07 mai 2007

Résultats

Qui ne s’est pas intéressé au résultat de l’élection ? Qui a exulté et qui a laissé exploser sa colère ? Personnellement je ne suis ni déçu ni furieux, tout au plus circonspect sur pas mal d’aspects des images qui se sont accumulées au cours de la soirée de Dimanche. Sur bien des points je suis même inquiet car, non sans une dose maîtrisée soit de propagandisme éhonté soit plus prosaïquement de vérités factuelles il s’est avéré que nombre de travers sont à montrer du doigt.

Concernant tout d’abord le résultat par lui-même : quiconque ayant attendu les dernières minutes avec intérêt devant sa lucarne à images a constaté l’effervescence des supporters de la droite et la visible résignation des tenants de la gauche… et ce avant même l’annonce même du résultat final ! Pour ma part je suis resté particulièrement étonné de cette « prévision » des foules, et j’envisage plutôt une fuite contrôlée d’informations afin de s’assurer une foule docile et préparée à la défaite… ou à la victoire. Quoi de plus beau qu’une masse de badauds sûrs d’eux, quoi de plus splendide que ce cliché dans l’escarcelle du vainqueur ? Il est donc évident qu’une bonne part de la partie populaire des évènements a été sinon organisée ou tout du moins canalisée.

Après cela, je rends hommage à Madame Royal pour sa digne apparition et son discours motivé par une foi indéfectible dans ses idées. L’émotion était perceptible, la déception tangible mais au contraire d’un VGE scandaleux - inoubliable « au revoir » sans panache - elle a été une candidate pour laquelle, finalement, je rends un salut poli et respectueux. Rien que pour cette tenue je lui pardonne bien des erreurs et des errements qui lui ont portés préjudice. Ne nous leurrons pas, elle a perdu de crédibilité ce qu’elle avait de cachet en étant une femme engagée. Dommage…

Prenons à présent la Rue : de tous les côtés c’est l’agitation, soit festive d’une victoire indiscutable, soit plus scandaleuse par des embryons d’émeutes. Je ne m’attarderai pas sur la partie joyeuse, elle a été montrée, disséquée et sublimée sous les regards complices des caméras et des appareils photos, en revanche je laisse éclater une saine colère sur le terrain boueux des revanchards. Chers électeurs, je vous rappelle que la victoire est un fait avéré par le pouvoir des urnes, que la décision provient non pas d’une personne mais de la foule, du peuple, et qu’il me semble déplacé d’aller se venger après la défaite. Vous taxez les opinions de Sarkozy de fascisme, de populisme acharné… et que faites-vous en brisant la vitrine d’un bureau UMP ? Du fascisme. La défaite c’est assumer qu’on est en position de faiblesse, non en situation d’isolement nécessitant la destruction. Aimez-vous les hooligans abreuvés de bière et pratiquant le tabassage des supporters adverses ? Non ? Alors pourquoi agir sur le même schéma de pensée ?! C’est indigne d’un électeur ayant du bon sens. Pour le moment le nouveau président attend dans les coulisses pour faire ses premières apparitions et ses premiers actes d’élu. Dès qu’il sera au pouvoir, attendez le au tournant, montrez vous intelligents et sûrs de vous et non pas en imbéciles en vous excluant par la même occasion du débat. On ne parle pas aux casseurs, on les matraque.

Petite déception : j’ai trouvé la façon d’agir du nouveau président tout à fait à la hauteur d’un chef d’état… américain : soirée en boîte de nuit, défilé à toute vitesse encadré par les motards de la police, images à l’épaule des journalistes puis finalement barrage policier pour les empêcher de continuer à suivre le cortège. Certains scribouillards iront critiquer ce geste mais si vous savez un tant soit peu ce que sécurité veut dire, vous remarquerez que sur les dizaines de mots engagées à la suite du véhicule, bon nombre étaient tout sauf des équipes de tournage. Comment trier ? On bloque en masse et l’on trie, point final. Tout cela me laisse un rien dubitatif car pour quelqu’un voulant la proximité des français ça faisait plus « Salut à l’élite ». Enfin, ce n’est pas sur ses fêtes qu’on doit juger un président mais sur sa politique. Chaque chose en son temps.

Dernière petite colère : les déçus du premier tour (Le Pen en tête) s’acharnent à jouer les martyrs « ils nous a piqués nos électeurs » ou les conseillers d’opérette « il pratiquera une politique Le Pen sous l’étiquette UMP ». L’arbitrage frontiste est mort lors de cette élection et espérons que nul ne saura le ressusciter par des dissensions imbéciles. Front contre front, autant que le nôtre soit populaire et non « national ».

04 mai 2007

Erotisme

« La légère ondulation de ses reins suggérait alors en moi le désir incontrôlable de me saisir de ses hanches et de passer avec elle le moment le plus sensuel qu’il m’aurait été donné de vivre ». Sensuel, simple, sans la moindre fioriture perverse ou malsaine, l’érotisme dont bien souvent se targuent des auteurs ou des pornographes virent généralement au graveleux sans même passer le temps de comprendre ce qui rend une scène érotique et non primairement sexuelle. A quoi tient la différence notable entre ce qui génère une diaphane envie de l’autre et un élan sans finesse ? Est-ce si compliqué de suggérer sans montrer, d’être dentelle au lieu d’être coït vite expédié ? « Le regard qui touche profondément le cœur de l’autre, cette voie secrète qui mène deux corps vers les limbes d’une mort temporaire, et ces paroles détournées qui pourtant dans le chevrotement des voix racontent toute le souhait éternel de s’évader avec l’être désiré ». La gestuelle contient pourtant une multitude de subtilités, détours et circonvolutions aptes à ouvrir les chemins étranges de la joie, alors pourquoi pratique t’on avec enthousiasme un tel sabotage des prémisses, des mains qui se frôlent au profit d’une seconde lapidaire, d’un dernier cri qui étouffe tous les soupirs qui l’ont précédé ? L’érotisme devient morne face au poids pénible des violents ébats sans plaisir. A ce titre, les femmes sont celles qui détiennent tous les secrets car elles, contrairement aux brutes masculines ne sont pas automatiquement emplies de plaisir dans l’acte, la cérébralité est une donnée inexpugnable de leur forteresse intime. Rien que pour ça aimer une Femme doit être un don total de soi, et se refuser au partage c’est un peu rester dans les douves du château tandis que la princesse, contrite de déception se jette par une meurtrière. « Ivres l’un de l’autres, ils se pressent, s’enlacent et ne respirent que par souffles légers. Le soupir en guise d’accomplissement, ils taisent les mots futiles au profit de la chaleur qui les enivre plus profondément que tous les alcools terrestres ». N’est-il pas évident de dire que la parole se perd quand le plaisir nous guide ? A quoi bon en dire trop surtout si l’on est intimement convaincu qu’on prend et qu’on donne à égale importance, ceci dans le seul but de se rendre heureux à deux ? Toute la valeur d’un début c’est qu’il soit bon, exquis et subtil, lancinant tout en étant pressant, sans pour autant être oppressant. Que de mains qui glissent sur la peau alors qu’elles ne sont que deux à jouer sur mon corps, voilà un moment que je ne puis oublier. Rougir de la timide pudeur inculquée par l’éducation castratrice, puis qui d’un coup disparaît, n’est ce pas en soi un petit bonheur de l’instant présent ? « Ses cheveux étaient une forêt impénétrable où se cachait le cou, ce tronc laiteux sur lequel il voulait poser son empreinte, marquer cette chair du bout de ses lèvres humides ». Le baiser peut être si érotique qu’à lui seul il perpétue, quand il est donné avec toute l’ampleur qu’il mérite, le désir de l’autre chaque jour même si l’union ne se produit pas. Il ne doit pas être banal, bâclé par la force de l’habitude morne des couples pathétiques, il est vie, envie, et même pouvoir de résurrection quand on se sent mourir dans les bras de l’autre. Teinté d’une douceur sucrée salée, il se fait plus discret qu’une rose tout en étant plus entêtant que celle-ci. Des deux extrémités il est la symbiose sans partage, l’altération d’un équilibre général qui lui est totalement étranger. Embrasser, c’est gagner la confiance, prendre l’assurance du bonheur de l’autre, mais c’est aussi s’offrir pleinement aux lèvres qui se présentent à soi. « Le voir se dénuder la rendit folle de désir, et pourtant seules ses mains prirent la route de son torse. Patiemment elle détailla chaque sillon, chaque courbe de son amant pour finalement arriver à l’honorer de sa bouche conquise ». Tout acte sexuel peut être et se doit d’être sensuel et agréable. J’éprouve tant de joie à prendre mon temps sans pour autant faire traîner crapuleusement les choses qu’il m’est tout aussi délicieux d’éprouver le regard de l’autre du mien devenu un rien taquin que de céder aux premières chutes de nos barrières personnelles. Ca vaut tant pour les moments fugaces que ceux partagés à longueur de journée. M’enrichir de son esprit est un grand vin complexe, me noyer dans son corps est un vin jeune et frais mais déjà gaillard en bouche. « Se dire mutuellement le plaisir qu’on a éprouvé en un seul mot : encore. Ils s’effondrèrent au bout de la nuit, au petit jour donnant la mort à la lune, tout deux épuisés mais ravis ». Qu’on ne me vende pas la glaireuse mélodie des choses bien comme il faut. Pour moi le sexe et par conséquent l’érotisme (puisqu’il s’agit donc finalement d’un ressenti et non d’actes déterminés) se doivent d’être pour les deux personnes totalement assumés par l’un et l’autre, libres de toute contrainte morale ou sociale, mais restant totalement dans le cadre du respect mutuel. On ne couche pas nécessairement avec l’autre pour une question « d’hormones », je tiens à ce que ce plaisir soit partagé et même redemandé. Répéter avec joie l’ébat avec le même délice prouvera alors que les sentiments sont aussi présents que la simple stimulation érogène des deux corps mis en présence. « Je t’offre la seule chose que je ne peux pas acheter, la seule chose que tu ne peux pas me prendre : moi. Tout simplement moi, tel que je suis, tel que je peux être pour toi et toi seule. Prends mon cœur, mon corps et mon âme, ces trois amis te sont infiniment redevables de te savoir présente près de moi ». Post scriptum: jetez un oeil sur cette petite BD, elle exprime avec finesse, simplicité et éloquence ce que peut être l'érotisme... Cliquez ici

03 mai 2007

Au fait!

Malheur! Honte à moi! J'ai failli oublier de vous préciser que quelques nouveaux liens viennent d'apparaître sur la gauche de ce site. Je tenais à vous apporter quelques nouveautés essentiellement "BD-esques" qui méritent réellement le détour. Je vous confesse que les opinions qui peuvent être véhiculées par les auteurs respectifs de ces sites ne sont pas toutes miennes, toutefois laissez vous tenter par la qualité du coup de crayon et pour certains la magie des sentiments mis en images colorées.

J'apprécie le travail artistique de chacun d'entre eux, rendez leur hommage en les visitant ne serait-ce qu'une fois!

Merci pour eux.

JeFaisPeurALaFoule.

Après les anars…

Passons donc à ceux qui se disent tout autant artistes, qui font preuve de la même prétendue volonté politique et qui, jour après jour, s’affichent vertement comme étant « de droite ». Autant l’excuse de la jeunesse, d’un certain lyrisme est tolérable pour la même catégorie de rapporteurs populaires, autant là le prétexte me semble tout particulièrement fallacieux. En quoi être « de droite » est une preuve indiscutable de faire partie d’une élite intellectuelle ? Ce serait comme annoncer fièrement que d’être myope vous rend plus efficace pour comprendre la peinture de l’ère cubiste. La relation, une fois de plus m’échappe totalement.

C’est établi : si l’on veut passer pour un intellectuel proche des hautes idées qui contrôlent le monde, mais qui bien entendu dépassent et de loin ceux qui y vivent, vantez vous d’être de droite, surtout si vous êtes classé parmi les artistes en vogue ou à la pointe. L’essentiel n’est pas, loin s’en faut, d’être réellement novateur dans son art, le concept est juste d’afficher sa différence avec les « petits anarchistes post soixante huitards » en suggérant implicitement une forme plus aigue de réflexion, une profondeur d’étude de la science sociale et pardessus tout une connaissance inégalable des tares de notre société. Je m’insurge : la politique ne se fait pas en jouant un hypocrite théâtre des vaniteux, il se fait par un volontariat et une action concertée, intelligible où une ligne de conduite peut être tracée sans équivoque. Nul n’est tenu de se montrer pour revendiquer, mais celui qui revendique lui est tenu de se montrer.

S’il me venait à l’esprit de lister grossièrement les plus grosses badernes boursouflées d’autosatisfaction à l’idée d’être « de droite », il me faudrait alors commencer par rappeler que dans ces têtes d’affiches (et accessoirement de turcs des journaux torches derrières qui osent se prétendre presse d’investigation), on ne compte plus les artistes fumistes qui s’éprennent du rocher ou bien des pâtures Suisse. Qu’on m’explique alors où est la crédibilité de l’intellectuel qui d’un côté veut se faire porte-voix d’une branche politique alors que de l’autre il fuit ce qui apporte à ce même système ses fonds premiers. Là est à mon avis le non sens pathologiques des bien pensants.

J’ironise, je tergiverse et agresse verbeusement les intellos de droite, mais à priori ils prêtent le flanc à une critique encore plus amère : n’est-il pas facile de se placer du « bon côté » (Merci monsieur Dutronc) au lieu d’assumer certaines colères légitimes ? Eu égard à l’auditoire qu’ils véhiculent, j’estime que l’artiste doit avoir une haute conscience de ses responsabilités sur le terrain propagandiste. Bien heureux celui qui apprécie le personnage sans pour autant se satisfaire d’opinions pré mâchées, et qui responsable de ses propres idées se refusera à suivre l’imbécile étoile sur le chemin des messies d’opérette. La voix doit être forte, franche, elle peut même être un soutien pour un parti, mais il est, encore une fois, hors de question de rejoindre une voie sous le malheureux et pitoyable prétexte d’être « une personne bien comme il faut ».

A ce compte, je doute que la plupart des intellectuels se disant de droite soient plus intellectuels que celui qui chaque matin prend soin de vos poubelles en sifflotant avec nonchalance le dernier tube à la mode des radios de jeunes. Lequel des deux peut avoir une influence ? Celui qui offre ses lèvres au vent de l’air du temps ou celui qui braille sa mélopée personnelle qu’il agrémente d’une teinte politico mystique, car en effet entrer en droite intellectuelle c’est un peu entrer en secte et se faire des amis « qu’on n’aurait pas eu en étant à droite ».

L’influence majeure qu’il y a à pénétrer les arcanes de l’intelligentsia (voire de la nomenklatura) de droite c’est avant toute chose une possibilité non négligeable de s’attirer les bonnes paroles d’un maire un rien trop à cheval sur la ponction des impôts locaux, la bonne presse du quotidien aux orientations marquées et même des places d’honneur dans les meetings qui ressemblent de plus en plus à des messes Luthériennes vêtues du jasuble pailletés des spectacles à l’américaine.

Ceci dit, après ces congratulations chaleureuses de nos artistes nationaux, serait-il exagéré de prétendre à les mettre dans le même sac à ordures ? Les deux mouvances cherchent là où il n’y a pas lieu de chercher une représentativité mal fondée, dans les deux cas il s’agit donc d’une publicité gratuite, sans effort et qui peut le cas échéant contenir une petite part de sincérité… mais dans l’absolu qui pourra s’en assurer ?

Pour conclure, j’aime vraiment les artistes, ils sont l’essence même de la richesse culturelle d’un pays, mais je les hais quand ils se posent en professeurs d’éducation civique qui expliquent aux smicards et aux chômeurs ce qu’il faut voter et pourquoi, alors qu’eux-mêmes ne comprennent plus vraiment ce qu’est la réalité quotidienne d’un Français « d’en bas ».

02 mai 2007

Artistes à dégager

Si l’intelligence avait été une richesse à partager équitablement entre les Hommes, il est certain que les moins bien lotis trouveraient le moyen de se séparer d’une partie de ce bien pour faire fortune. C’est impressionnant à quel point le mouvement dit « culturel » et surtout celui dont la moyenne d’âge est plus proche de la sortie de lycée que de l’entrée à l’hospice revendique un socialisme dégoulinant de bons sentiments. Non que je sois réellement contre une portion non négligeable de bons sentiments dans la gestion d’un Etat, mais je doute qu’il soit de bon aloi d’espérer intégrer une dose de « feeling » dans le fonctionnel institutionnel. Un état ne se gère pas comme une association loi 1901 et encore moins comme un groupe de Rock-metal-destroy-punk-Hardcore chose bidule…

En toute sincérité le côté artiste des gens me fascine, notamment quand ils ont un véritable talent (salauds !) : que ce soit par la plume, le crayon ou les cordes vocales, en quoi le fait de faire preuve de créativité doit nécessairement impliquer une rébellion dénuée de l’once de réflexion nécessaire à une construction morale solide ? C’est une véritable pathologie, si tant est que les dits artistes ne vivent pas d’autre chose que de leurs talents respectifs. Dans l’absolu, l’Art est une manière d’exprimer -à mon sens- la complexe relation entre l’affectif et la conscience personnelle de soi. Si le dessinateur gribouille sans cesse, c’est autant pour le plaisir onanique d’accomplir une œuvre que d’apprécier les regards ébahis de ceux dénués de ce don inaccessible aux autres mortels que nous sommes. De fait, la connexion révolte - art me semble un rien curieuse. Par analogie, en quoi pourrait-on bâtir un parallèle entre une excellente plume et un parti quel qu’il soit ? L’écrivain est-il foncièrement tenu par son style à être plus d’une couleur politique qu’une autre ? Ce raisonnement me dépasse.

Il y a bien quelque part une jointure profonde entre l’artiste et l’exclusion volontaire d’un moule social parfois bien étriqué, ça je l’appréhende en me disant qu’en effet des parents « vieille France » auront bien du mal à supporter le rejeton guitariste chevelu ayant rejoint son groupe de sauvages dont l’odeur saurait faire fuir un bouc. Là, vu sous cet angle ça reste digne d’intérêt, mais bon sang en quoi la « gauche » est-elle symbole de force sociale plus que la droite ? Par son nom ? Il me semble peu approprié de délester quelque parti que ce soit de sa force de proposition sur ces sujets, car les uns comme les autres la gestion de la société fait partie des attributions les plus importantes des fonctions de gouvernant. Après tout, faire preuve de créativité l’implique pas le moins du monde une notion d’altruisme, et d’ailleurs les exemples pullulent : rien que côté plume on trouvera les antisémites, les négationnistes, les homophobes… alors qu’est-ce que ça pourrait donner côté peinture ou musique ! Les chants guerriers ne se sont pas composés par une opération divine, pas plus que les affiches de propagandes ne se sont dessinées sous le crayon d’un enfant de quatre ans.

Je dois rendre hommage à celles et ceux qui restent stables sur leurs convictions, artistes ou pas. La constance morale, bonne ou mauvaise, est une qualité autrement plus rare que l’instabilité sensible qui apparaît à chaque fois qu’il s’agit de prendre une décision. Mine de rien les phases de transitions entre les pouvoirs opposés font partie de notre paysage depuis la fin de l’ère des présidents trop charismatiques. Toutefois, l’étonnement de la singularité de l’artiste « de gauche » revient une fois de plus en droite ligne sous mes doigts boudinés. Je bloque.

A bien y réfléchir, n’est-ce pas simplement un désir flagrant de se démarquer en revendiquant une différence, surtout en la teintant grassement d’une empathie définitivement puante ? Tout bien considéré je pense que la majorité des gens se prétendant ainsi -comprendre par là artistes engagés- « de gauche » sont tout au plus des sommités dans l’art de se faire valoir par la richesse affichée d’un cœur lourd des souffrances du monde. Effectivement da ns la masse il y a de vrais engagés sur le terrain des associations, agissant dans l’ombre pour faire acte de civisme, mais combien sont aussi là pour se faire voir ? Les concerts dits de charité ne sont-ils pas une ressource inépuisable de la mercatique moderne ?

Finalement, je suis convaincu que bien des « artistes » vendent leurs véritables opinions pour être dans la normalisation incongrue des standards populaires : l’artiste se doit d’être fort, présent, exprimant ses idées avec la véhémence qu’a tout rebelle bien comme il faut, mais sans être trop sale ou exigeant quant aux résultats obtenus. Il est facile de se taper la panse de fierté quand celle-ci est bien pleine…

Félicitations

Après mon silence prolongé je me dois de vous féliciter, profitez en bien car il n’est pas acquis que je reste tolérant vis-à-vis de cette foule hagarde que d’habitude je vilipende sans aucune forme de pitié. A quel titre est-ce que je vous offre une telle chaleureuse et désintéressée obole ? Et bien les élections ! Un grand bravo à la conscience collective, le soir du premier tour vous, la foule, les Français, les électeurs vous avez contribués à une des plus belles victoires de la démocratie qui soit. 85% ! Je reste coi d’admiration devant une telle statistique, je me réjouis et savoure avec fierté l’étonnant et agréable sursaut moral dont a fait preuve la nation. A tous sincèrement, chapeau bas.

Les cuistres qui aiment à se gargariser de leur culture étalée telle une confiture fétide sur le pain du manque d’éducation des autres iront prétendre que mes propos tiennent plus de l’ironie que d’une honnête et franche accolade salutaire. Je vous conspue vous êtres de mauvaise foi, ma sincérité n’est, une fois n’est pas coutume à remettre en doute. M’est avis que les râleurs sont -et seront toujours- prêts à critiquer le résultat, à se fourvoyer dans de vaines explications métaphysiques sur les choix des électeurs, et qu’en définitive ces « intellectuels » décérébrés n’ont pour seul but que de prouver qu’ils n’ont pas la moindre utilité dans la société. Quelle est la chose qui vous dérange le plus ? Que celui que vous traitez de dictateur en puissance est au second tour, que la candidate de gauche l’a rejoint dans la course finale ? Expliquez moi la finalité du refus de comprendre que c’est un mouvement réellement populaire et non une portion congrue qui a choisie car, bien que n’étant pas nécessairement satisfait du résultat, j’estime que la Nation s’est exprimée et ce avec toute la force de la vox populi.

Tant d’exubérance dans ma satisfaction doit bien surprendre plus d’un lecteur assidu et de surcroît mes inquiétudes précédentes inciteraient à me mettre dans une position malaisée. Absolument pas ! Je ne peux que tempérer mon enthousiasme que par le fait que je ne suis pas spécialement attiré ni par l’un, ni par l’autre des deux prétendants. A ce titre je tairai discrètement mes véritables orientations bien qu’elles transpirent, voire suintent littéralement de mes écrits. A contrario je reste fermement résolu à ne pas critiquer le résultat final, surtout s’il est aussi fortement populaire qu’au premier tour. Le peuple choisit, je disposerai en acceptant avec fierté et humilité son choix.

Bon nombre de candidats se posent encore en arbitres, critiques du choix des électeurs au lieu d’en accepter les réalités et de ravaler dignement la fausse fierté singée sur les estrades, non plutôt sur les comptoirs où leurs brèves traînent tel un verre souillé après avoir été gauchement siroté par un alcoolique notoire. Je suis déçu, le mot est on ne peut plus choisi, par l’attitude pathétique du millénariste borgne autant que par celle du centriste indécis. Arbitres ? En quel honneur je vous prie ? L’un comme l’autre vous utilisez votre poids politique et moral en supposant -à tort- que la Nation est incapable de choisir dignement un ou une présidente, et ce dans le seul but de faire valoir votre prétendu pouvoir. Messieurs, vous n’avez pas à expliquer que vous refusez les deux candidats, votre présence au premier tour suffisait à elle seule pour en faire l’état le plus flagrant. Soyez dignes de vos électeurs en échappant un peu à ces gestes d’un ridicule déprimant.

Pour finir, faites moi à nouveau plaisir, ça ne vous coûtera guère qu’un petit déplacement citoyen : réitérez la performance du premier tour, soyez tous fiers du réveil national dont avait vraiment besoin ce pays. Menez à son terme ce geste altruiste et intelligent, vous prouverez au monde que ce n’est pas l’égoïsme qui prime mais bel et bien la conscience collective. Rien que cela, rien que ce résultat saura me satisfaire au plus haut point.

19 avril 2007

Pour une fois je n'ai pas envie d'écrire

Bonjour ou bonsoir à ceux qui me liront.Je n'éprouve pas la moindre envie de rédiger une brève ce soir, ce qui a pour conséquence que j'établis une pause d'une dizaine de jours dans la publication de ce site.

Au plaisir de réapparaître aux alentours du 2/3 Mai.

Cordialement,

18 avril 2007

Epitaphe Pour P.D

« Aujourd’hui le 18 Avril 1988, un grand génie de l’humour décalé vient de décéder. Il sera enterré au cimetière du père Lachaise… »

Il y a 19 ans décédait du cancer Monsieur Pierre Desproges, l’idole de mes bassesses verbales et directeur de mes pensées critiques. A lui seul il m’a enseigné par sa verve inusable les principes fondamentaux d’esprit critique et de non sens logique. Le maître s’en est allé et aujourd’hui je ne lui connais pas de véritable héritier. Que louanges soient rédigées en son honneur, même si de son vivant il aurait crié au scandale pour une telle action. Maître, sachez qu’il s’agirait là d’une pantalonnade et non des vêpres honnies tout au long de vos chroniques et affabulations hilares…

Moi aussi je baisse maître, je me sais fort atteint intellectuellement par la déferlante des maux de l’âme tels que le poison du désespoir noyé sous les flots d’un humour pathétique, l’amertume d’une Humanité sans cesse mise à mal par l’imbécile uniformité d’opinion de mes contemporains, et surtout, oui surtout la honteuse façon dont je me déleste de mes frustrations morales par la rédaction de ce torchon devenu quasi quotidien que vous auriez, je n’en doute pas, comparé à un sous « minute » du web. A vrai dire, j’aurais aimé que vous soyez là, aujourd’hui, à fustiger les malheureux se prenant pour des intellectuels, à démontrer avec ferveur que vos avertissements concernant la flamme tricolore se sont vérifiés et qu’il n’existe pas meilleure preuve de la connerie (pardon) humaine que le reflet de celle-ci dans les sondages.

La vacuité de chaque chose en ce monde n’a d’égal que la valeur qu’on lui accorde de son vivant, et vos critiques cinglantes n’ont fait que démontrer un peu plus chaque jour qu’un personnage clé de l’actualité à un jour donné devient avec le temps un vague souvenir, pour ne pas dire carrément un inconnu total pour ceux n’étaient pas présents. Quel jeune, entendez par dont l’âge est insuffisant pour être électeur peut prétendre connaître Alice Sapritch, Robert Mitchum, ou bien encore d’Henri Krazuky ? Tout de même n’a-t-on pas trouvé d’autres têtes de turcs tout aussi pathétiques et même parfois pires encore ? Elles existent, il suffit d’allumer la télévision pour pouvoir remplir un bestiaire d’idiots prêtant le flanc à la chronique cinglante, mais quel humoriste oserait aujourd’hui balancer ouvertement des vacheries à nos politiques ? On me parlera de Dieudonné… pardonnez si je réfute le personnage tant il semble bien loin de l’empire humoristique du Desproges. Qui d’autre à aligner ?

J’aime réécouter certaines de vos impostures juridiques du tribunal des flagrants délires. Certains vous ont suivi au paradis (enfin je dis paradis par convention littéraire et non pour offusquer votre esprit anti-religieux) ou bien sont descendus en enfer, d’autres sont indétrônables, mais tous ont eu un moment de gloire radiophonique, même s’il fut souvent à leur détriment. Le Pen fut une cible de choix, et maître vous n’avez pas reculé. Noah de joueur de tennis devenu chanteur et pourfendeur des causes valables en prit pour son grade, mais tout deux furent amusés par le ton impertinent et cinglant d’un homme dont la culture était spectaculaire. J’aimerais tant qu’un tel personnage puisse recommencer avec autant de force de telles pérégrinations lexicales aux vues de tous et sans craindre la censure de plus en plus présente.

Pierre Desproges aurait il aimé ce début de siècle ? J’imagine bien son regard désabusé, le mégot de brune pendant au bout des doigts jaunis, un verre de rouge serré entre ses phalanges, et pourtant arborant un sourire ironique sur le monde l’entourant. « La seule certitude que j’ai c’est d’être dans le doute ». Sans cette vérité universelle nul doute que l’homme serait devenu mégalomane et prétentieux, chose qu’il ne devenait que par pur plaisir de la contrition de ses cibles.

Vous manquez, vous ME manquez moi terne raconteur d’inepties tentant vainement de me rendre intéressant dans un simulacre de ton Desprogien. Vous étiez, non vous êtes un personnage intemporel, vif d’esprit et riche en enseignements.

Bien à vous Maître, riez de nous car nous le méritons au moins autant qu’avant.

Votre Obligé serviteur.

F.

17 avril 2007

Impression de déjà-vu.

Nous sommes en 2007 il me semble, et tout bien considéré à l’échelle de l’Histoire non prédécesseurs envisageaient les dates postérieures à 2000 comme étant selon toute probabilités celles de la paix universelle et du règlement des crises internationales. Navré les penseurs, les visionnaires, les écrivains de science-fiction, les années 2000 post-apocalyptiques ne sont guère plus stables que ne l’ont été celles de votre vivant. Que ce soit au 19ème siècle prophétisant l’arrivée de pleins de nouvelles technologies et d’une science toute puissante par delà les gouvernements devant se plier à l’Humanité et non à l’inverse, jusqu’aux penseurs idéalistes hippies croyant dur comme fer que les grandes puissances finiraient par s’entendre pour obtenir une paix durable, j’annonce non sans une pointe d’ironie acide que l’aspect cyclique des coups morbides mondiaux est loin de s’étioler.

Bien des gens se servent de la référence de guerre mondiale pour estimer si, par le malheureux jeu des influences mal maîtrisées le monde suit ou non une voie d’auto destruction. Personnellement il me semble que ce seul critère est bien faible en regard des autres, notamment toute la branche politique qui se doit d’être analysée avec soin. Quelle différence entre les années 60 et aujourd’hui ? Qu’on me parle du communisme de l’est aujourd’hui disparu et je rétorque immédiatement que la Russie s’apprête à riposter diplomatiquement, voire militairement à l’installation de bases militaires sur le territoire de la Pologne et de la République tchèque. Ca ne fait pas songer à la crise Cubaine tout ça ? Poutine ne vit-il pas la menace Américaine avec le même sens aigu du risque de leur proximité que Kennedy lors de la dite crise ? Bis repetita peut lancer sans erreur l’observateur lointain et amusé.

Les chiffres parlent de moins de morts, d’une « amélioration » notable des conditions de vie. Là je fais des bonds ! Quelle amélioration ? Les états du monde sont à présent assujettis au système du marché mondial, et en cas de crise à l’emprise du FMI et par voie de conséquence au destin des USA. A chacune des crises rencontrées dans le monde le fonds est intervenu avec pour seul résultat d’amener des populations entières à vivre avec moins de 2 dollars par habitant et par jour. Ce n’est plus de la pauvreté, c’est de la survie au sens terrible du terme. J’aimerais alors qu’on ne dénombre pas que les morts lors de conflits armés mais aussi ceux par la famine ou par les maladies non endiguées par le manque de moyens et je pense qu’on pourrait avoir tous un regard bien moins condescendants sur la situation mondiale.

L’aspect politique est une chose déjà bien mal soignée par nos grandes puissances, alors que dire des prises de positions militaires ? Les USA sont embourbés dans un conflit que tous ou presque nous prophétisions comme étant un futur Vietnam, la France tente de retirer ses troupes de Côte d’Ivoire avec les risques que cela engendre et les Russes n’en finissent pas de devoir gérer une économie vérolée et un peuple largement mécontent. Aucune grande puissance ne peut prétendre avoir une véritable paix totale et aucune troupe en situation d’alerte permanente voire de combat actif. Si c’est ça l’évolution de l’an 2000…
La Côte d’Ivoire parlons en justement : ça ne rappelle pas tous les pays qui se déchiraient, où les troupes se sont placées pour les séparer puis qui ont recommencés à exploser dès la force d’interposition partie ? Qu’on ne me fasse pas avaler qu’une union nationale va naître par la création d’une armée réunie : tout le monde sait qu’il y aura des rancoeurs, des conflits de compétences et que tôt ou tard le président Bagbo devra soit affronter une armée frondeuse soit une révolte populaire. C’est pour ainsi dire inévitable excepté s’il y a pas de loi pour légiférer sur les responsabilités personnelles durant la guerre civile. Sans pardon national, pas de paix.

Globalement le cliché 2007 est donc tout aussi mauvais que les années précédentes : des guerres dans le tiers monde avec des armes des membres du conseil de sécurité de l’ONU, des interventions tant politiques, économiques que militaires par ces mêmes puissances avec quasi systématiquement un échec latent, des retours en arrière dramatique avec une renaissance mondiale des partis des extrêmes… Non sincèrement il n’y a guère que la relative stabilité européenne qui, pour le moment permet d’être rassuré sur le sort des habitants du vieux continent. Notre dernière guerre remonte à … tiens si l’on réfléchit ainsi l’Ex Yougoslavie ce n’est pas si vieux que ça non et puis Chypre, ça n’est toujours pas entièrement réglé !

Oh rage, oh désespoir, oh Humanité ennemie…

16 avril 2007

Non réponse par internet.

Suite à la lecture diagonale d’un article sur le site de (dés)information Yahoo, j’ai été amusé par un raisonnement tenu concernant la non présence des candidats aux élections dans les débats qui leur ont étés offerts sur la toile. Bien que je sois, d’habitude, de mauvaise foi et feignant de mal comprendre les textes je vous livre tout de même le fond de cet « article » : les candidats craindraient le web et ne souhaiteraient pas participer au débat public, ce qui serait un déni de démocratie. L’offre d’un débat par le web repoussée par les candidats, permettez-moi de rire, de m’esclaffer tout en étant ahuri par une telle candeur verbeuse.

Je tiens à apporter cette précision : le but avoué était d’être « journaliste citoyen » en permettant à l’anonyme s’instaurant source d’informations de devenir visible en profitant de la notoriété des candidats à la présidentielle. Deux choses sont possibles : soit le dit rédacteur est un candide comme il en existe peu et là j’admire sa persistance, soit il est d’une hypocrisie bien sentie lui permettant de s’offrir une notoriété colossale à peu de frais.

Voici le lien et faites vous une idée :

Yahoo, l'article...

En quoi nos politiques sont-ils tenus de communiquer sur le web ? Je précise ma question avec un fond totalement simple : depuis quand doit-on accepter l’interpellation de masse au détriment de questions choisies dans des débats ? Se plier au jeu du « tchat » ou du forum est tout simplement impensable, surtout quand on considère la qualité plus que douteuse des réflexions qui risquent de s’aligner. Quel site pourra garantir à un candidat sérieux à la présidence que les questions ne tourneront pas au pugilat ou aux réflexions dignes de piliers de comptoirs ? Le média est certes séduisant, l’idée même de pouvoir interpeller le candidat de son choix sur quelques questions épineuses a quelque chose de fort séduisant mais comment se départir d’une majorité bornée qui iront dire « vous êtes un fasciste » sans en connaître le sens ou bien « vous n’êtes pas crédible » sans prendre le temps de connaître le programme du candidat ou de la candidate. Je n’ai pas la candeur de croire qu’il y aurait une présélection non partisane pour avoir une discussion modérée et réfléchie.

Comme je l’expliquais à l’instant un candidat doit d’abord et avant tout s’adresser à la majorité des gens et non à une population toujours râleuse et jamais vraiment intéressée à ce qui l’entoure. Entre contestations imbéciles et refus forcené d’intégration le web offre déjà une tribune à de petits révoltés en mal de reconnaissance sociale ou intellectuelle. Qui n’a jamais bondi en tombant par malheur sur les machines à inepties que sont les blogs Skyrock ? Qui n’a jamais été tenté de faire disparaître des pages entières d’insanités teintées soit de racisme soit de violence gratuite, le tout tartiné d’un français non pas douteux mais purement et simplement inexistant ? Alors à ce compte, en quoi un futur président aurait-il un quelconque devoir de réponse face à ces ingrats de la République ?

Je suis le premier à dire que je suis un râleur, je dirais même un contestataire, toutefois j’estime qu’il est du devoir de tous d’agir avec discernement et pondération. Pour ma part il me serait bien entendu agréable d’avoir la chance de discuter avec un candidats, simplement en quoi pourrais-je lui être utile ? D’un point de vue propagandiste je ne suis personne, un atome au milieu d’une vague informe et dénuée d’identité. Pour ce qui est de l’aspect réflexif je doute que ma petite personne puisse expliquer à des gens rôdés au fonctionnement de nos institutions le pourquoi d’un malentendu flagrant entre la direction de l’état et ses administrés.

Comprenons nous bien : les médias sont et le seront encore pour longtemps les journaux, la radio et la télévision, le www offrant juste des tribunes libres et quasi dénuées de toute censure. Le Web n’offre pas la garantie d’un impact massif, permet les interprétations et pardessus le marché cloisonne la relation entre le questionné et l’interrogateur. Je doute qu’on puisse être modéré quand on a la protection de l’anonymat.

Dernier point somme toute encore plus important que les autres : tant que le média restera un simple texte sans aucune forme d’image il sera possible que le dit candidat place des pseudo utilisateurs dans la boucle de manière à se garantir des questions peu voire pas gênantes, une pondération totalement dénuée de la réalité du besoin de réponses des électeurs. Si l’avenir des communications passe par Internet espérons qu’il y aura une façon fiable d’avoir une tribune sécurisée, image de celui qui parle à l’appui et dans des dispositifs indépendants de toute influence extérieure. Pas question d’assister à un meeting virtuel, le but de départ était bien que nos futurs élus répondent sur le web à la foule des internautes.