de manière « officieuse » pour s’offrir des droits douaniers avantageux ou des échanges de ressources sans taxes exorbitantes. Maintenant, regardons alors ceux qui se refusent à participer à ce jeu de dupe qui est de reconstituer l’URSS sous l’égide d’une Russie toute puissante. La Géorgie n’est pas, loin s’en faut une démocratie. Ne nous leurrons pas : sa situation géographique favorisée (frontière commune avec la Turquie qui est une porte ouverte sur l’OTAN, accès à la mer…) ne saurait l’inciter à se plier aux exigences de Moscou. Pire encore, ce serait même intéressant pour eux de les provoquer de sorte à maintenir un climat d’absence d’entente, et faire ainsi un appel du pied vers les USA et l’Europe, deux pôles qui se voient aujourd’hui pris à parti par le Kremlin.
Si la crise en Abkhazie existe, c’est par l’aspect sécessionniste de ce territoire à majorité Russophone au cœur de l’état Géorgien. Il est d’autant plus difficile d’obtenir une stabilité que Moscou offre son soutien armé aux habitants (et aux soldats) de cette région. Techniquement on ne peut que qualifier cela que d’ingérence dans les affaires de la Géorgie, et contrairement à l’idée de Tbilissi de se rapprocher de l’OTAN Moscou pense à raison que faire dégénérer le conflit fermerait les portes de l’organisation à un président Saakachvili espérant un soutien de l’ouest. En effet, qui dit instabilité et conflit avec la toute puissante nation russe dit obligation tacite d’engagement des forces de l’ONU, situation inacceptable étant donné les possibilités de l’ex armée rouge.
A l’heure actuelle, Abkhazie et Ossétie du nord sont deux objectifs de regroupement basés sur l’appartenance ethnique russe, ce qui est un aspect très commode pour justifier une guerre d’agression. N’oublions pas par exemple que les Sudètes furent « saisies » par le Reich d’Hitler pour des raisons (prétextes ?) similaires. Je n’ai guère envie de comparer deux chefs d’état différents, toutefois je crains fort que la problématique soit biaisée au titre que la Russie fournit une part trop importante de gaz à l’Europe pour que celle-ci se permette de se mettre à dos ce fournisseur énergique. En ce moment il ne fait évidemment pas bon d’alourdir la note, surtout qu’elle suit l’augmentation graduelle du pétrole… Allons-nous donc devoir économiser le butane pour ne pas prendre un contrecoup économique de cette crise ? Si la Russie a besoin de financer une guerre, nul doute qu’elle le fera en augmentant ses tarifs, prix qui seront de toute façon à payer vu notre absence de solution de rechange. Je conseille donc vivement à l’Europe d’inciter la Russie à ne pas commettre l’irréparable, de ne pas mettre le feu dans les anciennes républiques, et qui sait réveiller les idéologies nationalistes qui sont latentes dans les pays de l’est.
Lorsque l’URSS s’est effondrée avec la bienveillante aide des USA en tache de fond, nombre de personnes avertirent l’opinion mondiale sur les risques inhérents à l’éclatement d’une telle structure. Représentant le plus grand empire territorial du monde à son époque, étant un des acteurs majeurs de la production de matières premières et surtout en étant la seconde superpuissance atomique de notre jolie planète, l’URSS fut un désastre alors que la majorité des gens crurent à un bienfait. Pourtant, nous avons là le syndrome de l’orange et du mur. Je m’explique : prenez une orange, elle semble ferme, elle contient son jus et résiste à la pression de vos mains. A présent jetez la violemment contre un obstacle immuable comme un mur. Il s’avère que le fruit éclate, se sépare en morceaux sans pour autant totalement se disloquer, et son jus se répand un peu partout, souillant tout ce qui se trouve aux alentours. Ramenons cela à l’URSS : l’empire s’est pris de plein fouet la mondialisation des échanges ainsi que l’obsolescence de ses moyens de productions, le tout surchargés par une bureaucratie vacillante. De là, lorsque enfin l’étoile rouge fut déposée, les différents nouveaux états indépendants se retrouvèrent jetés aux quatre vents, sans économie stable, avec en charge une armée démesurée et disposant de la force de frappe nucléaire, et au surplus des velléités nationalistes trop longtemps étouffées par le pouvoir central. Donc, tous ces morceaux se sont vus expulser du noyau, se sont vus essorés par le choc, et ont tentés de survivre comme ils purent.
Maintenant que nous avons jetés les bases (des pays mal gouvernés, gangrenés par la corruption, disposant d’armes sans possibilité de les entretenir), il faut alors prendre en compte un autre facteur déterminant : l’énergie. Depuis l’arrivée de Poutine au pouvoir, les entreprises qui furent démantelées par une privatisation à outrance (et majoritairement illégitime) se virent nationalisées pour revenir dans l’escarcelle de l’état. Cela fait, il fallut bien aussi admettre la disparition de nombre de ressources auparavant produites dans les satellites (ex républiques devenues autonomes). Difficile d’encaisser un tel manque à gagner. Ce n’est pas innocent si nombre de pays se sont associés de manière « officieuse » pour s’offrir des droits douaniers avantageux ou des échanges de ressources sans taxes exorbitantes. Maintenant, regardons alors ceux qui se refusent à participer à ce jeu de dupe qui est de reconstituer l’URSS sous l’égide d’une Russie toute puissante. La Géorgie n’est pas, loin s’en faut une démocratie. Ne nous leurrons pas : sa situation géographique favorisée (frontière commune avec la Turquie qui est une porte ouverte sur l’OTAN, accès à la mer…) ne saurait l’inciter à se plier aux exigences de Moscou. Pire encore, ce serait même intéressant pour eux de les provoquer de sorte à maintenir un climat d’absence d’entente, et faire ainsi un appel du pied vers les USA et l’Europe, deux pôles qui se voient aujourd’hui pris à parti par le Kremlin.
Si la crise en Abkhazie existe, c’est par l’aspect sécessionniste de ce territoire à majorité Russophone au cœur de l’état Géorgien. Il est d’autant plus difficile d’obtenir une stabilité que Moscou offre son soutien armé aux habitants (et aux soldats) de cette région. Techniquement on ne peut que qualifier cela que d’ingérence dans les affaires de la Géorgie, et contrairement à l’idée de Tbilissi de se rapprocher de l’OTAN Moscou pense à raison que faire dégénérer le conflit fermerait les portes de l’organisation à un président Saakachvili espérant un soutien de l’ouest. En effet, qui dit instabilité et conflit avec la toute puissante nation russe dit obligation tacite d’engagement des forces de l’ONU, situation inacceptable étant donné les possibilités de l’ex armée rouge.
A l’heure actuelle, Abkhazie et Ossétie du nord sont deux objectifs de regroupement basés sur l’appartenance ethnique russe, ce qui est un aspect très commode pour justifier une guerre d’agression. N’oublions pas par exemple que les Sudètes furent « saisies » par le Reich d’Hitler pour des raisons (prétextes ?) similaires. Je n’ai guère envie de comparer deux chefs d’état différents, toutefois je crains fort que la problématique soit biaisée au titre que la Russie fournit une part trop importante de gaz à l’Europe pour que celle-ci se permette de se mettre à dos ce fournisseur énergique. En ce moment il ne fait évidemment pas bon d’alourdir la note, surtout qu’elle suit l’augmentation graduelle du pétrole… Allons-nous donc devoir économiser le butane pour ne pas prendre un contrecoup économique de cette crise ? Si la Russie a besoin de financer une guerre, nul doute qu’elle le fera en augmentant ses tarifs, prix qui seront de toute façon à payer vu notre absence de solution de rechange. Je conseille donc vivement à l’Europe d’inciter la Russie à ne pas commettre l’irréparable, de ne pas mettre le feu dans les anciennes républiques, et qui sait réveiller les idéologies nationalistes qui sont latentes dans les pays de l’est.
29 avril 2008
L'épisode 15 est publié
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Ah le printemps
Cette saison unique où la renaissance est le maître mot, où l’hiver disparaît en fondant paisiblement au soleil, et où la Nature s’éveille en s’étirant lentement tel un géant assoupi… Le printemps est fabuleux car il est le symbole de la couleur, il est un prisme qui divise la lumière et la disperse sur toutes choses : le vert des plantes, le rouge des fleurs, le violet de l’ancolie perçant la terre… C’est une indescriptible magie, une sensation incomparable sur la peau et dans le cœur. Qui aime le printemps aime la Vie, qui aime la Vie apprendra à aimer le printemps.
Ouvrez la fenêtre qui donne sur la cour grise qui fut inondée, souillée et flétrie par la nuit et tendez l’oreille. Malgré le bitume des chants, des mélopées percent le silence, vous entendrez alors le merle, le pigeon envahissant mais si vivant et avec de la chance vous percevrez le gazouillement d’une portée de moineaux venant d’ouvrir leurs yeux sur la ville. Dans les premières feuilles d’un vert émeraude on imaginerait presque le félin domestique avachi sur une branche, les pattes pendant nonchalamment sur le monde et son bâillement s’étirer en longueur pour marquer son éveil. Doux moment pour les animaux, retour aux sources pour énormément d’espèces, ils vivent sans nous, se moquent de nos conflits et reflètent ce qu’est la paix intérieure. Et pourtant, que n’avons-nous pas dits sur le printemps ? Attendre le printemps pour l’offensive, au printemps les manœuvres sont possibles… Imbéciles que vous êtes, le printemps est là non pour nous donner la malchance de nous battre mais au contraire donner la chance à la Vie d’avancer coûte que coûte.
Perdu dans la glace, enterré vivant pour s’isoler du givre, l’hivernage est terminé. Ils revivent, s’éveillent, cherchent à se nourrir et réapparaissent dans nos forêts. L’ours secoue sa fourrure, sa progéniture sera peut-être enfin tranquille pour cette année, et le miel recommencera à s’agglutiner dans les ruches d’abeilles enfin arrachées à la torpeur. Certains se plaignent de la pluie mais elle est ondée, elle est gouttes légères arrosant l’herbe qui vous parfume l’âme et vous asperge les yeux de sa foison. Pâquerettes éparses dans les jardins publics, que d’enfants vous aurez amusés en subissant le jeu d’amour du « un peu, beaucoup… ». Voyez donc, pauvres fous, à quel point la Nature renaît et elle n’est pas cendres comme nous le sommes hélas trop souvent. Admirez la, aimez la, chérissez la tout comme vous lui demandez de vous héberger, de vous nourrir, de vous supporter. Merci à toi, printemps, corne qui prépare l’abondance de l’été, bourgeons qui s’apprêtent à m’offrir des abricots, des pommes ou des pêches. Beaux buissons, je n’attends que votre bon vouloir pour que je puisse picorer vos baies et autres fruits des bois. Je m’en délecte déjà par le souvenir, j’en attends la saveur avec impatience et tendresse. Souvenirs ? Pas seulement, avenir aussi, désir de partager ma récolte avec l’être aimé, de lui tendre un petit sac maigrelet mais qui sent si bon !
Ne vous plaignez pas de la bruine qui persiste, ne râlez pas après les derniers brouillards, montagnards abandonnez la neige qui s’enfuit… nous n’avons à dicter aux saisons ce que nous désirons, apprécions ce que l’on peut obtenir dans l’instant présent. Qu’il est bon de flâner au bord d’un lac et d’y écouter les canards s’ébrouer, de fouler l’herbe perlant de rosée et de trouver une souche pour s’y asseoir. Certains disent « vivement l’été », moi j’aime le printemps qui selon moi devrait être éternel. Revivre, encore et encore, s’émerveiller comme le gosse que j’ai été en voyant les premiers rayons du soleil assécher mon petit parc sablonneux, le fouler du pied et me dire qu’enfin le ballon pourra à nouveau rouler sans la boue. C’est si difficile d’aimer quelque chose d’aussi simple ?
Et enfin, printemps, grâce à toi j’accueille le retour des fleurs comme l’on attendrait quelqu’un trop longtemps parti et qui revient enfin. Déjà un an et pourtant j’ai l’impression que c’était hier. Le temps passe, inexorable, patient et déterminé. Il n’est pas humain, il se moque bien de planifier quoi que ce soit. Pour lui, tout est écrit, le retour des hirondelles, le départ des cigognes, la neige sur les cheminées… Tout est normal pour lui, rien ne le choque ni le presse, quoi qu’on puisse en dire. Nous autres nous nous pressons, pas le monde, pas la nature, pas la mer qui se démonte parfois pour se remonter ensuite en huile bleutée. Voir la mer au printemps, c’est sentir le monde qui ne change finalement que parce que l’on croit que nous sommes éternels. La pierre prend son temps, faisons en autant. La mousse revit sur la roche… soyons mousses agglutinées, heureuses de vivre un peu de quiétude….
Ouvrez la fenêtre qui donne sur la cour grise qui fut inondée, souillée et flétrie par la nuit et tendez l’oreille. Malgré le bitume des chants, des mélopées percent le silence, vous entendrez alors le merle, le pigeon envahissant mais si vivant et avec de la chance vous percevrez le gazouillement d’une portée de moineaux venant d’ouvrir leurs yeux sur la ville. Dans les premières feuilles d’un vert émeraude on imaginerait presque le félin domestique avachi sur une branche, les pattes pendant nonchalamment sur le monde et son bâillement s’étirer en longueur pour marquer son éveil. Doux moment pour les animaux, retour aux sources pour énormément d’espèces, ils vivent sans nous, se moquent de nos conflits et reflètent ce qu’est la paix intérieure. Et pourtant, que n’avons-nous pas dits sur le printemps ? Attendre le printemps pour l’offensive, au printemps les manœuvres sont possibles… Imbéciles que vous êtes, le printemps est là non pour nous donner la malchance de nous battre mais au contraire donner la chance à la Vie d’avancer coûte que coûte.
Perdu dans la glace, enterré vivant pour s’isoler du givre, l’hivernage est terminé. Ils revivent, s’éveillent, cherchent à se nourrir et réapparaissent dans nos forêts. L’ours secoue sa fourrure, sa progéniture sera peut-être enfin tranquille pour cette année, et le miel recommencera à s’agglutiner dans les ruches d’abeilles enfin arrachées à la torpeur. Certains se plaignent de la pluie mais elle est ondée, elle est gouttes légères arrosant l’herbe qui vous parfume l’âme et vous asperge les yeux de sa foison. Pâquerettes éparses dans les jardins publics, que d’enfants vous aurez amusés en subissant le jeu d’amour du « un peu, beaucoup… ». Voyez donc, pauvres fous, à quel point la Nature renaît et elle n’est pas cendres comme nous le sommes hélas trop souvent. Admirez la, aimez la, chérissez la tout comme vous lui demandez de vous héberger, de vous nourrir, de vous supporter. Merci à toi, printemps, corne qui prépare l’abondance de l’été, bourgeons qui s’apprêtent à m’offrir des abricots, des pommes ou des pêches. Beaux buissons, je n’attends que votre bon vouloir pour que je puisse picorer vos baies et autres fruits des bois. Je m’en délecte déjà par le souvenir, j’en attends la saveur avec impatience et tendresse. Souvenirs ? Pas seulement, avenir aussi, désir de partager ma récolte avec l’être aimé, de lui tendre un petit sac maigrelet mais qui sent si bon !
Ne vous plaignez pas de la bruine qui persiste, ne râlez pas après les derniers brouillards, montagnards abandonnez la neige qui s’enfuit… nous n’avons à dicter aux saisons ce que nous désirons, apprécions ce que l’on peut obtenir dans l’instant présent. Qu’il est bon de flâner au bord d’un lac et d’y écouter les canards s’ébrouer, de fouler l’herbe perlant de rosée et de trouver une souche pour s’y asseoir. Certains disent « vivement l’été », moi j’aime le printemps qui selon moi devrait être éternel. Revivre, encore et encore, s’émerveiller comme le gosse que j’ai été en voyant les premiers rayons du soleil assécher mon petit parc sablonneux, le fouler du pied et me dire qu’enfin le ballon pourra à nouveau rouler sans la boue. C’est si difficile d’aimer quelque chose d’aussi simple ?
Et enfin, printemps, grâce à toi j’accueille le retour des fleurs comme l’on attendrait quelqu’un trop longtemps parti et qui revient enfin. Déjà un an et pourtant j’ai l’impression que c’était hier. Le temps passe, inexorable, patient et déterminé. Il n’est pas humain, il se moque bien de planifier quoi que ce soit. Pour lui, tout est écrit, le retour des hirondelles, le départ des cigognes, la neige sur les cheminées… Tout est normal pour lui, rien ne le choque ni le presse, quoi qu’on puisse en dire. Nous autres nous nous pressons, pas le monde, pas la nature, pas la mer qui se démonte parfois pour se remonter ensuite en huile bleutée. Voir la mer au printemps, c’est sentir le monde qui ne change finalement que parce que l’on croit que nous sommes éternels. La pierre prend son temps, faisons en autant. La mousse revit sur la roche… soyons mousses agglutinées, heureuses de vivre un peu de quiétude….
28 avril 2008
L'épisode 14 est publié
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Mon grand frère a dit
Je réagis suite à l’arrestation d’un délinquant multi récidiviste qui aurait avoué le meurtre d’une jeune suédoise de 19 ans… je passe bien entendu tant par respect pour la famille que pour la clarté des informations que détiennent les journalistes sur les faits en soi, mais j’ai envie de prendre en main la réaction de notre ministre de la défense concernant un (je cite) « dysfonctionnement du système de fichage des délinquants sexuels ». Bien sûr, au premier abord la chose est on ne peut plus raisonnable et même nécessaire mais j’ai comme une drôle d’impression, notamment si l’on rapproche cette remarque à celle émise par la CNIL (Commission nationale de l’Informatique et des Libertés) dont le but est d’empêcher toute dérive sur le domaine du fichage justement concernant le système Ardoise. Connaissez-vous Ardoise ? C’est l’acronyme pour « Application de recueil de la documentation opérationnelle et d’informations statistiques sur les enquêtes ». Ce n’est pas plus clair ? En gros c’est une application informatique de la recherche et de recoupement des données disponibles dans les systèmes informatiques de tous les services de la police nationale.
Voyez-vous de quoi je parle ? Le titre ne vous semble toujours pas explicite ? Bon… précisons alors un peu le problème. Le fameux Ardoise a été mis en doute et surtout mis sur le devant de la scène à cause de la présence de mentions sur la sexualité des personnes fichées, leur obédience ou bien leur appartenance syndicale. Là déjà c’est autrement plus « douteux » qu’un simple principe de pouvoir rapprocher criminels et délits potentiels ! Allons plus loin : Ardoise contiendrait donc des informations du genre « homosexuel », « transsexuel », « handicapé », « sans domicile fixe », « personne se livrant à la prostitution », « travesti », « relation habituelle avec personne prostituée », « personne atteinte de troubles psychologiques », « usager de stupéfiants », « permanent syndical ». Conséquence ? Un niveau de fichage que la France n’a connue (officiellement) que du temps de l’occupation avec les fiches de la Gestapo. Ca y est ? Vous tremblez ? Mes pauvres lecteurs, vous avez sûrement l’impression que j’agite un épouvantail malsain histoire de prôner la liberté d’opinion et bien entendu me refuser à être un matricule… hélas non, je me dois de me récrier car dans l’absolu je ne saurais contester la nécessité d’un certain nombre d’outils pour les forces de l’ordre. Là où cela coince c’est avant tout sur l’usage qui est fait de tels dispositifs.
Revenons un peu sur les fiches des délinquants sexuels. Qu’est-ce qu’un délinquant sexuel ? Si l’on me dit violeur, pédophile, agression de tout ordre ayant un trait au sexe là oui je ne peux qu’accepter que de tels individus potentiellement récidivistes (c’est d’ailleurs le plus fort taux de récidive parmi les crimes recensés) soient listés et correctement identifiés. A présent, si l’homosexualité devient un « crime » vu le puritanisme qui va bon train, à quand les fétichistes, les SM et autres « déviants » en microfiches ? Ce que je crains ce n’est pas tant que l’on se dote d’un outil efficace pour la traque de la criminalité, c’est avant tout qu’on puisse l’en détourner justement ! Si l’on ajoute les mentions déjà condamnables de Ardoise à celles présentes dans le fichier des délinquants (emprunte ADN pour information essentielle), m’est avis qu’il sera alors plus simple de pister n’importe qui… n’importe où.
Ce que je conteste donc c’est l’aberration latente qui ne saurait trop traîner : sous prétexte d’une terminologie criminelle tous nous serons susceptibles d’être interrogés et donc traqués sous prétexte que la machine nous aura sorti dans une liste de « suspects potentiels ». L’ordinateur serait big brother ? Contrairement à George Orwell je ne vois pas la machine prendre de décision par elle-même, les critères entrés étant à l’appréciation des enquêteurs. C’est dans la même essence que l’on peut dire qu’un fichier médical est une bonne chose, mais qu’il pourrait devenir quelque chose de dangereux si l’on s’en servait pour lister les handicapés mentaux ou les malades du SIDA par exemple.
Si je suis plutôt circonspect sur les tenants et aboutissants de ces applications, je suis tout aussi inquiet sur la dérive de nos institutions qui tendent à de plus en plus de moyens de rétention de la population. Entre la Schutzhaft que j’ai décriée il y a quelques temps (cliquer sur le mot pour relire l’article en question) et cette véritable incertitude concernant la protection de notre liberté la plus élémentaire d’être quelqu’un, je n’ai que peu de charité pour ceux qui revendiquent la nécessité de cet arsenal judiciaire. Certes, tout état de droit a le devoir de protéger sa population, mais doit-elle le faire envers et contre tout ? Nous infantilisons notre relation à l’état, et d’électeurs à élus nous allons vers une relation paternaliste peu propice à la réflexion. Hier j’ai râlé contre la propagande de nos médias, aujourd’hui je râle contre le fait que nous taisons ces atteintes à nos fondamentaux. Vous voulez rester aveugles à ces dangers ? Qu’importe, la littérature dite de science fiction (merci 1984 !) saura devenir réalité… Tôt ou tard.
Voyez-vous de quoi je parle ? Le titre ne vous semble toujours pas explicite ? Bon… précisons alors un peu le problème. Le fameux Ardoise a été mis en doute et surtout mis sur le devant de la scène à cause de la présence de mentions sur la sexualité des personnes fichées, leur obédience ou bien leur appartenance syndicale. Là déjà c’est autrement plus « douteux » qu’un simple principe de pouvoir rapprocher criminels et délits potentiels ! Allons plus loin : Ardoise contiendrait donc des informations du genre « homosexuel », « transsexuel », « handicapé », « sans domicile fixe », « personne se livrant à la prostitution », « travesti », « relation habituelle avec personne prostituée », « personne atteinte de troubles psychologiques », « usager de stupéfiants », « permanent syndical ». Conséquence ? Un niveau de fichage que la France n’a connue (officiellement) que du temps de l’occupation avec les fiches de la Gestapo. Ca y est ? Vous tremblez ? Mes pauvres lecteurs, vous avez sûrement l’impression que j’agite un épouvantail malsain histoire de prôner la liberté d’opinion et bien entendu me refuser à être un matricule… hélas non, je me dois de me récrier car dans l’absolu je ne saurais contester la nécessité d’un certain nombre d’outils pour les forces de l’ordre. Là où cela coince c’est avant tout sur l’usage qui est fait de tels dispositifs.
Revenons un peu sur les fiches des délinquants sexuels. Qu’est-ce qu’un délinquant sexuel ? Si l’on me dit violeur, pédophile, agression de tout ordre ayant un trait au sexe là oui je ne peux qu’accepter que de tels individus potentiellement récidivistes (c’est d’ailleurs le plus fort taux de récidive parmi les crimes recensés) soient listés et correctement identifiés. A présent, si l’homosexualité devient un « crime » vu le puritanisme qui va bon train, à quand les fétichistes, les SM et autres « déviants » en microfiches ? Ce que je crains ce n’est pas tant que l’on se dote d’un outil efficace pour la traque de la criminalité, c’est avant tout qu’on puisse l’en détourner justement ! Si l’on ajoute les mentions déjà condamnables de Ardoise à celles présentes dans le fichier des délinquants (emprunte ADN pour information essentielle), m’est avis qu’il sera alors plus simple de pister n’importe qui… n’importe où.
Ce que je conteste donc c’est l’aberration latente qui ne saurait trop traîner : sous prétexte d’une terminologie criminelle tous nous serons susceptibles d’être interrogés et donc traqués sous prétexte que la machine nous aura sorti dans une liste de « suspects potentiels ». L’ordinateur serait big brother ? Contrairement à George Orwell je ne vois pas la machine prendre de décision par elle-même, les critères entrés étant à l’appréciation des enquêteurs. C’est dans la même essence que l’on peut dire qu’un fichier médical est une bonne chose, mais qu’il pourrait devenir quelque chose de dangereux si l’on s’en servait pour lister les handicapés mentaux ou les malades du SIDA par exemple.
Si je suis plutôt circonspect sur les tenants et aboutissants de ces applications, je suis tout aussi inquiet sur la dérive de nos institutions qui tendent à de plus en plus de moyens de rétention de la population. Entre la Schutzhaft que j’ai décriée il y a quelques temps (cliquer sur le mot pour relire l’article en question) et cette véritable incertitude concernant la protection de notre liberté la plus élémentaire d’être quelqu’un, je n’ai que peu de charité pour ceux qui revendiquent la nécessité de cet arsenal judiciaire. Certes, tout état de droit a le devoir de protéger sa population, mais doit-elle le faire envers et contre tout ? Nous infantilisons notre relation à l’état, et d’électeurs à élus nous allons vers une relation paternaliste peu propice à la réflexion. Hier j’ai râlé contre la propagande de nos médias, aujourd’hui je râle contre le fait que nous taisons ces atteintes à nos fondamentaux. Vous voulez rester aveugles à ces dangers ? Qu’importe, la littérature dite de science fiction (merci 1984 !) saura devenir réalité… Tôt ou tard.
25 avril 2008
L'épisode 13 est publié
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YahoooOoooO?
Que j’aime la manipulation sous forme de propagande à destination des « jeunes ». La méthode a fait ses preuves et elle s’est affinée avec l’explosion du multimédia. Du vulgaire papier édité sous toutes les formes l’informatique a pris le relais avec plus ou moins de bonheur. Vu de loin on pourrait suggérer que la propagande n’est plus d’actualité mais là, en cliquant sur Yahoo, j’ai listé un certain nombre de brèves qui ont le mérite non pas d’épingler l’actualité mais au contraire de se faire chantres d’une réaction non pas populaire mais au contraire populiste. Détaillons un peu ce que l’on trouve pour me faire fort de préciser le fond de ma pensée.
France : Les affiches, l’héritage artistique de mai 68.
Splendide ! En effet, il s’est avéré passionnant de déterrer les slogans « anarcho-crypto-bourgeois » des étudiants inventifs de la fronde de 1968 et d’en faire une exposition. Certes, quarante ans après les évènements du quartier latin restent l’icône des gauchistes mais aussi l’idéal pseudo révolutionnaire d’une jeunesse en mal de symboles forts. Que de fois j’ai pu lire des inepties sur les émeutes, que de fois l’on peut trouver de véritables apologies débilitantes pour amener à la révolte populaire. En substance, bon nombre de professeurs et autres enseignants sont les dignes héritiers du discours de gauche « sous les pavés, la plage ». C’est oublier que finalement, de résultats obtenus furent très loin de ce qui fut demandé, et que la société française aurait tout aussi bien pu évoluer dans le bon sens sans avoir à constater que les jeunes savaient lancer des pavés. Jusque là, en quoi cela pourrait apparaître comme un acte de propagande ? Me taxerait-on de faire dire à nos politiques qu’ils veulent des actes vindicatifs de la part des jeunes ? C’est tout le contraire ! La patine de l’âge et l’épreuve du concret ont ébréchés les vases emplis de pureté et aujourd’hui plus aucun étudiant n’avalera de telles couleuvres, ils tanceront plutôt leurs prédécesseurs en leur démontrant que rien n’a bougé depuis mai 68 et que finalement, se révolter ne sert à rien. Vieillot, démodé et donc profondément ringard.
Nicolas Sarkozy corrige son image mais pas sa popularité.
Depuis quand les réformes sont-elles populaires ? A l’heure actuelle l’épreuve du temps s’est déjà chargée d’entamer le capital confiance des électeurs envers le président en poste. Comme toujours, les français se chargent alors de matraquer l’homme en poste pour lui faire comprendre qu’il s’est raté. Ah, parce que des idées vous en avez peut-être ? J’avais pourtant crû que nous avions signés un chèque en blanc en l’élisant et en maintenant la majorité de son côté. Certains se plaindront de ne pas avoir été entendus, d’autres d’avoir été bernés… mais c’est le jeu de tout politicien ! Encore une fois l’on me murmure avec ironie qu’il n’y a pas de propagande dans ce genre d’article. Pourtant, il me semble que bien que nous nous soyons plaints de l’excès de présence de M.Sarkozy dans les médias, celui-ci réapparaît, communique, perfectionne sa présence et probablement va séduire encore une fois une part de l’électorat. Je suis amusé par les râles des analystes de bistrot décrétant qu’il a été mauvais, une fois de plus ajouteront-ils en déglutissant un verre de mauvaise bière. Erreur ! Il a été parfait, parfaitement rigoureux, ce qu’il faut d’humble pour calmer les esprits chagrins et suffisamment ferme pour encadrer SES troupes. N’oublions tout de même pas que le peuple vote et que l’exécutif décide et non l’inverse. Encore une fois la maîtrise du discours était à l’ordre du jour et je ne puis que concéder que l’homme a réussi son numéro. Parions également sur une remontée dans les sondages : timide certes, peu significative, mais probablement assez pour faire tiquer les analyseurs de courbes inutiles. Je complète également cela par les actions menées par le gouvernement concernant le Tibet : ira, ira pas aux JO ? On s’en fout ! Ce que l’on sait c’est que les marchés publics chinois sont une manne à côté de laquelle l’on seraient sots de passer en rechignant sous prétexte d’une démocratie qui n’a jamais existée dans l’empire du milieu. Un peu d’honnêteté : nous ne regimbons pas à acheter des grolles pas chères, des fringues cousues par des mains de gosses, mais tout à coup la répression visible au Tibet nous serre les tripes ? A vomir… et pratique pour s’y engouffrer.
Le Pen récidive sur l’affaire des chambres à gaz.
Tiens il n’avait pas fait naufrage celui-là ? A l’instar d’un Mitterrand instrumentalisant les extrêmes, les médias ressortent l’épouvantail fasciste en la personne du borgne octogénaire. Qu’on arrête les frais bordel ! C’est une grande gueule qui sait s’en servir, qui n’hésite pas à se mouiller quitte à finir au pilori judiciaire… et malgré tous les scandales et le temps qui passe le revoilà aussi pimpant et gargouillant qu’au premier jour. Sommes-nous si bêtes pour replonger dans la manipulation ? Sa réapparition est une bénédiction pour le LICRA tout comme pour le gouvernement qui s’est fait fort de parler d’intégration et de gestion des religions. Nous subissons tous le syndrome victimaire de la seconde guerre mondiale, on nous sert des tartinées de Shoah à toutes les sauces et chaque moment est bon pour nous faire sentir nos responsabilités à tout propos. Merci à la propagande de réveiller la momie frontiste, elle finissait par manquer dans le paysage des grands méchants. Bah oui, depuis que l’Irak n’a plus de tortionnaire, depuis que Pol Pot a passé l’arme à gauche et que l’URSS n’est plus il nous faut des ennemis, aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur. On a notre front national… profitons en pleinement ? Sans rire, c’est quand même du réchauffé cette affaire, non ? Et le pire… dire « Les chambres à gaz sont un détail de l’Histoire » n’a rien d’antisémite sur la forme ni le fond puisque finalement tout évènement est un détail sur la masse de l’histoire de l’humanité. Ah mais vous savez, dire qu’un déporté est un détail est scandaleux alors que dire que les guerres civiles (ex Yougoslavie, guerre d’Espagne, Tchétchénie…) le sont ne dérangerait personne ici. Allez savoir pourquoi l’on fait deux poids deux mesures : un mort reste un mort.
Kerviel avait engagé 11 milliards…
Et allez, on touche au portefeuille, faisons trembler la ménagère soucieuse de ses économies ! Comme si ces sommes n’étaient pas engagées par d’autres sans que nous le sachions… Encore un qui aurait été félicité s’il avait réussi son coup de bluff ! Circulez y a rien à voir, à part peut-être une incitation à peine dissimulée à faire confiance non aux banques mais aux placements de l’état (obligations, SICAV et j’en passe…)
Globalement je ris jaune : incitation à rester confinés, chantres de la stabilité, effrayons le bourgeois avec les gauchistes de 68 et la droite fasciste des années 90… joli topo sur notre information et surtout sur la façon d’en faire une soupe digeste… Je la vomis personnellement, et vous ?
France : Les affiches, l’héritage artistique de mai 68.
Splendide ! En effet, il s’est avéré passionnant de déterrer les slogans « anarcho-crypto-bourgeois » des étudiants inventifs de la fronde de 1968 et d’en faire une exposition. Certes, quarante ans après les évènements du quartier latin restent l’icône des gauchistes mais aussi l’idéal pseudo révolutionnaire d’une jeunesse en mal de symboles forts. Que de fois j’ai pu lire des inepties sur les émeutes, que de fois l’on peut trouver de véritables apologies débilitantes pour amener à la révolte populaire. En substance, bon nombre de professeurs et autres enseignants sont les dignes héritiers du discours de gauche « sous les pavés, la plage ». C’est oublier que finalement, de résultats obtenus furent très loin de ce qui fut demandé, et que la société française aurait tout aussi bien pu évoluer dans le bon sens sans avoir à constater que les jeunes savaient lancer des pavés. Jusque là, en quoi cela pourrait apparaître comme un acte de propagande ? Me taxerait-on de faire dire à nos politiques qu’ils veulent des actes vindicatifs de la part des jeunes ? C’est tout le contraire ! La patine de l’âge et l’épreuve du concret ont ébréchés les vases emplis de pureté et aujourd’hui plus aucun étudiant n’avalera de telles couleuvres, ils tanceront plutôt leurs prédécesseurs en leur démontrant que rien n’a bougé depuis mai 68 et que finalement, se révolter ne sert à rien. Vieillot, démodé et donc profondément ringard.
Nicolas Sarkozy corrige son image mais pas sa popularité.
Depuis quand les réformes sont-elles populaires ? A l’heure actuelle l’épreuve du temps s’est déjà chargée d’entamer le capital confiance des électeurs envers le président en poste. Comme toujours, les français se chargent alors de matraquer l’homme en poste pour lui faire comprendre qu’il s’est raté. Ah, parce que des idées vous en avez peut-être ? J’avais pourtant crû que nous avions signés un chèque en blanc en l’élisant et en maintenant la majorité de son côté. Certains se plaindront de ne pas avoir été entendus, d’autres d’avoir été bernés… mais c’est le jeu de tout politicien ! Encore une fois l’on me murmure avec ironie qu’il n’y a pas de propagande dans ce genre d’article. Pourtant, il me semble que bien que nous nous soyons plaints de l’excès de présence de M.Sarkozy dans les médias, celui-ci réapparaît, communique, perfectionne sa présence et probablement va séduire encore une fois une part de l’électorat. Je suis amusé par les râles des analystes de bistrot décrétant qu’il a été mauvais, une fois de plus ajouteront-ils en déglutissant un verre de mauvaise bière. Erreur ! Il a été parfait, parfaitement rigoureux, ce qu’il faut d’humble pour calmer les esprits chagrins et suffisamment ferme pour encadrer SES troupes. N’oublions tout de même pas que le peuple vote et que l’exécutif décide et non l’inverse. Encore une fois la maîtrise du discours était à l’ordre du jour et je ne puis que concéder que l’homme a réussi son numéro. Parions également sur une remontée dans les sondages : timide certes, peu significative, mais probablement assez pour faire tiquer les analyseurs de courbes inutiles. Je complète également cela par les actions menées par le gouvernement concernant le Tibet : ira, ira pas aux JO ? On s’en fout ! Ce que l’on sait c’est que les marchés publics chinois sont une manne à côté de laquelle l’on seraient sots de passer en rechignant sous prétexte d’une démocratie qui n’a jamais existée dans l’empire du milieu. Un peu d’honnêteté : nous ne regimbons pas à acheter des grolles pas chères, des fringues cousues par des mains de gosses, mais tout à coup la répression visible au Tibet nous serre les tripes ? A vomir… et pratique pour s’y engouffrer.
Le Pen récidive sur l’affaire des chambres à gaz.
Tiens il n’avait pas fait naufrage celui-là ? A l’instar d’un Mitterrand instrumentalisant les extrêmes, les médias ressortent l’épouvantail fasciste en la personne du borgne octogénaire. Qu’on arrête les frais bordel ! C’est une grande gueule qui sait s’en servir, qui n’hésite pas à se mouiller quitte à finir au pilori judiciaire… et malgré tous les scandales et le temps qui passe le revoilà aussi pimpant et gargouillant qu’au premier jour. Sommes-nous si bêtes pour replonger dans la manipulation ? Sa réapparition est une bénédiction pour le LICRA tout comme pour le gouvernement qui s’est fait fort de parler d’intégration et de gestion des religions. Nous subissons tous le syndrome victimaire de la seconde guerre mondiale, on nous sert des tartinées de Shoah à toutes les sauces et chaque moment est bon pour nous faire sentir nos responsabilités à tout propos. Merci à la propagande de réveiller la momie frontiste, elle finissait par manquer dans le paysage des grands méchants. Bah oui, depuis que l’Irak n’a plus de tortionnaire, depuis que Pol Pot a passé l’arme à gauche et que l’URSS n’est plus il nous faut des ennemis, aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur. On a notre front national… profitons en pleinement ? Sans rire, c’est quand même du réchauffé cette affaire, non ? Et le pire… dire « Les chambres à gaz sont un détail de l’Histoire » n’a rien d’antisémite sur la forme ni le fond puisque finalement tout évènement est un détail sur la masse de l’histoire de l’humanité. Ah mais vous savez, dire qu’un déporté est un détail est scandaleux alors que dire que les guerres civiles (ex Yougoslavie, guerre d’Espagne, Tchétchénie…) le sont ne dérangerait personne ici. Allez savoir pourquoi l’on fait deux poids deux mesures : un mort reste un mort.
Kerviel avait engagé 11 milliards…
Et allez, on touche au portefeuille, faisons trembler la ménagère soucieuse de ses économies ! Comme si ces sommes n’étaient pas engagées par d’autres sans que nous le sachions… Encore un qui aurait été félicité s’il avait réussi son coup de bluff ! Circulez y a rien à voir, à part peut-être une incitation à peine dissimulée à faire confiance non aux banques mais aux placements de l’état (obligations, SICAV et j’en passe…)
Globalement je ris jaune : incitation à rester confinés, chantres de la stabilité, effrayons le bourgeois avec les gauchistes de 68 et la droite fasciste des années 90… joli topo sur notre information et surtout sur la façon d’en faire une soupe digeste… Je la vomis personnellement, et vous ?
24 avril 2008
L'épisode 12 est publié
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